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13 août 1554 : bataille de Renti

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13 août 1554 : bataille de Renti
Publié / Mis à jour le dimanche 12 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Henri II, roi de France, avait formé le siège de Renti, château-fort sur les frontières du Boulonnais, dans cette glorieuse campagne, déjà marquée par la levée du siège de Metz. Charles-Quint, ayant sous lui Philibert, duc de Savoie, et Ferdinand de Gonzague, marcha au secours de la place. Les deux camps n’étaient séparés que par une vallée assez étroite. On en vint aux mains. Les Impériaux durent le succès de leurs premières charges aux Reitres, troupes si redoutables par leur intrépidité qu’on les appelait les Diables noirs.

Leur commandant s’était vanté qu’avec ce seul corps il passerait sur le ventre à toute la gendarmerie française ; il s’en croyait si certain qu’il avait fait peindre sur son enseigne un renard dévorant un coq ; le coq représentait les Français, par allusion au mot latin gallus. Tavannes, qui, du chef de sa mère, portait un coq dans ses armes, se regarda comme personnellement intéressé à enlever aux Impériaux un monument injurieux : cette idée bizarre ajouta tellement à sa bravoure naturelle, que ses efforts prodigieux décidèrent de la défaite des Reitres et de celle de toute l’armée.

Quoique Tavannes ne commandât qu’une compagnie de cent hommes d’armes, il s’attribua avec raison tout l’honneur de cette journée, et le fit bien sentir au duc de Guise. Lorsque ce dernier lui dit : Monsieur de Tavannes, nous avons fait la plus belle charge qui fût jamais. — Monsieur, répliqua Tavannes, vous m’avez fort bien soutenu. Henri II détacha de son col l’ordre de Saint-Michel, pour en décorer le guerrier, dont il avait admiré l’a brillante valeur : lui-même il s’était distingué dans l’action.

Deux mille Impériaux restés sur le champ de bataille, un grand nombre d’enseignes et d’étendards, quelques pièces de canon servirent de gage à la victoire des Français. Cependant le roi abandonna le siège de Renti, ce qui, suivant quelques historiens, fut un signe de détresse. Charles-Quint en jugeait autrement. Un des seigneurs de sa cour lui ayant dit qu’il faisait peindre une galerie où il représentait la fuite des Français devant Renti : « Il faut, répondit Charles-Quint, que votre peintre corrige son ouvrage ; car ce ne fut point une fuite, mais une retraite qui se fit avec gloire et en très bel ordre. »

 
 
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