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Arts divinatoires, évaluation caratère par : langue, ongles, usure souliers, prénoms

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Anecdotes insolites
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Divinations singulières par la langue,
les ongles, les prénoms, l’usure des souliers
(D’après « Le Journal de la jeunesse », paru en 1911)
Publié / Mis à jour le mercredi 12 juin 2013, par LA RÉDACTION
 
 
 
Pendant longtemps la phrénologie qui prétendait connaître le caractère des hommes d’après leur crâne fit fureur, avant de se faire damer le pion par la chiromancie qui, dans les lignes de la main, lisait le présent, le passé et l’avenir, elle-même supplantée par la graphologie. Mais ces arts divinatoires devinrent désuets à l’avènement de la divination par la langue, les ongles, les prénoms ou encore l’usure des souliers...

Savez-vous ce que c’est que la glossomanie ? Cette science permet de deviner les défauts et les qualités des gens d’après l’inspection de leur langue. Exemples : Longue, la langue indique la franchise ; courte, la dissimulation ; large, l’expansion ; étroite, la concentration ; longue et large, l’inconséquence ; longue et étroite, une franchise modérée : on pense ce que l’on dit sans toutefois dire ce que l’on pense ; courte et large, bavardage et mensonge : on parle beaucoup, mais on ne dit pas ce que l’on pense ; courte et étroite, ruse et mensonge excessifs, impénétrabilité et beaucoup de prudence : personnes toujours prêtes à tromper et qui doivent inspirer une grande défiance ; longue et large, la langue signifie bavardage intense.

La chiromancie
La chiromancie

Ce que les uns voient dans la langue, les autres le lisent dans les ongles. Les ongles longs sont l’indice d’un bon naturel et d’une grande confiance en soi, en même temps que d’une grande méfiance à l’égard des autres. Celui dont les ongles sont larges est doux et timide. Ne vous fiez pas à ceux qui ont des ongles courts et ronds ils sont coléreux et rancuniers. La personne dont les ongles sont recouverts de chair est d’une nature calme, aime ses aises, la table et le repos. Cette personne préférera un petit retenu avec presque pas de travail à une grande fortune qui nécessitera beaucoup d’activité et d’énergie.

Les ongles pâles dénotent une personne mélancolique ayant de grandes aptitudes pour les sciences et les études philosophiques. Les ongles longs et bien formés sont l’indice d’une nature fine, d’une nature d’artiste, d’un grand amour du monde et de tout ce qui est beau.

Et voici qui est plus fort encore c’est l’onomatologie, qui trouve les éléments du caractère des gens dans le prénom qu’ils portent. Ainsi :

Les « Marie » sont faibles, mélancoliques et malchanceuses.

Les « Pierre » sont forts, calmes, patients, possèdent l’esprit d’ordre, la constance dans les amitiés.

Les « Paul » sont, comme le grand apôtre, actifs, vifs d’élocutions faciles, mais à revirements soudains, à coups de tête.

Les « Georges », comme le vainqueur du Dragon, sont presque tous de grands et beaux hommes, infatués de leur valeur physique et intellectuelle. Chose curieuse, neuf sur dix sont de haute taille.

Les « Louis », amour-propre excessif, esprit vif et pénétrant, caractère irritable, grande activité.

Les « Léon » hommes doux et cordiaux, mais d’énergie faible, seraient supérieurs s’il avaient plus de force de caractère.

Les « Jean » caractère fort et plein de contrastes, tempérament ardent et passionné taillés pour la lutte.

Les « Henri » qualités de cœur, sentiments profonds et passionnés, énergie, mais rancune, irritabilité.

Naturellement il y a, à ces diverses indications, de nombreuses exceptions qui confirment la règle.

Il fallait être un observateur adroit et patient comme le Dr Garré, de Bâle, pour imaginer la scarpologie. C’est l’art de connaître le caractère et les penchants des hommes des femmes aussi par l’usure de leurs souliers. Les yeux sont les miroirs de l’âme, disent les poètes ; les semelles aussi, répond le docteur Garré. Montrez-lui un de vos souliers portés depuis deux mois au minimum, et il vous dira vos quatre vérités. Un talon et une semelle symétriquement usés annoncent un homme pondéré, énergique, un bon employé ou une bonne mère de famille.

Si le bord externe est seul usé, le porteur est un entêté, un volontaire, un homme d’initiative ; s’il y a excès dans l’usure, il peut même se rapprocher de l’aventurier. Si c’est le bord interne qui est usé, tout change ; l’homme est un faible, un irrésolu : La femme est douce, modeste. Mais tout cela n’est rien. Lorsque la pointe est râpée en même temps que le bout externe, tout le reste apparaissant neuf, le porteur est presque toujours un coquin.

« Donnez-moi quatre lignes de l’écriture d’un homme, et je le ferai pendre », disait un juge célèbre. Le docteur Garré n’est pas si exigeant : il ne lui faut qu’une paire de souliers. Le pire des caractères, d’après La Bruyère, est de n’en avoir aucun. En scarpologie le soulier neuf est seul dans ce cas ; tous les autres portent en traits ineffaçables le caractère de leur propriétaire.

Voici, pour finir, quelques observations dûment contrôlées par de savants spécialistes, qui ont trait non plus au caractère des gens, mais, ce qui s’en rapproche beaucoup, à leur profession ou à leur nationalité. Chaque métier produit sur la main ou sur le doigt un durillon, une sinuosité, une déformation qui en est, en quelque sorte, le stigmate.

L’index gauche des brodeuses et des couturières est criblé de piqûres.

Les mains des cordonniers sont déformées par le ligneul et présentent, à la seconde phalange de l’index, un durillon produit par la pression du tranchet.

Les tailleurs ont dans l’intérieur de la main droite des durillons provenant de la manœuvre du « carreau » ou fer à presser.

Les horlogers ont l’ongle du pouce rongé par suite !e de l’ouverture des boîtiers de montre.

Les copistes et les comptables ont l’extrémité du doigt majeur déformé par le contact prolongé du porte-plume.

Les menuisiers ont la paume de la main durcie par le manche de la varlope.

Les graveurs ont au milieu de la main un large durillon produit par le manche du burin.

Les photographes ont les ongles rongés et noircis par les acides.

Les teinturiers, outre des traces de couleur, ont la peau attaquée par les diverses substances chimiques dont ils font usage.

Enfin, d’après le ténor milanais, Fliming, chaque nation possède son rire propre avec des défauts variables et plus ou moins accentués. Seul, d’après lui, l’Italien ne rit jamais faux, tandis que tous les autres peuples font des « couacs » épouvantables. L’Allemand a un rire sonore, mais sans mesure ; I’Anglais rit avec sécheresse et froideur ; l’Autrichien a le rire léger, élégant ; le Belge s’esclaffe bruyamment ; l’Américain a un éclat de rire dominateur, tyrannique. Le rire français est large, cordial, rabelaisien. Voilà les observations qu’a faites Fliming. Il ajoute que la ville où l’on rit le plus, c’est Bruxelles ; celle où l’on rit le moins, Madrid ; celle ou l’on rit )e mieux, Paris.

 
 
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