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19 mars 1626 : mort du père Pierre Coton, confesseur des rois Henri IV et Louis XIII

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19 mars 1626 : mort du
père Pierre Coton, confesseur
des rois Henri IV et Louis XIII
Publié / Mis à jour le dimanche 17 mars 2013, par LA RÉDACTION
 

Pierre Coton, jésuite, né en 1564, à Néronde, près de la Loire, dont son père était gouverneur, fut appelé à la cour de Henri IV, à la prière du célèbre Lesdiguières, qu’il avait converti. Le roi, satisfait de son esprit, ainsi que de ses mœurs et de sa conversation, le nomma son confesseur. Henri voulut le nommer à l’archevêché d’Arles, et lui procurer un chapeau de cardinal ; mais le P. Coton s’y refusa toujours.

Pierre Coton
Pierre Coton

On rapporte, dans le Moréri de Hollande (édition de 1740), que Henri IV lui ayant demandé un jour : « Révéleriez-vous la confession d’un homme résolu de m’assassiner ? » Il répondit : « Non ; mais je mettrais mon corps entre vous et lui. »

Mézerai et d’autres historiens racontent que Ravaillac ayant commis son parricide, le P. Coton l’aborda et lui dit : « Gardez-vous d’accuser les gens de bien. » Si le fait est vrai, il y a toute apparence que le zèle pour l’honneur de sa société, à laquelle on reprochait publiquement alors de professer une doctrine funeste aux rois, lui inspira ces paroles indiscrètes. Mercier reproche à ce prince d’avoir eu trop de déférence pour ce jésuite, « homme médiocre, dit-il, uniquement attaché aux petites vues de son ordre ; et l’on disait publiquement : Notre prince est bon, mais il a du coton dans ses oreilles. Le mot est plaisant, mais c’est une raison de plus pour s’en défier. »

Après la mort déplorable de Henri IV, le P. Coton fut confesseur de Louis XIII son fils. La cour étant devenue pour lui une solitude, il demanda sa retraite et l’obtint, en 1617, d’autant plus facilement que le duc de Luynes ne lui était pas favorable.

Le jésuite Santarelli ayant publié un ouvrage où il établissait la suprématie des papes sur les rois, le P. Coton, alors provincial de Paris, fut appelé au parlement, le 13 mars 1626, pour rendre compte des opinions de ses confrères. On lui demanda s’il croyait que le pape pût excommunier et déposséder un roi de France :

« Ah ! répondit-il, le roi est fils aîné de l’Église, et il ne fera jamais rien qui oblige le pape d’en venir à cette extrémité. — Mais, lui dit le premier président, ne pensez-vous pas comme votre père général, qui attribue au pape celle puissance ? — Notre père général suit les opinions de Rome où il est, et nous, celles de France où nous sommes. » Les désagréments que le P. Coton essuya dans cette occasion lui furent si pénibles, qu’il en tomba malade, et mourut quelques jours après. Il prêchait alors le carême à Paris, dans l’église de Saint-Paul.

 
 
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