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2 juillet 1616 : réforme des filles pénitentes à Paris

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2 juillet 1616 : réforme
des filles pénitentes à Paris
Publié / Mis à jour le lundi 2 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Un cordelier, nommé Jean Tisserand, avait reçu de la nature une vive éloquence, que son zèle lui suggéra d’employer, tout entière à la conversion des filles publiques. Parvenu à ramener deux cents de ces filles, qui alors abondaient à Paris, il voulut les réunir en communauté religieuse, et le duc d’Orléans, depuis Louis XII, favorisa ce projet, en donnant, pour les loger, une grande partie de son hôtel d’Orléans, situé rue d’Orléans-Saint-Honoré, à l’endroit où s’éleva plus tard la Halle-aux-Blés.

Par lettres du 14 septembre 1496, Charles VIII confirma l’établissement des Filles pénitentes. L’évêque de Paris, Jean-Simon, fit un règlement imprimé en 1500, où l’on voit que, pour entrer dans ce couvent, il fallait prouver qu’on avait vécu dans le libertinage, et l’affirmer par serment prêté sur les saints Evangiles, en présence du confesseur et de cinq ou six personnes. Ou exigeait cette preuve avec autant de sévérité que s’il se fût agi de lettres de noblesse. Il arrivait quelquefois que, pour se créer des titres à l’admission, et dans la crainte du parjure, de jeunes filles allaient se déshonorer et se présentaient ensuite à la communauté. D’autres affirmaient qu’elles avaient mené une vie déréglée, et portaient encore tous les signes physiques de l’innocence. Cette singulière imposture détermina les religieuses à ne plus s’en rapporter au serment des aspirantes. Désormais chacune d’elles fut soumise à la vérification qu’avait subie Jeanne d’Arc dans une intention toute contraire.

Les Filles pénitentes restèrent dans le même couvent jusqu’en 1572, époque à laquelle Catherine de Médicis, voulant construire un hôtel sur le terrain qu’elles occupaient, les fit déloger et transférer rue Saint-Denis, dans le monastère de Saint-Magloire. Le désordre finit par y régner. Pendant les guerres qui émaillèrent le XVIe siècle, siècle, la conduite des Filles pénitentes devint si scandaleuse, qu’on fut obligé de leur adjoindre huit religieuses de Montmartre, chargées spécialement de les rappeler à l’observance de la règle. Cette mesure obtint du succès, et la chasteté triompha, dit-on, des habitudes et des souvenirs, qui devaient conspirer sans cesse à la détruire.

 
 
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