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17 juillet 1762 : Pierre III, empereur de Russie, meurt dans la prison où il était enfermé depuis le 9 juillet précédent - Histoire de France et Patrimoine


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17 juillet 1762 : Pierre III, empereur de Russie,
meurt dans la prison où il était enfermé
depuis le 9 juillet précédent
Publié / Mis à jour le dimanche 15 juillet 2012, par LA RÉDACTION

 

Suivant la relation que l’impératrice adressa à toutes les cours de l’Europe, Pierre III mourut d’un accident hémorroïdal ; mais il est certain aujourd’hui que ce prince est mort assassiné. Le récit suivant est de M. de Rulhières, qui était à Pétersbourg à l’époque de la révolution de 1762.

La révolution paraissait finie sans qu’aucune violence eût laissé d’odieuses impressions. Pierre était gardé dans une maison agréable, nommée Robshack, à six lieues de Pétersbourg ; mais les soldats étaient étonnés de ce qu’ils avoient fait ; ils ne concevaient pas par quel enchantement on les avait conduits jusqu’à détrôner le petit-fils de Pierre-le Grand, pour donner sa couronne à une Allemande. La plupart, sans projet et sans idée, avaient été entraînés par le mouvement des autres ; et chacun rentré dans sa bassesse, après que le plaisir de disposer d’une couronne fut évanoui, ne sentit plus que des remords ; les matelots, qu’on n’avait point intéressés dans le soulèvement, reprochaient publiquement aux gardes, dans les cabarets, d’avoir vendu leur empereur pour de la bière. La pitié, qui justifie même les plus grands criminels, se faisait entendre dans tous les cœurs.

Une nuit, une troupe de soldats attachés à l’impératrice, s’ameuta par une vaine crainte, disant : Que leur mère était en danger. Il fallut la réveiller pour qu’ils la vissent. La nuit suivante, nouvelle émeute plus dangereuse. Tant que la vie de l’empereur laissait un prétexte aux inquiétudes, on pensa qu’on n’aurait point de tranquillité.

Le comte Orlof, favori de l’impératrice ; un nommé Teplof, parvenu des plus bas emplois, par un art singulier de perdre ses rivaux, et un soldat, nommé le Balafré, qui avait été utile dans la révolution, allèrent trouver ensemble ce malheureux prince ; ils lui annoncèrent, en entrant, qu’ils étaient venus pour dîner avec lui ; et selon l’usage des Russes, on apporta, avant le repas, des verres d’eau-de-vie. Celui que but l’empereur, était un verre de poison ; soit qu’ils fussent pressés de rapporter leur nouvelle, soit que l’horreur même de leur action la leur fît précipiter, ils voulurent, un moment après, lui verser un second verre. Déjà ses entrailles brûlaient, et l’atrocité de leurs physionomies les lui rendant suspects ; il refusa ce verre ; ils mirent de la violence à le lui faire prendre, et lui à les repousser.

Dans cet horrible débat, pour étouffer ses cris qui commençaient à se faire entendre au loin, il se précipitèrent sur lui, le saisirent à la gorge, et le renversèrent ; mais comme il se défendait avec toutes les forces que donne le dernier désespoir, et qu’ils évitaient de lui porter aucune blessure, réduits à craindre pour eux-mêmes, ils appelèrent à leur secours deux officiers chargés de sa garde, qui, à ce moment, se tenaient en dehors, à la porte de sa prison. C’était le plus jeune des princes Baratinski et un nommé Potemkine, âgé de dix-sept ans ; ils avoient montré tant de zèle dans la conspiration, que malgré leur extrême jeunesse, on les avait chargés de cette garde : ils accourent, et trois de ces meurtriers ayant noué et serré une serviette autour du coup de ce malheureux empereur, tandis qu’Orlof, de ses deux genoux, lui pressait la poitrine et le tenait étouffé, ils achevèrent ainsi de l’étrangler, et il demeura sans vie entre leurs mains.

On ne sait pas avec certitude quelle part l’impératrice eut à cet événement ; mais ce qu’on peut assurer, c’est que le jour même qu’il se passa, cette princesse commençant son dîner avec beaucoup de gaieté, on vit entrer ce même Orlof échevelé, couvert de sueur et de poussière, ses habits déchirés, sa physionomie agitée, pleine d’horreur et de précipitation. En entrant, ses yeux étincelants et troublés cherchèrent les yeux de l’impératrice. Elle se leva en silence, passa dans un cabinet où il la suivit, et quelques instants après, elle y fit appeler le comte Panine, déjà nommé son ministre : elle lui apprit que l’empereur était mort et le consulta sur la manière d’annoncer cette mort au public ; Panine conseilla de laisser passer une nuit, et de répandre la nouvelle le lendemain, comme si on l’avait reçue pendant la nuit. Ce conseil ayant été agréé, l’impératrice rentra avec le même visage, et continua son dîner avec la même gaieté. Le lendemain , quand on eut répandu que Pierre était mort d’une colique hémorroïdale, elle parut baignée de pleurs, et publia sa douleur par un édit.

Le corps fut rapporté à Pétersbourg, afin d’y être exposé. Le visage était noir, et le cou déchiré. Malgré ces horribles marques, pour assoupir les mouvements qui commençaient à se faire craindre, et prévenir que des imposteurs n’agitassent un jour l’empire sous son nom, on le laissa trois jours exposé à tout le peuple, sous les seuls ornements d’un officier holstenais. Ses soldats, devenus libres, mais toujours désarmés, se mêlèrent parmi la foule , et en regardant leur souverain, leur air se remplissait de pitié, de mépris, et d’une sorte de regret mêlé de honte.

 
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