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8 août 1718 : mort de la fille de madame Deshoulières

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8 août 1718 : mort de la
fille de madame Deshoulières
Publié / Mis à jour le mardi 7 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Antoinette-Thérèse de Lafon de Bois-Guérin Deshoulières était née à Paris en 1662. Elle marcha sur les traces de sa mère, et fit aussi des vers érotiques et élégiaques, d’un caractère à peu près semblable. En 1687, elle remporta le prix de poésie à l’Académie française ; et, dans ce concours, elle avait eu pour concurrent Fontenelle. Le sujet était : le soin que le roi prend de l’éducation de sa noblesse, dans ses places et dans Saint-Cyr. Mademoiselle Deshoulières, dans la dernière strophe de son ode, présageait sa victoire :

Mais quel brillant éclair vient de frapper ma vue ?
Qui m’appelle ? Qu’entend-je ? et qu’est-ce que je vois ?
Mon cœur est transporté d’une joie inconnue.

Quels sont ses présages pour moi ?
Ne m’annoncent-ils point que je verrai la chute
Des célèbres rivaux avec qui je dispute
L’honneur de la lice où je cours ?
Que de gloire, et quel prix ! Si le ciel me l’envoie,
Le portrait de Louis, à mes regards en proie,
Les occupera tous les jours.

Elle chanta cette même victoire après l’avoir obtenue :

De lauriers immortels mon front est couronné,
Sur d’illustres rivaux j’emporte la victoire ;
Bien ne manquerait à ma gloire ,
Si Louis, ce héros si grand, si fortuné,
Applaudissent au prix qu’Apollon m’a donné.

Il fut question pour mademoiselle Deshoulières, d’un mariage avec M. d’Audiffret, gentilhomme provençal, auquel madame Deshoulières a adressé un de ses ouvrages, et qui fut envoyé dans différentes cours. Le mariage ne se fit pas, et mademoiselle Deshoulières mourut fille, après vingt ans de souffrances, causées aussi par un cancer : car elle eut avec sa mère toutes sortes de conformités ; elle fut cependant moins belle et de moins belle taille ; mais elle fut très sensible et très tendrement occupée de la perte de son père, de sa mère, de son frère, de ses oncles, de son amant ; elle déplora surtout cette dernière perte dans la plupart de ses ouvrages. Elle a aussi honoré les mânes de son père et de sa mère. Les stances sur la mort de cette dernière finissent par ce vers : « Respectez mes soupirs, ne me consolez pas. »

Il y a dans ces stances des traits de sentiment qui font respecter la mère et aimer la fille :

Au précieux devoir de sauver une mère
J’ai sacrifié mes beaux jours...
J’appelle à mon secours cette âme grande et ferme,
Et qui, d’un œil égal au milieu de mes pleurs,
Envisagea la mort sans craindre ses horreurs.
Mais que me sert, hélas ! de l’invoquer sans cesse ?...
Je m’abandonne à ma faiblesse,
Et je n’ai rien de sa vertu.

 
 
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