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3 août 1492 : Christophe Colomb part du port de Palos pour la découverte du Nouveau Monde

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3 août 1492 : Christophe Colomb
part du port de Palos pour la
découverte du Nouveau Monde
Publié / Mis à jour le jeudi 2 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Isabelle de Castille avait fait armer les vaisseaux dont Colomb devait prendre le commandement dans le port de Palos de la Frontera, petite ville maritime de la province d’Andalousie. Comme le prieur Jean Perès, à qui Colomb avait déjà tant d’obligations, résidait dans le voisinage, ce bon ecclésiastique le servit encore utilement de son crédit auprès des habitants, non seulement en obtenant d’eux ce qui lui manquait des fonds qu’il s’était engagé à fournir, mais en déterminant plusieurs d’entre eux à faire le voyage : les principaux de ces associés de Colomb furent trois frères du nom de Pinson, riches et bons marins, qui voulurent bien risquer leur vie et leur fortune avec lui.

Cependant, malgré tous les efforts d’Isabelle et de Colomb, l’armement ne répondit guère, ni à la dignité de la nation, ni à l’importance de l’objet : il consistait en trois vaisseaux seulement, dont le plus grand était d’un port très peu considérable. Il était commandé par Colomb comme amiral, qui lui donna le nom de Sainte-Marie, en l’honneur de la sainte Vierge pour laquelle il avait une dévotion particulière. Martin Pinson commandait le second appelé la Pinta, et avait son frère François pour pilote ; le troisième, appelé la Nigra, avait pour capitaine Yanes Pinson ; ces deux derniers étaient très petits, et n’étaient plutôt que de grandes chaloupes.

Christophe Colomb et la reine Isabelle de Castille
Christophe Colomb et la reine Isabelle de Castille

Cette escadre, si on peut lui donner ce nom, était approvisionnée pour douze mois, et portait quatre-vingt-dix hommes, la plupart matelots, avec quelques aventuriers qui suivaient la fortune de Colomb, et quelques gentilshommes de la cour d’Isabelle, chargés de l’accompagner. Enfin, toute cette dépense, qui avait si fort effrayé la cour d’Espagne, et qui avait retardé si longtemps la négociation de Colomb, ne passait pas quatre mille livres sterling.

L’art de la construction était encore dans l’enfance au quinzième siècle ; les vaisseaux n’étaient faits que pour des voyages très courts, où l’on ne s’écartait point des côtes ; on peut dire que le courage et le génie entreprenant de Colomb éclatèrent, surtout dans la confiance arec laquelle il se hasardait avec des navires si peu propres à une longue navigation, dans des mers inconnues, sans carte pour le guider, sans connaissance des courants, sans expérience antérieure des dangers qu’il avait à craindre ; mais son empressement à accomplir le grand projet qui depuis si longtemps occupait toutes ses pensées, lui fit oublier ou compter pour rien toutes ces circonstances qui auraient arrêté tout esprit moins audacieux que le sien : il pressa les préparatifs de son voyage avec tant d’ardeur, et fut si bien secondé par les personnes qu’Isabelle avait chargées de cette affaire, qu’il fut bientôt en état de partir ; mais comme il était plein de sentiments de religion, il ne voulut point s’embarquer pour une expédition si dangereuse, et dont un des grands objets était d’étendre la foi chrétienne, sans avoir imploré, par un acte public de dévotion, la faveur et la protection du ciel.

Pour accomplir ce devoir, lui-même et tous ceux qui partaient avec lui allèrent en procession solennelle à l’église du monastère de Rabida, où, après s’être confessés et avoir reçu l’absolution, ils communièrent des mains du prieur Perès, qui joignit ses prières aux leurs pour le succès d’une entreprise qu’il avait protégée avec un zèle si actif.

Le lendemain au matin, mardi 3 août 1492, un peu avant le lever du soleil, Colomb mit à la voile en présence d’une foule de spectateurs qui élevaient les mains au ciel pour en obtenir une réussite heureuse, qu’ils souhaitaient plus qu’ils ne l’espéraient.

 
 
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