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Cinq anecdotes à connaître dans l'histoire des conclaves. L'élection du successeur du pape Benoît XVI

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L’Histoire fait l’Actu
Quand Histoire et Patrimoine font la une, s’invitent dans notre quotidien et deviennent un sujet d’actualité. Le passé au cœur de l’actu.
Cinq anecdotes à connaître dans
l’histoire des conclaves à l’heure
de l’élection du successeur de Benoît XVI
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le mardi 12 mars 2013, par LA RÉDACTION
 
 
 
Quel a été le conclave le plus long de l’histoire ? Comment un Français s’est retrouvé un peu par hasard à la tête de l’Église... L’élection des papes est riche en petites histoires

Le premier conclave. La décision d’enfermer les cardinaux pour procéder à l’élection du pape apparaît au treizième siècle pour accélérer le processus et soustraire les cardinaux aux pressions politiques. Pendant le millénaire précédent, les souverains pontifes étaient élus par le clergé de Rome, avec la participation de la population et l’intervention des monarques européens.

La pratique de l’isolement était souvent utilisée dans le nord de l’Italie pour précipiter le dénouement des procédures civiles. S’en inspirant, les habitants de Pérouse enferment les cardinaux en 1216. Cette stratégie est réutilisée en 1241. Alors que deux cardinaux sont retenus en otage par l’empereur Frederic II, le gouverneur de Rome regroupe leurs dix collègues dans le palais délabré de Septizonium sur le mont Palatin, sous la surveillance de gardes violents et dans des conditions d’hygiène déplorables. Les latrines ne sont pas nettoyées et on refuse l’envoi de médecins aux prélats malades. La mort d’un des cardinaux puis les menaces des Romains de déterrer la dépouille du pape défunt convainquent finalement les religieux de choisir Célestin IV. Mais celui-ci sûrement affaibli par ces soixante jours de mauvais traitement meurt 15 jours plus tard.

Cet accouchement au forceps laisse un souvenir tellement cuisant aux participants qu’aucun d’entre eux n’envisage de renouveler et d’institutionnaliser l’expérience. Et pourtant...

Le conclave d'août 1903 conduisant à l'élection de Pie X pour succéder à Léon XIII
Le conclave d’août 1903 conduisant à l’élection de Pie X pour succéder à Léon XIII

Le plus long. Celui de Viterbe, qui dure deux ans et neuf mois (fin 1268 - septembre 1271). Excédée par un an de divisions et blocage, la population de Viterbe enferme à clé (cum clave en latin) les cardinaux dans le Palais pontifical à l’automne 1269. Les accès sont murés, les prélats réduits au pain et à l’eau, puis en juin 1270 le toit du bâtiment retiré pour exposer les participants aux intempéries. Sous la pression du nouveau roi de France Philippe III, les électeurs acceptent qu’une commission de six prélats détermine le prochain Saint-Père. Elle se met d’accord bien qu’il ne soit pas encore prêtre sur Grégoire X, en croisade en Terre Sainte. Il mettra un ordre drastique dans la procédure. Grégoire X officialise le principe de l’enfermement des cardinaux pour le conclave, leur interdit tout revenu pendant cette période et impose le pain sec et l’eau au bout de cinq jours de vote sans résultat.

Le conclave le plus expéditif. Au fil des siècles, la durée des conclaves se raccourcit. La palme du plus rapide revient à Pie XII en 1939 : l’Italien est élu en moins de 24 heures et en trois tours. Depuis 1903, aucun conclave n’a duré plus de cinq jours : il a fallu quatre scrutins pour élire Benoît XVI (moins de 48 heures comme Jean-Paul II), onze pour Jean XXIII (trois jours en 1958). L’élection de Pie XI, en 1922, fut la plus longue du siècle en cinq jours et quatorze tours de scrutin.

Le dénouement le plus providentiel. Le conclave qui s’ouvre à la mort d’Alexandre IV en 1261 s’enlise trois mois durant dans les querelles entre les huit cardinaux électeurs. N’arrivant pas à se mettre d’accord, leur attention se tourne vers un « outsider », un voyageur de passage : le patriarche de Jérusalem Jacques Pantaléon. Le hasard a fait que le Français se trouvait à Viterbe au moment du décès du pape. Il est en pleine discussion avec la Curie pour obtenir de l’aide pour les Chrétiens du Moyen-Orient. Sa rigueur, sa détermination, sa bonne administration en Terre Sainte impressionnent les cardinaux électeurs qui le choisissent comme pape. Une des premières actions de Pantaléon qui prend le nom Urbain IV sera de nommer de nouveaux cardinaux pour augmenter leur nombre et limiter le risque de blocage.

L’intermède le plus bref entre deux conclaves. En septembre 1590, lors du conclave qui le nomme pape, Urbain VII contracte la malaria. Il meurt 12 jours après son élection accomplissant le pontificat le plus court du Vatican. Le conclave se réunit à nouveau le 8 octobre et est marqué par l’interventionnisme de Philippe II d’Espagne. Pour les amoureux des statistiques, sachez qu’avec 33 jours de règne en 1978, Jean-Paul Ier n’accède même pas au top 10 des pontificats les plus brefs de l’Histoire.

Constance Jamet
Le Figaro

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