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24 juillet 1712 : bataille de Denain et victoire du maréchal de Villars

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24 juillet 1712 : bataille de Denain
et victoire du maréchal de Villars
Publié / Mis à jour le vendredi 20 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Le chevalier Folard appelle cette victoire l’ornement de la couronne du maréchal de Villars ; elle fut en effet le salut de la France, réduite aux dernières extrémités par cette suite de revers et de désastres, qui signalèrent la guerre de la succession d’Espagne, et qui rendirent les dernières années de Louis XIV aussi tristes et aussi déplorables que les premières avoient été brillantes et glorieuses.

Des détachements ennemis avaient fait des incursions jusque sur la route de Versailles, où ils avoient enlevé un écuyer du dauphin, qu’ils avaient pris pour le dauphin lui-même. L’alarme était dans la capitale comme dans tout le reste du royaume ; il fut agité dans Versailles, si le roi se retirerait à Chambord ; il dit au maréchal d’Harcourt, qu’en cas d’un nouveau malheur, il convoquerait toute la noblesse de son royaume, qu’il la conduirait à l’ennemi malgré son âge de soixante-quatorze ans, et qu’il périrait à la tête.

Villars à la bataille de Denain. Peinture de Jean Alaux
Villars à la bataille de Denain. Peinture de Jean Alaux

Une faute que fit le prince Eugène, délivra le roi et la France de tant d’inquiétudes ; il faisait alors le siège de Landrecies. On prétend que ses lignes étaient trop étendues ; que le dépôt de ses magasins dans Marchiennes, était trop éloigné ; que le général Albemarle, posté à Denain, entre Marchiennes et le camp du prince, n’était pas à portée d’être secouru assez tôt, s’il était attaqué. On assure qu’une Italienne fort belle, entretenue par le prince Eugène, était dans Marchiennes, et qu’elle avait été cause qu’on avait choisi ce lieu pour servir d’entrepôt.

Ceux qui se plaisent à attribuer les grands événements à des causés singulières, prétendent qu’un curé et un conseiller de Douai, se promenant ensemble vers ces quartiers, imaginèrent les premiers qu’on pouvait aisément attaquer Denain et Marchiennes. Le curé donna son avis à l’intendant de la province, celui-ci au maréchal de Montesquiou, qui commandait sous le maréchal de Villars, le général l’approuva et l’exécuta heureusement, en donnant le change au prince Eugène.

Un corps de dragons s’avança à la vue du camp ennemi, comme si l’on se préparait à l’attaquer ; et tandis que ces dragons se retirent ensuite vers Guise, le maréchal marche à Denain avec son armée, sur cinq colonnes. On force les retranchements du général Albemarle, défendus par dix-sept bataillons ; tout est tué ou pris. Le prince Eugène arrivé à la hâte, mais à la fin de l’action, avec ce qu’il peut amener de troupes ; il veut attaquer un pont qui conduisait à Denain, et dont les Français étaient maîtres ; il y perd du monde, et retourne à son camp, après avoir été témoin de cette défaite.

Tous les postes vers Marchiennes, le long de la Scarpe, sont emportés l’un après l’autre avec la même rapidité : on presse le siège de Marchiennes avec tant de vivacité, qu’au bout de trois jours on se rend maître de toutes les munitions de guerre et de bouche, amassées par les ennemis pour la campagne. L’armée du prince Eugène se retire, diminuée de cinquante bataillons, dont quarante furent pris depuis le combat de Denain jusqu’à la fin de la campagne ; les nouveaux avantages que le maréchal de Villars remporta sur les ennemis, hâtèrent la paix d’Utrecht, conclue le 11 avril 1713.

« On m’a assuré (dit le président Hénault) que Malborough étant à Aix-la-Chapelle, où il reçut une lettre du prince Eugène, qui lui envoyait le plan de sa position, lui dépêcha sur-le-champ un courrier, pour lui mander le risque où il s’était mis par cette position : le courrier arriva trop tard. A quoi tiennent les grands événements ! »

 
 
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