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5 novembre 1657 : bataille de Rosbach

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5 novembre 1657 : bataille de Rosbach
Publié / Mis à jour le samedi 3 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Pendant la guerre de Sept-Ans , où le roi de Prusse eut à combattre la France, l’Empereur et la Russie, ce prince fut un moment sur le point de tomber de ce haut point de grandeur où sa politique et sa valeur l’avaient élevé. Sa grande déroute auprès de Prague, ses troupes battues à l’entrée de la Silésie, une bataille contre les Russes, indécise mais sanglante, l’avaient prodigieusement affaibli.

Il pouvait être enveloppé d’un côté par l’armée du maréchal de Richelieu, et de l’autre par celle de l’Empire, tandis que les Autrichiens et les Russes entraient en Silésie. Sa perte paraissait si certaine, que le conseil aulique n’hésita pas à déclarer qu’il avait encouru le ban de l’Empire, et qu’il était privé de tous ses fiefs, droits, grâces et privilèges, etc. Il sembla lui-même désespérer pour lors de sa fortune, et n’envisagea plus qu’une mort glorieuse. Il fit une espèce de testament philosophique ; et telle était la liberté de son esprit au milieu de ses malheurs, qu’il l’écrivit en vers français.

Le prince de Soubise marchait contre lui en Saxe, à la tête d’une forte armée, que le ministère avait encore renforcée d’une partie de celle du maréchal de Richelieu : cette armée était jointe à celle des Cercles, commandée par le prince d’Hildbourghausen.

Frédéric, entouré de tant d’ennemis, prit le parti d’aller mourir, les armes à la main, dans les rangs de l’armée du prince de Soubise, et cependant il prit toutes les mesures pour vaincre. Il alla reconnaître l’armée de France et des Cercles, et se retira d’abord devant elle pour prendre une position avantageuse, le prince d’Hildbourghausen voulut absolument attaquer : son sentiment devait prévaloir, parce que les Français n’étaient qu’auxiliaires. On marcha près de Rosbach, à l’armée prussienne qui semblait être sous ses tentes : voilà tout d’un coup les tentes qui s’abaissent, l’armée prussienne paraît en ordre de bataille, entré deux collines garnies d’artillerie.

Ce spectacle frappa les yeux des troupes françaises et impériales. Il y avait quelques années qu’on avait voulu exercer les soldats français à la prussienne ; ensuite on avait changé plusieurs évolutions dans cet exercice : le soldat ne savait plus où il en était ; son ancienne manière de combattre était changée ; il n’était pas affermi dans la nouvelle. Quand il vit les Prussiens avancer dans cet ordre singulier, inconnu presque partout ailleurs, il crut voir avancer ses maîtres. L’artillerie du roi de Prusse était aussi mieux servie et bien mieux postée que celle de ses ennemis. Les troupes des Cercles s’enfuirent sans presque rendre de combat ; la cavalerie française, commandée par le marquis de Castries, chargea la cavalerie prussienne, et en perça quelques escadrons, mais cette valeur fut inutile.

Bientôt une terreur panique se répandit partout ; l’infanterie française se retira en désordre devant six bataillons prussiens. Ce ne fut point une bataille, ce fut une armée entière qui se présenta au combat, et qui s’en alla. L’histoire n’a guère d’exemples d’une pareille journée : il ne resta que deux régiments suisses sur le champ de bataille ; le prince de Soubise alla à eux au milieu du feu, et les fit retirer au petit pas. Le régiment de Diesbach essuya surtout très longtemps le feu du canon et de la mousqueterie, et les approches de la cavalerie. Le prince de Soubise empêcha qu’il ne fût entamé, en partageant toujours ses dangers.

Cette étrange journée changeait entièrement la face des affaires. Le murmure fut universel dans Paris. Le prince de Soubise remporta l’année suivante une victoire sur les Hanovriens et les Hessois ; mais on ne fit nulle attention à cette victoire, et on ne voulut jamais se souvenir que de la journée de Rosbach. La journée d’Iena l’a fait oublier.

 
 
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