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13 février 1787 : mort du comte de Vergennes, Charles Gravier

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13 février 1787 : mort du comte
de Vergennes, Charles Gravier
Publié / Mis à jour le vendredi 15 octobre 2010, par Redaction
 
 
Temps de lecture estimé : 1 mn
 

Mort du comte de Vergennes. Charles Gravier, comte de Vergennes, commandeur de l’ordre du Saint-Esprit, chef du conseil royal des finances, ministre des affaires étrangères, descendait d’une famille noble de Bourgogne. Son esprit actif et conciliant l’ayant fait connaître à la cour, il fut nommé en 1755 ambassadeur à Constantinople. Il trouva dans cette place importante, de nombreuses difficultés à vaincre, mais il eut la gloire de les surmonter ; il se concilia l’estime et le bienveillance, non seulement du roi son maître et du grand-seigneur, mais encore des deux impératrices, Marie-Thérèse et Catherine II.

En 1771, il fut envoyé ambassadeur en Suède, et eut beaucoup de part à cette mémorable révolution de 1772, qui rendit à la couronne son ancien éclat.
Dès que Louis XVI fut sur le trône, il s’empressa de l’appeler auprès de lui, en le plaçant à la tête du département des affaires étrangères, et en lui accordant la plus grande confiance pour le gouvernement intérieur du royaume. Sous son ministère, la France reprit dans les pays étrangers, une considération politique d’autant plus solide qu’elle était fondée sur les vertus du comte de Vergennes. Son désir le plus vif et son zèle le plus ardent, furent toujours de prévenir l’effusion du sang humain, et d’accommoder les différends qui auraient pu amener la guerre. C’est 3 ce pacificateur des nations que l’Europe dut la paix de Teschen, celle de 1783, et l’accommodement des disputes entre l’empereur et la Hollande. C’est à lui que la France est redevable d’un traité de commerce avec la Russie, fruit d’une sage politique.

Considéré comme ministre de l’intérieur du royaume, le comte de Vergennes descendait jusqu’aux détails de cette administration vaste et compliquée, joignant à l’opiniâtreté d’un travail sec et fatigant, l’attention d’écrire de sa main des lettres pour secourir des malheureux obscurs, donnant un accès libre et facile à tout le monde, et n’ayant jamais laissé aucune demande sans réponse.
Si sa vie fut un modèle pour ceux qui gouvernent, sa mort leur offrit encore des leçons. Lorsqu’il eut reçu le viatique, un de ses confrères s’étant approché de son lit, il lui dit : « Je viens de remplir un devoir que nous devons tous remplir, mais que nous devrions répéter plus souvent ».

Il avait demandé à être inhumé dans le cimetière de la paroisse sur laquelle il mourrait. Ses obsèques ne furent pas aussi modestes qu’il l’aurait voulu : les ministres et les plus grands seigneurs de la cour s’empressèrent d’honorer son convoi de leur présence et de leurs regrets. Les divertissements furent défendus à Versailles et, pour mettre le comble à son éloge, Louis XVI le pleura.

 
 
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