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Vous n'en aurez pas les gants. Origine, signification proverbe, expression populaire. Dictionnaire locutions

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Vous n’en aurez pas les gants
Publié / Mis à jour le lundi 26 décembre 2011, par LA RÉDACTION
 
 
 
Vous n’aurez à tel sujet ni la gloire, ni les profits

Au Moyen Age on remettait comme cadeau une paire de gants à celui qui apportait une bonne nouvelle ; c était un usage qui avait été transmis par les Espagnols de donner ainsi une paire de gants, qu’on appelait alors paragante, mot qui signifie pour les gants.

Voici à ce sujet quelques vers de Molière, qui se trouvent dans sa comédie de l’Etourdi où ce mot est employé par Mascarille, qui se promet de faire emprisonner, sur un soupçon, le rival de son maître :

Je sais des officiers de justice altérés.
Qui sont pour de tels coups de vrais délibérés.
Dessus l’avide espoir de quelque paragante ; Il n’est rien que leur art avidement ne tente
Et du plus innocent, toujours à leur profit,
La bourse est criminelle et paye son délit.

Aux XIIIe et XIVe siècles, en France, les bourgeois donnaient des gants et les grands seigneurs quelques parties d’habillement à toute personne qui apportait le premier une bonne nouvelle.

Un fait à citer à la louange de notre vaillant Duguesclin (XIVe siècle), c’est qu’il se dépouillait fort souvent d’une partie de ses vêtements pour en faire un don, soit au gentilhomme, soit au trouvère malheureux qui lui apportait un message. Les obligés du connétable le remerciaient de sa générosité en épelant son nom par des rasades, c’est-à-dire en vidant un nombre de coupes égal à celui des lettres du nom du vaillant guerrier, usage venu des Romains.

Puisque nous en sommes venus à parler des Anciens, on peut ajouter ici que cet usage de donner des vêlements en récompense datait d’une antiquité assez reculée. Non seulement chez les Grecs et les Romains, mais chez d’autres peuples on trouve cette coutume. Aristophane, chez les premiers, en cite un exemple et Martial, chez les seconds, en parle également.

Les Arabes rapportent que leur prophète Mahomet donna l’exemple de cette libéralité en offrant son manteau à un poète. Du reste, en Orient, cette coutume de donner des étoffes et des fourrures s’est continuée de nos jours.

 
 
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