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3 janvier 1826 : traité de paix entre l'Angleterre et l'empire des Birmans.

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3 janvier 1826 : traité de paix entre l’Angleterre et l’empire des Birmans
Publié / Mis à jour le vendredi 13 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

L’empire des Birmans, tel qu’il existe aujourd’hui, est une création toute moderne : les anciens géographes désignaient par ce nom une race guerrière qui se répandit de la côte oriental du golfe du Bengale, jusqu’aux montagnes du Tungkin et aux frontières de la Chine. Cette race forma plusieurs royaumes, ceux de Siam, de Pégu, d’Ava, d’Arrakan, et quelques autres.

Vers le milieu du dernier siècle, Alompra, simple particulier, soldat obscur, profitant des troubles qui déchiraient la péninsule indo-chinoise, parvint au trône d’Ava, subjugua le Pégu, quelques provinces siamoises, et de la condition la plus vulgaire s’éleva par son génie au rang des plus puissants monarques de l’Orient. Ses successeurs, soutenant par la guerre un trône que la guerre avait fondé, s’emparèrent de l’Arrakan, des provinces de Mumnipore et de Cassay.

Agrandi par ces conquêtes, l’empire birman, situé du 9e au 26e degré de latitude nord, et du 92e au 104e degré de longitude occidentale, offre un territoire de 194 milles anglais carrés et une population de 11 millions d’habitants environ fort supérieurs en activité et en courage aux peuples amollis de l’Indostan, et même à ceux de race chinoise, à laquelle ils semblent pourtant tenir davantage par les traits, par la religion et par les mœurs. Les annales de la dynastie d’Alompra nous sont peu connues ; mais, au rapport des voyageurs, elles présentent déjà une série étonnante d’assassinats et d’usurpations. (Voyages du, major Symes et du capitaine Hiram-Cox. Lesur, Annuaire.)

Quand le nouvel empire, par ses accroissements successifs, vint heurter la frontière anglaise, quelques différends en résultèrent ; plusieurs fois la guerre fut sur le point d’éclater. En 1817, le monarque birman s’engagea secrètement dans la grande confédération mahratte ; mais le marquis d’Hastings eut l’adresse de le contenir, et les Mahrattes étaient soumis avant que l’empereur eût pu se déclarer. Les gouverneurs de l’Inde britannique connaissent le danger de leur position : ils savent que vingt-cinq mille étrangers ne dominent pas facilement quatre-vingts millions d’indigènes. En toute occasion, ils ont usé d’une extrême prudence pour éviter les querelles avec des voisins dont ils estiment les relations commerciales, et dont ils redoutent l’inimitié.

En 1823, plusieurs incursions des Birmans dans le pays d’Assam et de Cachar, des droits imposés par eux sur la navigation des rivières communes, annonçaient une rupture prochaine ; elle s’opéra le 20 janvier 1824 par l’arrestation du capitaine d’un schooner anglais, et par la saisie de l’île Shapurée, à l’embouchure de la rivière d’Arrakan.

Lord Amherst, gouverneur général, envoya demander réparation de cet outrage à l’empereur birman, qui répondit par des plaintes sur la protection qu’on accordait à ses rajahs rebelles d’Assamet de Cachar. La campagne s’ouvrit ; sir ArchibaldCampbell s’empara de Rangoon, ville considérable, située à l’embouchure de l’Irrawaddy. Pour la première fois, les Anglais firent usage d’un bâtiment à vapeur (la Diane) contre une escadrille de barques de guerre indiennes. Les manœuvres de ce bâtiment furent si rapides, qu’il jeta le désordre parmi les Birmans et prit trente- deux de ces barques élégantes et dorées, dont plusieurs avaient quatre-vingts pieds de long, et portaient cinquante-deux rameurs et cent cinquante combattants.

Malgré ce succès et d’autres expéditions non moins brillantes, la compagnie anglaise désirait la paix. Les fatigues, les intempéries de la saison pluvieuse lui enlevaient encore plus de soldats que le fer de l’ennemi. La tactique des Indiens consiste à élever de distance en distance, sur les grands chemins et dans les passages susceptibles de défense, de petites forteresses ou estacades formées de madriers de teak, palissadées avec des pieux de bambous ; derrière ces ouvrages, qu’ils ceignent de fossés profonds, ils construisent des retranchements en terre ou en briques, et les garnissent d’artillerie. Sir Archibald Campbell forma le projet de marcher sur la capitale de l’empire à travers cent soixante lieues de pays ainsi fortifiées. C’est dans cette marche qu’il prit les villes d’Ankan et de Prome ; la saison pluvieuse, qui commence au mois de juin et ne finit qu’au mois de novembre, le força de s’arrêter.

Depuis dix-huit mois que durait la guerre, des propositions de paix avaient été faites on les renouvela. La compagnie anglaise éprouvait une crise inquiétante ; son dernier emprunt n’était pas rempli ; son papier de remise tombait ; l’intérêt de l’argent, déjà monté à 8 pour cent, menaçait de s’élever encore. Un nouvel ennemi, le rajah de Bhurtpoore apparaissait au centre même de sa domination. (Voy. 28 Janvier.)

Le 17 septembre 1826, un armistice fut conclu entre l’armée anglaise et les Birmans ; des difficultés nombreuses retardèrent la signature du traité définitif. L’étiquette voulait que le Keewoungee, le premier ministre du monarque aux pieds d’or (c’est ainsi que s’intitule l’empereur des Birmans) ne se rendît aux conférences préliminaires qu’accompagné de cinq cents hommes portant des armes à feu, et de cinq cents autres portant des sabres ; les négociateurs anglais se firent suivre d’une même escorte.

La délibération s’ouvrit avec cet appareil militaire ; elle se rompit quand le général anglais demanda la cession de plusieurs villes et des indemnités. L’empereur des Birmans, et surtout l’impératrice, qui exerçait un grand empire sur le vieux despote, répondirent qu’ils n’avaient jamais cédé de territoire’, même dans leurs guerres avec la Chine. Les hostilités reprirent ; l’épuisement des deux partis les ramenèrent aux conférences. Voici les principales clauses du traité signé le 3 janvier 1825, et qui ne fut ratifié par l’empereur des Birmans que le 24 février suivant après de nouveaux combats.

Les Anglais conservent les provinces conquises du royaume d’Arrakan, savoir : Arrakan, Chéduba et Sandowey ; les Birmans leur cèdent en outre les provinces de Yeh, Tavoy, Mergui et Tériasserim. Les Birmans s’engagent à payer aux Anglais un crore (10 millions) de roupies (environ 24 millions de francs) à des époques fixées par le traité. Les navires britanniques seront reçus dans les ports birmans sans payer de droits, et sans être obligés de désarmer ni de débarquer leurs canons à terre ; les Birmans jouiront du même privilège dans les ports anglais. La nation siamoise est comprise, dans le même traité.

Ainsi se termina cette guerre qui coûta beaucoup d’hommes et d’argent, et dont chaque coup de canon ébranlait la Boursfe de Londres. La nouvelle de la paix rétablit aussitôt le crédit de la compagnie anglaise.

 
 
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