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27 avril 1521 : journée de la Bicoque

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27 avril 1521 : journée de la Bicoque
Publié / Mis à jour le jeudi 25 avril 2013, par LA RÉDACTION
 

François-Marie Sforce, venu dans le Milanais sous les auspices de l’Empereur, s’était formé une armée d’Italiens et d’Allemands que Lautrec poursuivit avec sa gendarmerie et dix mille Suisses, qu’il réunit sous la promesse des ducats qu’il attendait. Il atteignit les ennemis près de Milan, dans un lieu nommé la Bicoque, couvert de vergers entourés de canaux, où ils se retranchèrent.

Les capitaines français, envoyés pour observer ce poste, le jugèrent inexpugnable. Lautrec en pensa de même, et résolut, sur leurs conseils, de différer l’attaque. Les Suisses ne furent pas de même avis : ils demandèrent à grands cris leur montre on le combat, persuadés que la victoire leur ouvrirait les portes de Milan, et que le pillage suppléerait à la solde qui leur était due. En vain Lautrec leur remontra qu’il ne lui fallait que quelques jours pour affamer ces gens qui se rendraient feux-mêmes. Ils continuèrent de crier comme des forcenés : de l’argent ou le combat.

« Eh bien ! combattez donc, répond le général. » Aussitôt ils se précipitent sur ces retranchements formidables, hérissés de canons, soutiennent avec constance le feu des ennemis, qui leur emportait des lignes entières, et pénètrent dans les retranchements ; mais après le premier moment de frayeur, les Impériaux, revenus à eux-mêmes, repoussent les assaillants : ceux-ci sortent aussi précipitamment qu’ils étaient entrés, pendant que la gendarmerie française, qui avait forcé un autre côté, prenait les ennemis à dos et les mettait en désordre. Les généraux courent au devant des Suisses, tâchent de les ramener au combat, leur remontrent le succès de la cavalerie.

Ils n’écoutent pas, gagnent tranquillement une rivière qu’ils passent sans être poursuivis des ennemis, assez occupés à se débarrasser des escadrons français, qui ne se tirèrent de ce terrain coupé et fangeux, qu’avec beaucoup de peine et une grande perte : celle des Suisses fut peu considérable. Lautrec les suivit dans leur retraite ; il tâcha en vain de les retenir : même impossibilité ; point d’argent ; ils partirent. Leur présence aurait pu soutenir les Français en Italie : leur défection les força d’en sortir. Ils n‘y gardèrent que les châteaux de Novare et de Milan, ayant même perdu la ville de Gênes, le meilleur-chemin pour y rentrer, dont Pesquaire, général de l’Empereur, s’empara.

 
 
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