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13 août 1806 : mort de l’acteur et dramaturge Pierre-Jean-Baptiste Choudard dit Desforges

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13 août 1806 : mort de l’acteur et dramaturge
Pierre-Jean-Baptiste Choudard dit Desforges
Publié / Mis à jour le dimanche 12 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Il est peu d’hommes de lettres dont la vie ait été aussi agitée que celle de Desforges. Il naquit à Paris, le 15 septembre 1746. S’il faut l’en croire, son père était un certain docteur Petit, quoique le mari de sa mère, marchand de porcelaine, s’appelât d’un autre nom.

Desforges dans le rôle d'Argante des Fourberies de Scapin
Desforges dans le rôle d’Argante des Fourberies de Scapin

Aux collèges Mazarin et de Beauvais, à peine âgé de dix ans, il fit, ou crut faire des tragédies. Ensuite il étudia la médecine, la peinture ; il traduisit, pour vivre, des ariettes italiennes à douze francs la pièce ; il devint commis surnuméraire dans les bureaux, et enfin comédien. Après avoir joué à Paris les rôles de Clairval, il alla se promener sur les théâtres d’Amiens, Versailles, Caen, Guibray, Tours, Nantes, Rennes, Marseille, Bordeaux et Saint-Pétersbourg. De retour à Paris, il se livra entièrement à la littérature, composa une pièce contre le divorce, et se sépara de sa femme pour en épouser une autre.

Desforges a écrit plus de vingt comédies, opéras-comiques ou vaudevilles, cinq ou six romans, et un livre en quatre volumes intitulé le Poète, ou Mémoires d’un homme de lettres, écrits par lui-même. Ces mémoires sont à peu près l’histoire de sa vie, et les aventures en sont scandaleusement licencieuses. Au sujet de cet ouvrage, on adressa à Desforges des vers tels que ceux-ci :

Fuis, auteur dangereux, fuis écrivain obscène ;
Ton nom seul fait rougir la pudique beauté :
Va porter ton encens à l’immoralité.

De ses nombreux ouvrages dramatiques, il n’est resté au théâtre que Tom Jones à Londres, la Femme jalouse, comédies en cinq actes et en vers, l’Epreuve villageoise, opéra-comique en deux actes, et le Sourd, ou l’Auberge pleine, comédie remplie de gaîté.

La Harpe, après avoir loué Tom Jones à Londres, porte un jugement plus sévère sur le principal ouvrage de Desforges, la Femme jalouse. « C’est un drame, dit-il, où il y a quelque intérêt : ce n’est pas une bonne comédie. Il y a, dans le sujet, un vice radical : la jalousie de la femme est fondée sur des apparences si fortes et si bien justifiées, qu’il n’y a pas moyen de lui en faire un reproche. Ainsi, le but moral est manqué ; mais ces apparences produisent des situations qui ont de l’effet au théâtre. »

La Harpe pouvait ajouter que le mystère qui amène les situations dont il parle, est fondé sur un motif puéril,et invraisemblable. Dorsan renonce pendant dix-huit ans à toutes les douceurs de la paternité, et cache la naissance de sa fille, parce qu’il a cru, dans le temps, que sa femme ne l’épouserait pas si elle savait qu’il a déjà été marié. L’auteur suppose ainsi que madame Dorsan mettait pour condition première à son hymen celle d’avoir un mari tout neuf. Pourquoi Dorsan, homme délicat, honnête et sensible, faitil une action blâmable et indigne d’un bon père, en trompant sa femme et le public ? La critique de la pièce est dans ce vers de madame Dorsan : « Il était veuf et père, et je n’en savais rien ! »

L’auteur de Warwick joue d’ailleurs le dialogue de Desforges,et trouve son style naturel, ingénieux et facile. L’opinion générale est, sur ce point, contraire à celle de La Harpe : style naturel, soit, mais diffus, négligé, fatigué, et surtout commun. En 1794, Desforges fit représenter deux ouvrages, à l’Opéra et à l’Opéra-Comique, intitulés, l’un : Les Crimes de la féodalité, et l’autre : La Liberté et légalité rendues à la terre, opéra en trois actes, composé pour la République. Ces titres, dont le dernier dut nécessiter des affiches d’une dimension extraordinaire, disent assez les opinions politiques de Desforges. Il mourut âgé de soixante ans.

 
 
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