Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 19 septembre DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme


« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

La « boîte aux idées » du ministère des Finances : trésors d'imagination pour trouver de nouveaux fonds - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Anecdotes insolites > La « boîte aux idées » du ministère (...)

Anecdotes insolites

Petite Histoire de France et anecdotes, brèves et faits divers insolites, événements remarquables et curieux, événements anecdotiques


La « boîte aux idées » du ministère des
Finances : trésors d’imagination
pour trouver de nouveaux fonds
(D’après Le Petit Journal illustré, n°1798 paru en 1925)
Publié / Mis à jour le samedi 19 février 2011, par LA RÉDACTION

 
 
 
En 1925, Le Petit Journal illustré nous dévoile l’existence d’un service du ministère des Finances chargé de centraliser toutes les propositions d’impôts nouveaux suggérés par des collaborateurs bénévoles. Et d’ajouter que ce service a déjà un nom, la boîte aux idées, avant d’évoquer l’existence, par le passé, d’impôts cocasses.

Cette boîte aux idées, on l’imagine, en reçoit de toutes sortes, écrit Roger Régis. Certaines sont intéressantes. Elles ne seraient pas loin, dit-on, de retenir l’attention de notre grand argentier. D’autres sont irréalisables. D’autres, enfantines ou ridicules. Beaucoup enfin émanent de correspondants saugrenus et n’ont d’autre mérite que de faire sourire. Peut-on sourire cependant à propos d’un tel sujet ? Au reste, si bizarre que paraisse un projet d’impôt, qui sait si, un jour, on ne l’appliquera pas ? L’exemple du passé est là pour prouver que les gouvernements, en présence de difficultés financières, ne reculent pas devant les hardiesses étranges.

Le Receveur et son assistant (Peinture du XVIe siècle, de Marinus Van Reymerswaele)
Le Receveur et son assistant
(Peinture du XVIe siècle,
de Marinus Van Reymerswaele)

Sans remonter au delà du XVIe siècle, on peut citer une taxe mise, en 1552, sur les clochers, taxe que devaient payer les villes, les bourgs et les communautés religieuses voulant s’offrir la satisfaction d’orner d’une tour leur église ou leur chapelle. Trente ans plus tard, on considéra qu’avoir du linge de maison était un luxe : on frappa d’un droit chaque paire de draps. En 1652, les portes cochères furent redevables d’un impôt allant de 15 à 70 livres, selon leur taille. En 1680, ce fut le papier qui dut payer une redevance à l’Etat.

On vit mieux, je veux dire plus drôle, poursuit le chroniqueur. En 1691, l’argentier de Louis XIV s’avisa de taxer les chapeaux d’hommes. Que firent les contribuables ? Trouvant que les vastes perruques dont on se coiffait alors suffisaient à protéger la tête, ils se promenèrent sans couvre-chefs. Ils pensaient ainsi en être quittes. Mais le gouvernement ne désarma pas : il mit un impôt sur les perruques. Aucune d’elles ne pouvait sortir de la boutique du marchand si elle ne portait à l’intérieur un cachet constatant que la taxe, variant de dix sols à trois livres, suivant la valeur de l’objet, avait bien été acquittée.

En 1708, de plus en plus gêné dans ses finances, le roi jugea expédient de mettre un impôt sur les cérémonies de mariage et de baptême. Le résultat, d’ailleurs, en fut désastreux. Mais l’expérience ne convainquit pas le gouvernement. Tout le long du XVIIIe siècle, on vit surgir les taxes les plus étranges, sur les parfums, par exemple, et sur la poudre d’amidon, dont les femmes se couvraient les cheveux, sur les sorbets, dont se régalaient alors les gourmands, sur les bougies (celles-ci devaient payer un droit de cinq sols par livre).

Mais il ne faudrait pas croire que la France eut le monopole des impôts bizarres. Ainsi quand Charles XII, roi de Suède, revint dans ses Etats après la défaite de Pultava, il eut grand besoin d’argent. Ce sont des choses qui arrivent aux rois malheureux comme aux plus modestes citoyens. Que fit ce souverain ingénieux ? Il frappa d’un impôt, non seulement ceux qui portaient des vêtements dans la confection desquels entrait de la soie, non seulement ceux qui possédaient des épées à poignée de métal précieux, mais aussi les cheminées des maisons. Pourtant se chauffer, l’hiver, n’est pas un luxe !

 
 

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 


 

 Napoléon : l'enfance du futur empereur des Français
 
 Pain mangé par nos aïeux : sa nature, son prix
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Berceuses populaires (Les) : airs entêtants, apaisants, traversant le temps et les provinces
 
 Des bibliothèques dans les trains ?
 
 Règles de bienséance et de politesse d'après un traité de 1628
 
BON À SAVOIR
 Faites ce que je vous dis et non pas ce que je fais
 
 Monter sur l’âne
 
MANIFESTATIONS
 Loire-Atlantique : terre de trésors
 
 Animal : bestiaire de verre de la fin du XIXe siècle à nos jours au musée du verre de Conches
 
 
L'ENCYCLOPÉDIE DU TEMPS JADIS
 Recevez en 48h les 37 volumes édités par La France pittoresque : 900 articles, 1800 illustrations formant une truculente mosaïque de notre riche passé !
 
 
 
 
 

 


Les plus récents
 
 Projet d'impôt sur la vanité
 
 Signature bureaucratique : une illisibilité proportionnelle au degré de « respectabilité » ?
 
 Mythe du legs d'une princesse russe enterrée au Père-Lachaise
 
 Louis XI préfère un âne à ses astrologues
 
 
Et puis aussi...
 
 Longévité humaine : des records tenant à une hygiène de vie particulière ?
 
 Nourriture des cultivateurs au XIXe siècle
 
 Enquête sur un éventuel séjour de Molière à la Ferrière-aux-Etangs, en Normandie
 
 Arbre de la Liberté dépouillé de ses cocardes et rubans tricolores, vol de bonnets de police
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 333 ARTICLES

 

 La France pittoresque ne bénéficie d'aucune subvention, qu'elle soit publique ou privée. Prenez activement part à la transmission de notre patrimoine !
 
 Soutenez une véritable réinformation historique et contribuez à la conservation de notre indépendance éditoriale
Vous pouvez également opter pour
un montant libre
 
VOS DONS NOUS SONT PRÉCIEUX
EN SAVOIR +

 

 Facebook
 Twitter
 VK
 Instagram
 LinkedIn
 Pinterest
 Tumblr
 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2019 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
Services La France pittoresque
 
Noël au coin de l'Histoire : boutique d'ouvrages pour vos cadeaux de fêtes de fin d'année
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Twitter

VK

Heypster

Vero

Pinterest

Tumblr

Instagram

YouTube

Librairie

Paris pittoresque

Prénoms

Services