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3 janvier 1656 : mort de Mathieu Molé, premier président du parlement de Paris

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3 janvier 1656 : mort de
Mathieu Molé, premier président
du parlement de Paris
Publié / Mis à jour le mercredi 2 janvier 2013, par LA RÉDACTION
 

Mathieu Molé naquit en 1584. Il était fils d’Edouard Molé, procureur-général au parlement, pendant la Ligue. Au sortir de ses études, Mathieu Molé possédait les langues grecque et latine, était jurisconsulte éclairé, et paraissait déjà particulièrement versé dans les matières ecclésiastiques. Le parlement le reçut dans son sein aussitôt que son âge le lui permit.

Quatre ans après il devint président d’une chambre des requêtes. Au mois de novembre 1614, le roi lui confia la charge de procureur-général. En 1650, le cardinal de Richelieu, qui avait été quelquefois l’objet de ses railleries, et qui ne l’avait pas toujours trouvé docile à ses volontés, mais qui appréciait son mérite, le fit nommer premier président. C’est dans cette placer éminente, et surtout pendant les troubles de la Fronde, que Mathieu Molé développa cette fermeté et cet inébranlable courage qui l’ont placé au rang des plus grands hommes de la France. On lui donna les sceaux le 3 avril 1651, il les remit le 13 du même mois. On les lui redonna le 6 septembre suivant, et il les garda jusqu’à sa mort.

Un de ses descendants, conseiller d’Etat, publia au début du XIXe siècle la vie de son illustre aïeul. On voit dans cet ouvrage écrit avec une noble simplicité, que la plupart des réparties attribuées à Mathieu Molé ont été travesties par les historiens, comme on peut en juger par la suivante : La première fois que Mathieu Molé se rendit au palais après la signature du traité de Ruel, le peuple menaça d’enfoncer les portes, si on ne lui livrait sur l’heure le premier président : on proposa à ce dernier de sortir par les greffes, et de se retirer ainsi chez lui, sans être vu. « La Cour, répondit-il, ne se cache jamais, et il sortit de la grand’chambre en s’appuyant sur le bras du coadjuteur. Quand il parut, les cris et les menaces redoublèrent : un bourgeois lui appuya le bout de son mousqueton sur le front, en disant qu’il allait le tuer. Molé, sans écarter cette arme, et sans détourner la tête, lui dit froidement : « Quand vous m’aurez tué, il ne me faudra que six pieds de terre. »

Voici comme le peint le cardinal de Retz dans ses Mémoires : « Si ce n’était pas une espèce de blasphème de dire qu’il y a quelqu’un dans notre siècle plus intrépide que le grand Gustave et M. le Prince le grand Condé], je dirais que ça été M. Molé. Il s’en est fallu de beaucoup que son esprit ait été aussi grand que son cœur. Il ne laissait pas d’y avoir quelques rapports, par une ressemblance, qui n’y était toutefois qu’en laid. Je vous ai déjà dit qu’il n’était point congru dans sa langue, il est vrai, mais il avait une sorte d’éloquence qui, en choquant l’oreille, saisissait l’imagination. Il voulait le bien de l’Etat, préférablement à toute chose, même à celui de sa famille, quoiqu’il parût l’aimer trop pour un magistrat ; mais il n’eut pas le génie assez élevé pour connaître d’assez bonne heure le bien qu’il eût pu faire.

« Il présuma trop de son pouvoir. Il s’imagina qu’il modèrerait la cour et sa compagnie ; il ne réussit ni à l’un ni à l’autre ; il se rendit suspect à tous les deux : ainsi il fit du mal avec de bonnes intentions. Sa préoccupation y contribua beaucoup ; elle était extrême en tout, et j’ai même observé qu’il jugeait toujours des actions par les hommes, mais presque jamais des hommes par les actions. Comme il avait été nourri dans les formes du palais, tout ce qui était extraordinaire lui était suspect. »

 
 
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