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20 février 1684 : le Pont Royal alors appelé Pont Rouge est emporté par les glaces

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20 février 1684 : le Pont Royal
alors appelé Pont Rouge
est emporté par les glaces
(D’après « Les quarante-huit quartiers de Paris :
biographie historique, archéologique et anecdotique
des rues, des palais, des monuments, des jardins, des musées,
des bibliothèques, des théâtres, des hôtels, lieux et maisons célèbres
de Paris » (par Girault de Saint-Fargeau), édition de 1850
et « Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris
et de ses monuments » (par Félix et Louis Lazare) paru en 1844)
Publié / Mis à jour le samedi 20 février 2016, par LA RÉDACTION
 

Situé vis-à-vis de la rue du Bac, à Paris, il communique du quai des Tuileries aux quais de Voltaire et d’Orsay. En cet endroit, il n’y avait autrefois pour traverser la rivière et communiquer du Pré-aux-Clercs aux Tuileries qu’un bac établi en vertu de lettres patentes du 6 novembre 1550.

Ce bac subsista jusqu’en 1632, époque où un sieur Barbier, qui possédait un clos à l’ouest du chemin du Bac, devenu depuis la rue du Bac, fit construire dans la direction actuelle de la rue de Beaune un pont qui reçut le nom de Pont Barbier, et ensuite celui de Pont Sainte-Anne, en l’honneur de la reine Anne d’Autriche ; pus tard ce pont fut nommé Pont des Tuileries, parce qu’il y aboutissait, et plus communément Pont Rouge, parce qu’il était peint de cette couleur.

Le Pont Rouge, qui fut emporté par les glaces le 20 février 1684
Le Pont Rouge, qui fut emporté par les glaces le 20 février 1684

Ce pont se composait alors de dix arches ; au milieu de sa longueur était placée une construction en bois, bâtie sur pilotis, qui paraît avoir servi à une machine hydraulique. Il fut endommagé et brisé plusieurs fois par la violence des eaux. Toujours réparé, il finit par être entièrement emporté par les glaces le 20 février 1684.

Louis XIV ordonna de le reconstruire en pierres, par arrêt du conseil en date du 10 mars 1685. Les fondations en furent jetées le 25 octobre suivant. Louvois venait alors de succéder à Colbert, dans la charge de surintendant des bâtiments. Les dessins furent donnés par Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), premier architecte du roi et neveu du célèbre François Mansart, et la construction suivie par l’architecte Jacques Gabriel (1630-1686).

La fondation de la première pile, du côté des Tuileries, ayant présenté des difficultés à cause de la mauvaise qualité du terrain, on appela le frère François Romain, moine de l’ordre de Saint-Dominique, qui y employa, pour la première fois, la machine à draguer. Il avait alors déjà participé à de nombreuses constructions ou reconstructions, ayant notamment achevé fin 1684 le pont Saint-Servais de Maastricht.

« Il prépara, dit un historien contemporain, par ce moyen le terrain sur lequel la pile devait être élevée, fit échouer un grand bateau marnois rempli de matériaux, et l’entoura de pieux battus sous l’eau et d’une jetée de pierre. On forma ensuite une espèce de caisse ou crèche contenant des assises de pierre, cramponnées, attenantes à ces parois, et après qu’elle eut été immergée et consolidée par de longs pieux de garde, on remplit le vide que laissaient entre eux les parements avec des moellons et du mortier de Pouzzolane, que l’on employa pour la première fois à Paris. Cette fondation fut chargée d’un poids beaucoup plus considérable que celui qu’elle devait soutenir après la construction du pont, et comme au bout de six mois d’épreuve, il ne se manifesta qu’un tassement de 27 millimètres, qui fut attribué à la retraite des mortiers, on éleva sans crainte la pile et les deux arches collatérales. C’est dans cette pile qu’on a déposé les inscriptions et les médailles. »

Le Pont Royal en 1850. Aquarelle de Gaspard Gobaut (1814-1882)
Le Pont Royal en 1850. Aquarelle de Gaspard Gobaut (1814-1882)

Ce pont fut nommé Pont Royal, soit parce que le roi en fit les frais qui s’élevèrent à la somme de 742 171 livres et 11 sous, soit parce qu’il aboutissait à une maison royale. Sa construction fut achevée le 13 juin 1689. En 1792, on lui donna le nom de Pont National, puis Pont de la République ; en 1804, celui de Pont des Tuileries ; en 1815, il reprit son nom de Pont Royal. Il se compose de cinq arches à plein-cintre, dont le diamètre moyen est 22 m. Sa largeur entre les têtes est de 17 m, et sa longueur totale entre les deux culées est 128 m.

 
 
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