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Roi Louis II le Jeune (Italie, empereur d'Occident), carolingien. Naissance, mort, couronnement, règne. Carolingiens

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Rois, Présidents
Biographie des rois, empereurs, présidents français. Vie des souverains, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes
Louis II le Jeune
(né vers 822, mort le 12 août 875)
(Roi d’Italie et empereur d’Occident : règne 855-875)
Publié / Mis à jour le lundi 11 octobre 2010, par LA RÉDACTION
 

Empereur et roi d’Italie, fils de Lothaire Ier, il naquit vers l’an 822, fut associé par son père au royaume d’Italie en 844. Envoyé à Rome la même année pour y faire respecter l’autorité impériale, il y avait été sacré par le pape Sergius II, et, immédiatement après, il s’était mis en devoir de défendre son royaume contre les invasions des Sarrasins.

Les guerres civiles des fils de Louis le Débonnaire avaient ouvert de toutes parts l’empire aux barbares. Les musulmans, introduits dans le duché de Bénévent par deux princes rivaux, y faisaient des progrès effrayants : ils défirent les troupes de Louis, en 845, près de Gaëte ; ce prince à son tour remporta, en 848, une grande victoire sur eux près de Bénévent ; en même temps, il rétablit la paix dans ce grand duché en le divisant entre les deux compétiteurs.

Louis II, associé à l’empire en 850, demeura seul empereur, par la mort de son père, en 855. Il n’avait eu pour sa part que la seule Italie ; mais en 859 il se fit céder, par son frère Charles, le pays situé entre le Jura et les Alpes ; et ce même Charles, étant mort sans enfants en 863, il divisa la Provence, son héritage, avec le roi de Lorraine, son autre frère. Les démêlés de Louis II avec ses frères avaient donné aux Sarrasins le temps de se fortifier dans le duché de Bénévent et de mettre en danger toute l’Italie. Louis II, par un édit publié en 866, rassembla toutes les forces de son royaume pour repousser les infidèles.

Au mois de juin, il entra dans la Campanie avec sa femme Angelberge, et il fit reconnaître son autorité par les trois princes de Bénévent, de Salerne et de Capoue, qui affectaient l’indépendance. L’année suivante. il alla chercher les Sarrasins dans la Pouille, et il y éprouva une grande défaite devant Bari ; il ne renonça point cependant au dessein qu’il avait formé de chasser de cette province ces dangereux ennemis. En 868, il prit sur eux Matera, Venosa et Canosa.

Les usurpations de ses oncles Louis II le Germanique, roi de Francie orientale, et Charles le Chauve, roi de Francie occidentale, qui profitèrent en 869 de la mort de son frère Lothaire II pour s’emparer de la Lorraine, ne suffirent point pour le détourner de son entreprise. Il remporta en 870 plusieurs avantages sur des bandes de Sarrasins qui dévastaient les Calabres ; enfin, en 871, il contraignit les infidèles qui occupaient la ville de Bari à capituler.

Au reste, ces succès n’avaient été obtenus qu’après un séjour de cinq ans dans le duché de Bénévent avec une armée barbare et mal disciplinée. Les violences des soldats, l’autorité arbitraire de l’empereur, l’orgueil et l’avarice d’Angelberge, sa femme, étaient devenus insupportables au peuple et aux princes ; enfin Adelgise, prince de Bénévent, eut l’audace de faire arrêter dans son palais l’empereur Louis II le 23 août 871.

Mais tout l’empire d’Occident fut soulevé à la nouvelle de cet attentat ; et Adelgise, craignant d’être attaqué à la fois par tous les princes carolingiens, rendit la liberté à l’empereur, lorsque celui-ci lui eut juré qu’il ne tirerait aucune vengeance de l’affront qu’il avait reçu. Le pape se hâta de délier Louis de ce serment, et ce monarque envoya contre Adelgise une armée commandée par sa femme Angelberge, celle même dont l’orgueil et l’avarice avaient excité la révolte des Bénéventins : Angelberge n’eut aucun succès contre Adelgise.

Louis II, qui en 873 vint l’attaquer à son tour, ne fut pas plus heureux ; il accorda enfin la paix au prince de Bénévent par la médiation du pape Jean VIII. En même temps il fonda, sur les bords du fleuve Pescara, le couvent de Casauria, qu’il enrichit par de grandes dotations. Il retourna ensuite en Lombardie, où il mourut le 12 août 875. Il ne laissa qu’une fille nommée Ermengarde, mariée ensuite à Boson, fondateur du royaume d’Arles.

 
 
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