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11 octobre 1303 : mort du pape Boniface VIII - Histoire de France et Patrimoine

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11 octobre 1303 : mort
du pape Boniface VIII
Publié / Mis à jour le mardi 9 octobre 2012, par LA RÉDACTION
 

Benoît Cajetan (Benedetto Caetani) succéda, sous le nom de Boniface VIII,.au pape saint Célestin , qu’il avait engagé à renoncer à la papauté. Il commença son pontificat par enfermer son prédécesseur et mettre en interdit le royaume du Danemark. Mais ce fut principalement contre Philippe le Bel, roi de France , qu’il déploya toute la puissance des foudres ecclésiastiques.

Le premier sujet de mécontentement du pape venait de ce que le roi avait donné retraite aux Colonne, ses ennemis : le roi se plaignait, à son tour, de ce que le pape voulait partager avec lui les décimes levées sur le clergé de France. Le pape s’irrite de la résistance de Philippe, et pour première vengeance, il crée l’évêché de Pamiers, sans le concours de la puissance royale, nécessaire en cette matière. Il nomme à cet évêché Bernard Saissetti, qui en prend possession malgré le roi.

De plus, il envoie comme son légat en France, le même Bernard, lequel, en vertu de ses nouveaux pouvoirs, ordonne à Philippe le Bel de partir pour une nouvelle croisade. Le roi fait arrêter Bernard. Le pape lance une bulle foudroyante, et met le royaume en interdit. Philippe assemble les Etats-Généraux ; on arrête qu’on appellera au futur concile de tout ce que le pape a fait ; et provisoirement la bulle est brûlée, le 11 février 1303. Nogaret, à la tête d’un corps de troupes françaises, passe en Italie, sous prétexte de signifier l’appel au concile, mais, en effet, pour enlever le pape. Il est joint sur la route par Sciarra-Colonne : tous les deux surprennent Boniface dans la ville d’Anagni.

Il composait une dernière bulle beaucoup plus forte que les précédentes, et qu’il comptait publier le jour de la Nativité de Notre-Dame. Il y disait, entre autres choses, que, comme vicaire de Jésus-Christ, il avait le pouvoir de gouverner les rois avec la verge de fer, et de les briser comme des vases de terre ; mais étant bon père, il se contentait d’user d’une correction salutaire. Cette correction paternelle se terminait par absoudre les Français du serment de fidélité qu’ils avaient fait au roi, par défendre, sous peine d’anathème, de lui rendre aucun service, et par offrir le royaume au premier occupant.

Boniface se voyant surpris et au pouvoir de Nogaret et de Colonne, qu’il savait être ses plus ardents ennemis (il avait tenu Colonne aux galères), se crut perdu et dit : « Puisque je suis trahi comme Jésus-Christ, je veux du moins mourir en pape. » Il se fait revêtir de la chape qu’on appelait alors le manteau de saint Pierre, de la tiare, qu’on nommait la couronne de Constantin, prend en main les clefs et la croix, et s’assied avec fermeté sur la chaise pontificale. Nogaret déclara au pape qu’il lui conserverait la vie contre la violence de ses ennemis, afin de le présenter au concile qui devait le juger ; que c’était pour cette raison, et non pour l’insulter, qu’on lui donnait des gardes.

Sciarra-Colonne, qui était présent, accabla le pape d’injures ; on dit même qu’il lui donna un soufflet. Il voulait le forcer à abdiquer le souverain pontificat ; mais Boniface le refusa avec courage, protestant qu’on lui arracherait plutôt la vie, et présentant sa tête à couper. Colonne se mettait en devoir de le tuer, si Nogaret ne l’en eût empêché. Au bout de quatre jours, le peuple d’Anagni se repentit d’avoir livré le pape, chassa les Français de la ville, et rendit la liberté à Boniface. Le saint-père se retira à Rome, et y mourut de chagrin au bout de douze jours.

Ce fut lui qui canonisa saint Louis, roi de France, en 1297, et qui institua le jubilé pour chaque centième année. Dans les cérémonies du jubile, on remarqua que Boniface parut tantôt en habits pontificaux, tantôt en habits impériaux, faisant porter devant lui deux glaives, pour marquer sa double puissance temporelle et spirituelle. Le pape ajouta à sa barre une deuxième couronne, et voulut que lès cardinaux portassent la robe rouge.

 
 
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