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5 juillet 1718 : le tsar Pierre le Grand fait condamner son fils à mort

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5 juillet 1718 : le tsar Pierre le Grand
fait condamner son fils à mort
Publié / Mis à jour le mercredi 4 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Alexis Petrowitz, issu du premier mariage de Pierre le Grand, loin de marcher sur les traces de son père, condamnait par ses discours, et encore plus par ses mœurs et par ses actions, tout ce que Pierre le Grand entreprenait pour la gloire et pour l’agrandissement de la Russie. Elevé dans un attachement insurmontable pour les anciens usages de la nation, il montrait le plus grand mépris pour les arts et pour les établissements nouveaux. Il était presque toujours enfermé avec une Finlandaise, nommée Euphorise, qui l’entretenait dans une vie oisive.

Pierre le Grand s’efforçait d’exciter en lui de l’émulation, de l’amour pour la gloire, et du goût pour les grandes choses ; mais le cœur du tsarévitch ne pouvait s’ouvrir à aucun de ces sentiments. Enfin, le czar envisageant le prince son fils comme le futur destructeur de tout ce qu’il avait entrepris, résolut de le déshériter. Le tsarévitch parut consentir à ce que le tsar projetait ; cependant, à peine son père eut entrepris son second voyage en Europe, qu’il alla chercher un asile auprès de l’Empereur, qui était son beau-frère. La cour impériale lui ordonna de se tenir caché dans Vienne, et l’engagea bientôt à chercher une autre retraite.

Le tsarévitch se retira à lnspruck, avec sa maîtresse, et ensuite à Naples. Le tsar ayant découvert la demeure de son fils, l’engagea à revenir à Moscou. Dès que le prince fugitif fut arrivé, Pierre fit environner par des gardes le château où il était ; on lui ôta son épée, et il fut conduit comme un criminel devant son père. Tous ceux qui partageaient les sentiments du jeune prince, furent arrêtés : de ce nombre fut Eudoxie, mère du tsarévitch, que l’espoir de régner bientôt avec son fils, avait portée à sortir du cloître, où elle était renfermée depuis qu’elle avait été répudiée par le tsar. On instruisit le procès de ces prisonniers, dont la plupart furent condamnés à perdre la vie. L’archevêque de Rostof expia sur la roue une prétendue révélation qu’il disait avoir eue sur la mort prochaine du tsar.

Eudoxie ayant à peine échappé à la mort, fut reléguée au couvent de Ladoga, avec ordre de la faire fouetter par deux religieuses ; Glebof, son amant, fut empalé. Le jugement d’Alexis vint ensuite. Un tribunal, composé des principaux de la noblesse et du clergé, prononça contre lui un arrêt de mort. La lecture de cet arrêt fut le coup qui le tua ; il l’entendit avec des convulsions si violentes, qu’il expira le lendemain, en présence de son père et de toute la cour. Le clergé de Russie se fit un éternel honneur dans cette affaire, par la manière vraiment chrétienne dont il exposa son sentiment au tsar, dans une matière si délicate.

« Si sa majesté, dit le clergé, veut punir celui qui est tombé, selon ses actions et suivant la mesure de ses crimes, il a devant lui des exemples de l’Ancien Testament ; s’il veut faire miséricorde, il a l’exemple de Jésus-Christ même, qui reçoit le fils égaré qui revient à repentance ; qui renvoie libre la femme surprise en adultère, laquelle a mérité la lapidation selon la loi ; il a l’exemple de David, qui veut épargner Absalon, son fils et son persécuteur ; car il a dit à ses capitaines, lorsqu’ils allaient le combattre : Epargnez mon fils Absalon. » Le tsar fut inflexible, et ne consulta que l’intérêt de l’Etat ou celui de sa gloire, ou selon d’autres, celui des enfants de son second mariage.

 
 
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