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Coutumes et traditions : procession de la Fête Dieu à Angers (Maine-et-Loire)

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Coutumes, Traditions
Origine, histoire des coutumes, traditions populaires et régionales, fêtes locales, jeux d’antan, moeurs, art de vivre de nos ancêtres
Procession de la Fête-Dieu à Angers (Maine-et-Loire)
(récit paru au XIXe siècle)
octobre 1999, par LA RÉDACTION
 

Ce fut à Angers que Bérenger ouvrit ses prédications contre la présence réelle du Christ dans l’hostie, et cette hérésie, qui semblait ouvrir de loin la voie à Calvin et à Luther, agita profondément la dernière moitié du onzième siècle. Par suite de la réaction qui s’opéra contre cette opinion, et afin de témoigner plus clairement l’adoration pour le Christ, que les catholiques croyaient ébranlée, le pape Urbain IV institua, en 1264, l’ovation publique du Saint-Sacrement, et la ville qui avait été le théâtre des prédications de Bérenger s’efforça de se justifier aux yeux de l’Église en donnant à cette ovation un éclat tout particulier.

Une torche de la procession de la Fête-Dieu à Angers
Une torche de la procession
de la Fête-Dieu à Angers

Aussi les processions de la Fête-Dieu à Angers, que l’on appelait sacres, eurent-elles longtemps une grande célébrité.

La cérémonie commençait à six heures du matin et durait jusqu’à quatre heures du soir. Toutes les autorités de la ville suivaient la procession. Pendant la nuit qui précédait la fête, des crieurs publics parcouraient les rues pour l’annoncer, tenant à la main une torche de cire jaune à laquelle pendait une clochette.

Douze corps d’état avaient le privilège de paraître à la procession avec des torches : c’étaient les bouchers, les poissonniers, les cordonniers, les tailleurs, les selliers, les couvreurs, les gauliers, les porte-faix, les savetiers, les cordiers, les boulangers et les bateliers.

Par extension, l’usage fit donner le nom de torches à des théâtres portatifs, autour desquels s’avançaient les corps d’état. On groupait sur ces échafauds ambulants des mannequins à masques de cire, revêtus de papiers dorés, de paillettes, et figurant des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament. La torche ci-dessus montre Judith tenant à la main la tête d’Holopherne, que sa suivante reçoit dans un sac. D’un côté un groupe de soldats assyriens fait sentinelle, de l’autre est la tente des captifs, gardée par un guerrier qui a l’épée hors du fourreau. Toutes ces figures étaient de grandeur naturelle, ce qui doit faire comprendre le poids énorme de l’édifice entier. Il était porté par seize hommes qui faisaient faire à leur fardeau des révérences cadencées devant certaines stations.

Une torche de la procession
de la Fête-Dieu à Angers

Les douze torches existaient encore en 1790, car à cette époque les corporations demandèrent que leur entretien fût payé par la ville, ce qui fut accordé, mais amena peu après leur destruction. Il ne reste plus de trace de ces torches que dans le cierge des pêcheurs qui se porte encore aux processions de la Fête-Dieu. Il est d’une hauteur et d’une grosseur remarquables, orné de madones peintes et de petits cercles auxquels pendent des poissons.

 
 
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