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28 janvier 1672 : mort de Pierre Séguier, chancelier de France

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28 janvier 1672 : mort de Pierre Séguier, chancelier de France
Publié / Mis à jour le lundi 23 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Héritier d’un nom déjà célèbre dans la magistrature, Pierre Séguier, né le 28 mai 1588, fut nommé garde des sceaux en 1633 et chancelier en 1635. Quoique choisi par Richelieu, il ne se crut pas obligé de ramper servilement sous le ministre. Dans les troubles de la Fronde, il courut des dangers, et s’en tira comme par miracle, le jour des Barricades. Par suite des accommodements qui se firent à diverses périodes de cette guerre, les sceaux passèrent momentanément entre les mains de Châteauneuf, puis entre celles de Mole : Séguier les reprit en 1656, et les conserva le reste de sa vie.

Louis XIV disait du chancelier qu’il était plus magistrat qu’homme d’état : ses ennemis lui ont adressé quelquefois le reproche contraire. Madame de Sévigné varie beaucoup à son égard. D’abord elle ne voit en lui que le président de la commission qui a jugé Fouquet : après sa mort, elle lui rend plus de justice, et le tribut qu’elle paie à son caractère devient même sous sa plume un éloge complet.

Pierre Séguier doit être regardé comme l’un des fondateurs de l’Académie française. Quelque opinion que l’on professe sur l’utilité de ces corps littéraires, il faut reconnaître que l’intention du magistrat, protecteur des lettres, était noble et belle. Pendant trente ans, les séances de l’Académie se tinrent dans l’hôtel même de Séguier : il sut en maintenir les règlements avec autant de grâce que d’exactitude. Une place étant venue à vaquer, ses collègues offraient d’y nommer par acclamation son petit-fils, M. de Coislin. Séguier s’y opposa et voulut que l’on procédât au scrutin secret, afin de conserver la liberté des suffrages. Il étendit ’sa protection à l’Académie de peinture : le célèbre Lebrun a consacré dans un tableau la reconnaissance qu’il devait à son généreux appui.

Le désintéressement du chancelier était l’une de ses vertus les plus saillantes : il ne se montrait avide que de science et des moyens de l’acquérir. « Si l’on veut me séduire, disait-il quelquefois en plaisantant, on n’a qu’à m’offrir des livres. »

Ses descendants se sont perpétués avec honneur dans la carrière illustrée par lui.

 
 
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