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22 janvier 275 : assassinat de l'empereur Aurélien

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22 janvier 275 : assassinat de l’empereur Aurélien
Publié / Mis à jour le dimanche 22 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Empereur soldat, Aurélien porta le sceptre d’une main qui en un jour avait tué trente Sarmates, et qui, dans le cours de ses diverses campagnes, immola plus de neuf cents ennemis. Fils d’un paysan de Sirmium, il s’éleva par degrés, dans l’armée impériale, à force de vigueur et de courage. Pour le distinguer d’un de ses compagnons, on l’appelait Aurelianus, manns adferrum (Aurélien, la main à l’épée).

L’empereur Valérien l’éleva aux honneurs militaires, au consulat, lui donna pour père adoptif un descendant de Trajan, dont il épousa la fille et partagea les richesses. Galien n’ajouta rien à sa fortune ; mais Claude II le désigna pour son successeur, et les légions d’Illyrie confirmèrent ce choix.

Aurélien parvint au rang suprême en 270 ; il était âgé de cinquante-huit ans, et n’avait encore rien perdu de son activité première. Dans le nombre des guerres qui remplirent les cinq ans de son règne, la plus célèbre est celle qu’il entreprit contre la reine de Palmyre : les noms de Zénobie et de Longin rappellent son orgueil et sa cruauté. L’empereur ne put pardonner ni à la reine, ni à son secrétaire une noble réponse. Le vertueux rhéteur ajouta par sa mort un dernier chapitre à son Traité du Sublime ; Zénobie, captive, suivit le triomphe d’Aurélien, étincelante de diamants et couverte de chaînes d’or.

Les victoires qu’Aurélien remporta dans l’Orient changèrent ses mœurs. Il imita le faste de ces contrées. Il ceignit publiquement le diadème, dont Héliogabale ne s’était paré que dans l’intérieur du palais. A l’exemple de Domitien, il prit les noms de Sauveur et de Dieu : il augmenta les distributions réglées que recevait le peuple. « Rien, disait-il dans ses lettres, n’est plus aimable que le peuple romain, lorsqu’il est bien nourri. »

Ces largesses n’empêchèrent pas qu’Aurélien ne poussât la sévérité jusqu’à la barbarie : peut-être le désordre de son temps doit-il quelquefois lui servir d’excuse. Les faux monnoyeurs étaient si nombreux à Rome, que, pour se soustraire au châtiment, ils livrèrent un combat, dans lequel périrent sept mille hommes des troupes impériales. De sanglantes exécutions suivirent cette calamité publique.

Aurélien se disposait à marcher vers l’Orient ; une conspiration termina ses jours dans la Thrace. Il soupçonnait de concussion son secrétaire Mnesthée, et l’avait menacé de lui demander ses comptes ; celui-ci eut l’adresse d’imiter l’écriture de l’empereur, et montra aux principaux chefs de l’armée une liste de proscrits, sur laquelle figuraient leurs noms et le sien. Effrayés de cette confidence, ils résolurent d’en profiter. Aurélien tomba sous leurs coups près d’un lieu nommé Ccenophrurium (le nouveau château), entre Byzance et Héraclée. La fraude fut bientôt découverte et punie : les meurtriers livrèrent Mnesthée aux bêtes féroces, et consacrèrent à leur victime un temple et un tombeau.

La mort d’Aurélien donna lieu à un événement unique dans l’histoire : on vit l’armée et le sénat se renvoyer mutuellement le choix d’un empereur, et refuser à plusieurs reprises d’en prendre sur leur compte la responsabilité. Aucune loi positive, aucun usage invariable ne réglait la succession impériale. « Le droit flottait incertain entre l’armée et le sénat. Les limites des deux puissances n’étaient point fixées. Quelquefois le sénat avait le premier nomme à l’empire, et les soldats avaient accédé à son choix. Plus souvent iceux-ci faisaient l’élection, et le sénat confirmait une nomination qu’il eût été hors de son pouvoir de contredire »

Après un interrègne de six mois, le sénat déféra l’empire à l’un de ses membres, Tacite, vieillard de soixante-quinze ans. Six mois plus tard, lorsqu’il fut assassiné, l’armée ne parut plus tentée de faire au sénat les honneurs de son privilège.

 
 
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