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Démagogie et bien-pensance d’édiles aux abois. Éditorial du 5 décembre 2002 paru dans le N° 5 de La France pittoresque (janvier/février/mars 2003)

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Éditorial
Éditorial du magazine La France pittoresque, revue de la petite Histoire de France née en 2001. Tous les éditoriaux consultables en ligne.
Démagogie et bien-pensance
d’édiles aux abois
(Éditorial du 5 décembre 2002 paru dans le N° 5 de
La France pittoresque - janvier/février/mars 2003)
Publié / Mis à jour le dimanche 4 décembre 2011, par LA RÉDACTION
 

La Ve République, étouffée par ses pratiques concussionnaires, vit-elle ses dernières années, discréditée par d’incessants recours à ses prérogatives pour distribuer abusivement quelques prébendes avec l’assentiment démocratique du peuple l’ayant mise en place ? Les affaires politico-financières émaillant ces dernières décennies, dignes filles du scandale du canal de Panama ayant ébranlé la IIIe République, auront-elles raison de la chose publique ô combien éloignée de cet Eden tant promis à nos ancêtres par les fossoyeurs sanguinaires de l’Ancien Régime ? Si l’écœurement populaire, à ses débuts simple clameur publique éthérée, a depuis longtemps pris les seuls contours consentis par le système républicain, ceux d’une abstention enflant à chaque consultation électorale, d’une inexorable montée du vote « contestataire » et de caduques alternances gauche-droite, l’inextinguible soif de liberté des Français sonnera-t-elle le glas d’un système obsolète ?

 N° 5 de La France pittoresque (janvier/février/mars 2003)
N° 5 de La France pittoresque
(janvier/février/mars 2003)

Fermement adulée d’une caste politicienne dont elle sert les intérêts et légalise l’impunité morale, animée par d’aveugles et sensationnalistes velléités répressives dont l’Histoire a montré l’inanité, derniers soubresauts d’édiles aux abois excellant pour l’heure dans l’art de nouer une complicité artificielle avec le peuple par télévision interposée, la République joue aujourd’hui son va-tout : tenter de se constituer une nouvelle virginité. Mais derrière l’attendrissant minois de Marianne, les plus lucides des Français n’ont-ils pas deviné l’hydre sournoise et liberticide, dont les dernières manœuvres et mesures coercitives, prétextes grossièrement taillés sur le dos de la mendicité ou de la prostitution, ont peu de chance de nuire aux réels ennemis de l’ordre public ?

Fers de lance de cette croisade des temps modernes à laquelle se vouent corps et âme les affidés du pouvoir en place, la démagogie et la bien-pensance revêtent leurs plus beaux atours, allant jusqu’à prendre la forme de débats télévisés sous le signe – ou sous couvert – du divertissement, rassemblant intellectuels, politiques, experts ou humoristes notoires : leur qualité d’hommes publics rassure ; leurs propos, conformistes à l’excès et tissés de clichés, lénifient. Les sujets qui fâchent sont soigneusement éludés, mais un trublion est-il, à dessein, invité sur le plateau, que ces jeux du cirque modernes dépêchent leur armée de contradicteurs chargés de gourmander voire de lyncher l’outrecuidant.

Cette gigantesque mascarade, véritable dictature intellectuelle visant à mettre en coupe réglée une population déjà oppressée par les contraintes administratives, sociales et fiscales, constitue la clef de voûte d’un État policier dont l’Histoire nous enseigne toute l’iniquité, les craintes du plus honnête citoyen vis-à-vis d’un tel régime étant hélas fondées : l’absence de discernement – et parfois de probité – dans l’application d’une loi par les fonctionnaires en ayant la charge, laisse le champ libre aux excès de zèle dont certains se soldent par de préjudiciables dégâts collatéraux, expression en vogue depuis que l’Impérialiste du Nouveau Monde s’est arrogé le droit d’affamer une population d’Orient et d’en piller les richesses, à l’image d’Hulagu, petit-fils de Gengis Khan massacrant aveuglément Bagdad en 1258 et mettant un terme à cinq siècles d’un rayonnement culturel sans précédent.

L’instruction ne valant pas d’être acquise au prix d’un ennui profond, fût-il savant, La France pittoresque vous dévoile une fois encore quelques tranches de vie du passé sur un ton divertissant et piquant. Un vrai régal, nous l’espérons !

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque
 

 
 
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