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22 août 1572 : l'amiral de Coligny, revenant du Louvre, est blessé au bras d'un coup d'arquebuse

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22 août 1572 : l’amiral de Coligny,
revenant du Louvre, est blessé
au bras d’un coup d’arquebuse
Publié / Mis à jour le lundi 20 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Gaspard II de Coligny, amiral de France, fils de Gaspard Ier de Coligny, maréchal de France, et de Louise de Montmorency, sœur du connétable, était né à Châtillon-sur-Loing, le 16 février 1516 ; il se signala sous François Ier, à la bataille de Cerizoles, et sous Henri II, qui le fit colonel-général de l’infanterie française, et ensuite amiral de France en 1552. Il mérita ces faveurs par la belle action qu’il fit à la bataille de Renti, par ses conquêtes sur les Espagnols, et surtout par la belle défense de Saint-Quentin.

Après la mort de Henri II, il se mit, avec le prince de Condé, à la tête des Calvinistes contre les Guise, qui dominaient alors à la cour. La première bataille rangée qui se donna contre les huguenots et les catholiques, fut celle de Dreux, en 1662 (le 19 décembre) ; l’amiral combattit vaillamment, perdit la bataille, mais sauva l’armée. Le duc de Guise ayant été massacré par trahison, peu de temps après, au siège d’Orléans, on l’accusa d’avoir de connivence à ce lâche assassinat, mais il se justifia par serment. Les guerres civiles cessèrent pendant quelque temps, pour recommencer avec plus de fureur en 1567.

Coligny et Condé donnèrent la bataille de Saint-Denis (le 10 novembre) contre le connétable de Montmorency. Cette journée indécise, fut suivie de celle de Jarnac, en 1569 (13 mars), fatale aux Calvinistes. Condé ayant été tué d’une manière funeste, Coligny resta seul le chef et le soutien du parti : il fui encore vaincu à la bataille de Moncontour (le 3 octobre}, sans que son courage pût être ébranlé.

Cette troisième guerre civile fut terminée par la paix de Saint-Germain, en 1571. Les avantages accordés aux huguenots, par celte paix, donnèrent du soupçon aux chefs du parti ; on essaya de les dissiper, en proposant le mariage de la princesse Marguerite, sœur de Charles IX, avec Henri, prince de Béarn, et en même temps on leur laissait entrevoir que l’on se disposait à la guerre contre le roi d’Espagne. Coligny parut à la cour, et fut accablé de caresses comme tous ceux de son parti ; Charles IX lui fit donner cent mille livres de l’épargne, pour réparer ses perles, et lui rendit sa place au conseil, en lui faisant même espérer qu’il aurait la conduite de la guerre qu’on allait porter dans les Pays-Bas ; mais un vendredi, 22 août, que l’amiral revenait du Louvre, il fut blessé d’un coup d’arquebuse par Maurevert, qui tira le coup d’une maison du cloître Saint-Germain l’Auxerrois où il était caché.

L’amiral attribua cet assassinat au duc de Guise, et ce soupçon était d’autant plus fondé, que le duc de Guise, qui n’avait que treize ans lors de l’assassinat de François, son père, dont l’amiral était accusé, jura qu’il ne mourrait jamais qu’il n’eût vengé sa mort. Le roi de Navarre et le prince de Condé se plaignirent au roi de cet attentat ; Charles IX, exercé à la dissimulation par sa mère, en témoigna une douleur extrême ; il alla même rendre visite à l’amiral, et jura qu’il punirait sévèrement l’assassin et ses complices.

Après que le roi fut sorti, les seigneurs protestants tinrent conseil, et le vidame de Chartres dit que l’on ne devait pas se fier aux paroles que la cour donnait, mais qu’il fallait sortir de Paris pour se mettre en sûreté. Cet avis était prudent, mais il ne fut point suivi. Le lendemain samedi, veille de la fête de la Saint-Barthélemy, la reine-mère conduisit, après le dîner, le roi, le duc d’Anjou, et quelques seigneurs de confiance, dans le jardin des Tuileries, et leur représenta que ceux qu’ils poursuivaient depuis si longtemps, étaient pris dans leurs filets ; que l’amiral était au lit, ne pouvant se remuer ; que le roi de Navarre et le jeune prince de Condé étaient logés au Louvre, dont les portes étaient fermées pendant la nuit ; que les chefs étant abattus, les autres ne pourraient plus agir ; qu’en moins d’une heure on pouvait exterminer tous les Calvinistes ; que si le roi ne profitait pas d’une occasion si favorable, il fallait s’assurer que l’amiral étant guéri, toute la France se verrait bientôt replongée dans les malheurs d’une nouvelle guerre civile, plus funeste que les précédentes.

On applaudit à l’avis de la reine- mère ; mais on convint qu’il fallait sauver le roi de Navarre et le jeune prince de Condé. Il fut arrêté que la nuit suivante, on exécuterait ce dessein, et qu’on en confierait la conduite au duc de Guise, ennemi mortel de l’amiral. Vers le soir, le roi fit poster douze cents arquebusiers, les uns le long de la rivière, d’autres dans les rues, et plusieurs auprès du logis de l’amiral, autour duquel le roi avait fait loger la plus grande partie des seigneurs et des gentilshommes protestants.

Le duc de Guise fit venir, à l’entrée de la nuit, les capitaines des Suisses et les colonels des compagnies françaises qui étaient entrés dans la ville, et leur fit part de son secret ; il assembla ensuite, dans l’hôtel de ville, le prévôt des marchands et les échevins, pour leur faire la même confidence, et leur apprendre que l’heure était venue de massacrer tous les hérétiques ; qu’on allait commencer par les chefs, qui se trouvaient enfermés dans Paris, et qu’ensuite on exterminerait tous ceux qui étaient dans les provinces ; que le signal pour commencer le massacre serait lorsqu’on sonnerait la cloche du Palais ; que les marques qui les distingueraient des huguenots, seraient un mouchoir blanc attaché au bras gauche, et une croix de même couleur au chapeau.

Toute l’assemblée reçut avec joie un ordre si barbare : chacun prit les armes, et se disposa à l’exécuter. Un peu avant minuit, la reine-mère entra dans la chambre du roi, pour empêcher qu’il ne changeât de résolution ; car elle savait qu’il chancelait. La reine fut suivie des seigneurs qui étaient du complot, et elle parla au roi avec tant de vivacité , que ce prince donna un dernier ordre.

 
 
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