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22 août 1358 : mort d'Isabelle de France

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22 août 1358 : mort d’Isabelle de France
Publié / Mis à jour le lundi 20 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Fille de Philippe le Bel et née en 1292, dès son enfance cette princesse avait été fiancée au prince de Galles, fils d’Edouard Ier. A peine monté sur le trône, Edouard II passa la mer pour venir lui-même chercher son épouse. Isabelle jouit d’abord en Angleterre d’un sort assez doux ; mais bientôt elle eut à lutter contre l’insolence des favoris du roi. A Gaveston, qui périt de la main du bourreau, succéda Hugues Spenser, et les soulèvements des hauts barons recommencèrent.

Retour d'Isabelle de France en Angleterre avec son fils Edouard III
Retour d’Isabelle de France en Angleterre
avec son fils Edouard III

Isabelle favorisait leurs efforts ; mais un outrage qu’elle reçut la détacha de leur cause. Elle n’en agit pas avec moins avec de vigueur contre l’indigne favori, qui ne la respectait pas. Dans son désespoir, elle écrivit à Charles le Bel, son frère, qu’elle n’était plus regardée que comme une servante à gages dans la maison du roi son époux. Il s’était élevé des débats très vifs, au sujet de la Guyenne, entre les cours de France et d’Angleterre. Isabelle offrit de se charger de la négociation auprès du roi son frère ; c’était un piège qu’elle tendait à Spenser, et Spenser y donna tête baissée.

Arrivée à Paris, elle trouva un prétexte spécieux pour y faire venir son fils aîné, le prince de Galles, alors âgé de douze ans. Une fois maîtresse de l’héritier du trône, elle se mit à la tête des mécontents, réfugiés en France. Parmi ces réfugiés, se trouvait Roger Mortimer, l’un des premiers barons du pays de Galles.

La reine s’éprit pour lui d’une passion ardente, et la nouvelle en parvint bientôt jusqu’aux oreilles d’Edouard. Ne pouvant plus douter de son déshonneur, le roi écrivit à sa femme et à son fils des lettres sévères pour les contraindre à rentrer dans le devoir. Isabelle n’y répondit que par une sorte de manifeste, promptement suivi d’une descente en Angleterre, et de la déposition du malheureux Edouard (14 janvier 1327).

Une mort affreuse ayant tranché les jours du royal prisonnier, le prince de Galles occupa le trône (21 septembre 1327). Edouard III régna quatre ans sous la tutelle de sa mère, ou plutôt de l’altier favori, dont elle n’était plus elle-même que l’esclave. Des preuves trop certaines allaient révéler à tous les yeux leur liaison coupable, lorsque le jeune monarque envoya Mortimer au gibet, et fit conduire Isabelle dans son château de Rising, près de Londres.

La veuve d’Edouard y vécut vingt-huit ans, dans un abaissement qui n’excluait par les honneurs, mais que les remords devaient troubler. C’est du chef de cette princesse qu’Edouard III, son fils, et ses successeurs, prétendaient tenir un droit direct à la couronne de France.

 
 
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