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L'insoluble quadrature du cercle familial Poincaré ?

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Personnages : biographies
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Poincaré : l’insoluble quadrature
du cercle familial ?
(D’après « Éloge historique de Henri Poincaré, membre de
l’Académie des sciences » lu dans la séance publique annuelle
du 15 décembre 1913 et « La Grimace » n°279 paru en 1923)
Publié / Mis à jour le mercredi 6 avril 2011, par LA RÉDACTION
 
 
 
Précurseur en 1902 de la théorie de la relativité restreinte élaborée trois ans plus tard par Einstein, et cousin du futur président de la République Raymond Poincaré (1913), le physicien et philosophe Henri Poincaré a-t-il, comme lointain ancêtre, un amant de la reine Isabeau de Bavière et véritable géniteur de Charles VII ?

Charles VI avait épousé en 1385 Isabeau, fille du duc de Bavière alors âgée de 14 ans, qui prit la tête d’un conseil de régence du royaume de France en 1393, et fut impliquée dans la lutte pour la prise du pouvoir opposant au début du XVe siècle Armagnacs et Bourguignons. Le futur Charles VII, avant-dernier des douze enfants que la reine Isabeau eut de son époux, ne naquit qu’en 1403, et Isabeau aurait eu, au cours de ces dix-huit années, de nombreux amants, parmi lesquels le duc d’Orléans – Louis Ier d’Orléans –, chef du parti des Armagnacs, le parti bourguignon lançant au demeurant la rumeur selon laquelle il serait en réalité le fils du duc.

Henri Poincaré
Henri Poincaré

La légende prête également à Isabeau comme amant, vers l’an 1402, un étudiant du diocèse de Langres, qui suivait les cours de l’Université de Paris, et que les chroniqueurs de l’époque désignent sous le nom de Raimundus Pugniquadrati, ou, en français, de Raimond Poingquarré. Combien de temps dura leur liaison ? Aucun document ne semble permettre de l’établir de façon certaine. Rappelant la chronologie de ces faits, un chroniqueur de La Grimace s’interroge, en 1923, sur la possibilité que Charles VII soit en réalité le fils de Raimundus. Et d’affirmer ensuite que ce Raimundus Pugniquadrati aurait eu, outre l’enfant né de ses œuvres et des œuvres de sa royale maîtresse, un fils légitime, Jehan Pugniquadrati, qui, après avoir, lui aussi, été étudiant à Paris, fut grandement protégé par la reine, dont il était, en 1418, le secrétaire, en même temps qu’il était celui du duc de Bourgogne, Jean sans Peur.

Ayant quant à lui découvert un Petrus Pugniquadrati, étudiant à l’Université de Paris en 1403, Antoine Thomas, de l’Académie des Inscriptions, explique que le « mot poing entre encore dans quelques locutions pittoresques où il se combine avec des participes passés ; on dit : frapper à poings fermés, dormir à poings fermés, livrer pieds et poings liés. Mais on ne parle plus de poings carrés. Il en était jadis autrement, et c’est ce qui explique le nom de famille. » Dans la chanson de geste de Gaydon, par exemple, le vieux trouvère nous montre un de ses héros qui « Hausse le poing qu’il ot gros et quarré. » Et ailleurs il nous décrit ainsi le duc Thibaud :

« Grant ot le cors, parcreü et membré,
Larges espaules et le pis encharné,
La jambe droite et le pié bien torné ;
Les bras ot lons et les poins bien quarrez. »

Quoi qu’il en soit, en remontant aux origines de la famille de Henri Poincaré, le nom s’orthographie bien Poingquarré, affirme encore le chroniqueur de La Grimace, et Langres n’est pas tellement éloignée de Sampigny, berceau de cette femille, qu’il ne soit permis de rechercher si Henri ne descend pas de l’étudiant du diocèse de Langres et de son fils, Petrus ou Jehan. D’autant que la Haute-Marne, si elle ne fit jamais partie de la province ou du duché de Lorraine, appartient à la Champagne, qui lui est limitrophe.

 
 
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