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10 janvier 1811 : mort du poète et homme politique Marie-Joseph Blaise de Chénier

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10 janvier 1811 : mort du poète
et homme politique
Marie-Joseph Blaise de Chénier
Publié / Mis à jour le mercredi 9 janvier 2013, par LA RÉDACTION
 

Marie-Joseph Chénier naquit le 28 août 1764 à Constantinople, où son père était consul général de France. Il fut amené en France dès l’âge le plus tendre. Ses parents entretenaient avec un grand nombre d’artistes et de littérateurs des relations qui contribuèrent à développer ses talents. Sa mère, née en Grèce, est connue par quelques lettres insérées dans le Voyage littéraire de Guys ; et son père, après avoir rempli plusieurs fonctions diplomatiques, a publié deux ouvrages, l’un sur l’histoire des Maures, l’autre sur les révolutions de l’Empire ottoman.

Marie-Joseph Blaise de Chénier
Marie-Joseph Blaise de Chénier

En 1781, Chénier embrassa la profession militaire. Officier dans un régiment de dragons, alors en garnison à Niort, il passa dans cette ville deux années, durant lesquelles il recommença toutes ses études ; mais bientôt il quitta le service, et revint à Paris, où, le 6 novembre 1786, il fit représenter sa tragédie d’Azemire. Cette pièce eut un très petit nombre de représentations peu suivies : elle fut imprimée à cette époque ; mais l’auteur ne l’a point fait réimprimer dans l’édition de son théâtre. Trois ans après ce faible essai, le 4 novembre 1789, Charles IX est représenté sur le Théâtre Français avec un succès éclatant, dû en partie aux circonstances.

A cet ouvrage que l’auteur n’a cessé de retoucher, succédèrent en 1791 Henri VIII et la Mort de Calas. Henri VIII est la tragédie la mieux faite du théâtre de Chénier : elle fut très applaudie, et le méritait. Quant à la Mort de Calas, la représentation n’en est pas supportable : c’est un drame bourgeois et lugubre, et non une tragédie, quoi qu’en ait dit l’auteur dans ses préfaces. Caïus Gracchus en 1792, et Fénelon en 1793, obtinrent et méritèrent plus de succès. Charles IX, Henri VIII, Calas, Gracchus et Fénelon sont les seules pièces que Chénier ait fait réimprimer dans l’édition de son théâtre, publiée en 1801. Il n’y a point fait entrer Timoléon, tragédie en trois actes, avec des chœurs, représentée pour la première fois vers le milieu de l’année 1794.

Depuis ce temps, Chénier a composé plusieurs autres ouvrages dramatiques ; mais la plupart n’ont été ni imprimés ni représentés. De ce nombre est une comédie en vers, intitulée Nathan le Sage, imitée de Lessing ; deux autres de ces pièces manuscrites ne sont que des traductions en vers de l’Œdipe Roi, et de l’Œdipe à Colonne, de Sophocle. La traduction de l’Electre n’a pas été terminée ; Chénier se proposait de traduire tout ce qui nous reste de ce tragique grec.

Il a laissé encore, soit manuscrites, soit imprimées, des odes, des hymnes, des satires, des élégies et des imitations d’Ossian. On a trouvé de plus dans ses papiers l’art poétique d’Horace, traduit en vers de dix syllabes, le premier chant d’un poème didactique sur les arts, le premier livre d’un poème épique, et plusieurs morceaux destinés à entrer dans les livres suivants. La Hollande affranchie du joug espagnol est le sujet de ce poème.

Ses ouvrages en prose, imprimés ou inédits, sont moins nombreux ; ce sont des discours, des leçons prononcées à l’Athénée de Paris, et l’Examen de toutes les productions de l’art d’écrire, qui , depuis 1788 jusqu’en 1808, ont le plus honoré les littérateurs français. Il avait entrepris ce travail pour remplir une des obligations imposées par Sa Majesté à l’Institut. Cet ouvrage a deux parties : l’une traite de la poésie, l’autre de la prose ; la première est complète ; la seconde n’est point terminée ; mais les chapitres qui ont pour objet la grammaire, la logique, les sciences morales et politiques, la théorie de l’art d’écrire et les romans sont achevés, et ont été lus à l’Académie française, ainsi que toute la partie qui traite de la poésie. « Tant que cet ouvrage ne sera pas publié, dit l’éditeur de la notice dans laquelle nous avons puisé ces renseignements, Chénier n’occupera point la place qu’il mérite entre les écrivains de son temps. » L’extrait de cet Examen a été lu par l’auteur lui-même, dans une séance du Conseil d’Etat, présidée par Sa Majesté.

Chénier a été sans interruption membre de toutes les législatures qui se sont succédées depuis le mois de septembre 1792 jusqu’au mois de mars 1802. L’altération de sa santé était déjà sensible en 1799. Sa constitution robuste et les soins de Portal, son médecin et son ami, ont lutté pendant plus de dix ans contre les progrès d’une maladie grave ; mais, vers la fin de novembre 1810, le mal prit un caractère plus menaçant ; et, après un mois d’insomnie et de souffrances, il est mort âgé de quarante-six ans.

 
 
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