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16 octobre 1537 : mort de Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant et maîtresse de François Ier

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Éphéméride, événements
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16 octobre 1537 : mort de
Françoise de Foix,
maîtresse de François Ier
(D’après « Éphémérides politiques, littéraires et religieuses présentant,
pour chacun des jours de l’année un tableau
des événements, etc. » (Volume 10), édition de 1812)
Publié / Mis à jour le jeudi 15 octobre 2020, par LA RÉDACTION
 
 
 
Elle n’avait pas 25 ans lorsqu’elle parut pour la première fois à la cour du roi lors du baptême du dauphin, et bientôt céda à la passion qu’elle avait inspirée au monarque

Françoise de Foix, épouse de Jean de Laval, comte de Châteaubriant, était fille de Phœbus de Foix, et sœur du fameux Lautrec et du maréchal de Foix, qui lui durent en partie leur fortune.

L’histoire romanesque des trois anneaux, pour attirer à la cour la comtesse de Châteaubriant, que la jalousie de son mari en éloignait, l’histoire non moins romanesque de la vengeance que tira le comte de Châteaubriant de l’infidélité de sa femme, lorsque la prison de François Ier la fit rentrer sous la puissance de son mari, la chambre noire, les six hommes masqués, les deux chirurgiens qui saignent la comtesse des deux bras et des deux pieds, et la laissent expirer ; toutes ces horreurs tragiques paraissent être de l’invention de Varillas.

Françoise de Foix, comtesse de Chateaubriant
Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant

Mais Hévin qui l’a réfuté va trop loin, quand il prétend nier que madame de Chateaubriand ait été maîtresse de François Ier. Brantôme qui avait pu voir la comtesse de Châteaubriant, qui avait beaucoup vu François Ier, qui avait vécu avec les gens les mieux instruits, soit des événements publics, soit des anecdotes secrètes de cette cour, parle tant, et si souvent, et si naturellement, des amours publics de François Ier et de la comtesse, qu’il est impossible d’ébranler une opinion si bien établie.

Depuis le retour du roi, il nous la montre éclipsée dans la faveur par la jeune de Heilly (la duchesse d’Etampes), mais jouissant à la cour des honneurs de son rang et du souvenir de sa faveur passée, et se vengeant de son amant infidèle, par un trait généreux et tendre :

« J’ai ouï conter, dit-il, et le tiens de bon lieu, que lorsque le roi François Ier eut laissé madame de Châteaubriant, sa maîtresse favorite, pour prendre madame d’Etampes (...) que madame la régente avait prise avec elle pour une de ses filles. (...) Madame d’Etampes pria le roi de retirer de madite dame de Chateaubriand tous les plus beaux joyaux qu’il lui avait donnés, non pour le prix et la valeur, car pour lors les pierreries n’avaient pas la vogue qu’elles ont eue depuis, mais pour l’amour des belles devises qui y étaient mises, engravées et empreintes, lesquelles la reine de Navarre, sa sœur, avait faites et composées ; car elle y était très bonne maîtresse.

« Le roi François lui accorda sa prière, et lui promit qu’il le ferait : ce qu’il fit. Et pour ce, ayant envoyé un gentilhomme vers elle pour les lui demander, elle fit la malade pour le coup, et remit le gentilhomme dans trois jours à venir, et qu’il aurait ce qu’il demandait. Cependant, dans le dépit, elle envoya quérir un orfèvre, et fit fondre tous les joyaux, sans avoir respect ni acception des belles devises qui y étaient engravées ; et après le gentilhomme retourné, elle lui donna tous les joyaux convertis en lingots. Allez, dit-elle, porter cela au roi et dites-lui que puisqu’il lui a plu me révoquer ce qu’il m’avait donné si libéralement, je le lui rends et lui renvoie en lingots d’or. Quant aux devises, je les ai si bien empreintes et colloquées en ma pensée, et les y tiens si chères, que je n’ai pu permettre que personne en disposât et jouît, et en eût du plaisir que moi-même.

« Quand le roi eut reçu le tout en lingots, et les propos de cette dame, il ne dit autre chose, sinon : Retournez et rendez-lui le tout. Ce que j’en faisais n’était pas pour la valeur, car je lui eusse rendu deux fois plus, mais pour l’amour des devises, et puisqu’elle les a ainsi fait perdre, je ne veux pas de l’or et le lui renvoie. Elle a montré en cela plus de courage et de générosité que je n’eusse pensé provenir d’une femme. »

La comtesse de Chateaubriand mourut le 16 octobre 1537 ; son mari lui fit ériger un tombeau dans l’église des Mathurins de Châteaubriant. L’épitaphe qui fut faite, par Clément Marot, prouve que le comte de Châteaubriant était bien loin d’avoir contre sa femme le ressentiment sur lequel Varillas a fondé l’odieuse calomnie qu’il a imaginée :

Sous ce tombeau, gît Françoise de Foix,
De qui tout bien chacun voulait en dire,
Et le disant onc une seule voix
Ne s’advença d’y vouloir contredire.

De grand beauté, de grâce qui attire,
De bon savoir, d’intelligence prompte,
De biens, d’honneur, et mieux que raconte,
Dieu éternel richement l’étoffa.

O viateur. pour t’abréger le compte,
Ci-gît unq rien là où tout triompha.

L’épitaphe était encadrée des mentions « Peu de telles », « Point de moins » et « Point de plus ». En outre, avec l’effigie en marbre de la comtesse de Châteaubriant, se voyait encore avant la Révolution dans l’église des Mathurins de Châteaubriant.

 
 
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