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14 octobre 1702 : bataille de Fridlingen gagnée par Villars sur les Impériaux

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14 octobre 1702 : bataille
de Fridlingen gagnée par Villars
sur les Impériaux
Publié / Mis à jour le vendredi 12 octobre 2012, par LA RÉDACTION
 

Dans les commencements de la guerre pour la succession au trône d’Espagne, le duc de Villars était un des lieutenants-généraux qui commandaient des détachements eu Alsace.

Le prince de Bade, à la tête de l’armée impériale, venait de prendre Landau, défendu par Métac, pendant quatre mois. Ce prince faisait des progrès : il avait l’avantage du nombre, du terrain et d’un commencement de campagne heureux. Son armée était dans ces montagnes du Brisgaw qui touchent à la Forêt Noire, et celte forêt immense séparait les troupe bavaroises des troupes françaises.

Catinat commandait dans Strasbourg ; sa circonspection l’empêcha d’entreprendre d’aller attaquer le prince de Bade avec tant de désavantages. L’armée de France eût été perdue sans ressource, et l’Alsace eût été ouverte par un mauvais succès. Villars, qui avait résolu d’être maréchal de France ou de périr, hasarda ce que Catinat n’osait faire : il en obtint permission de la cour ; il marcha aux Impériaux avec une armée inférieure vers Fridlingen, et donna la bataille qui porte ce nom.

La cavalerie se battait dans la plaine ; l’infanterie française gravit au haut de la montagne, et attaqua l’infanterie allemande retranchée dans les bois. Le maréchal de Villars racontait souvent que la bataille étant gagnée, comme il marchait à la tête de son infanterie, une voix cria : Nous sommas coupés. A ce mot tous ses régiments s’enfuirent. Il court à eux, et leur crie : Allons, mes amis, la victoire est à nous, vive le roi ! Les soldats répondent, vive le roi, en tremblant, et recommencent à fuir. La plus grande peine qu’eut le général, ce fut de rallier les vainqueurs. Si deux régiments ennemis avaient paru dans le moment de cette terreur panique, les Français étaient battus : tant la fortune décide souvent du gain des batailles !

Le prince de Bade, après avoir perdu trois mille hommes, son canon, son champ de bataille ; après avoir été poursuivi deux lieues à travers les bois et les défilés, tandis que, pour preuve de sa défaite, le fort de Fridlingen capitulait, manda cependant à Vienne qu’il avait remporté la victoire, et fit chanter un Te Deum, plus honteux pour lui que la bataille perdue.

Les Français, remis de leur terreur panique, proclamèrent Villars maréchal de France sur le champ de bataille ; et le roi, quinze jours après, confirma ce que la voix des soldats lui avait donné.

 
 
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