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1 janvier 1822 : promulgation de la constitution de Colombie

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1 janvier 1822 : constitution de Colombie
Publié / Mis à jour le mercredi 11 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

La république de Colombie s’est formée en 1819 (voy. 17 décembre) par la réunion des deux colonies espagnoles connues sous les noms de Nouvelle-Grenade et de Venezuela ou Caracas. Les Andes, qui sont, après celles du Thibet, les plus hautes montagnes du globe, traversent le territoire de Colombie dans toute sa longueur. Sa population actuelle s’élève à 3,ooo,ooo d’habitants environ. Ses principales villes sont Carthagène et Panama sur le bord de la mer, Santa-Fé de Bogota, Caracas et Quito dans l’intérieur.

Les peuplades que la conquête espagnole trouva dans cette partie de l’Amérique étaient sauvages et guerrières. Fatiguée de leur résistance, la cour de Madrid mit, pour ainsi dire, leur soumission à l’enchère de tous les aventuriers de l’Europe ; elle échut à des Allemands, dont la cruauté mérita une mention particulière au milieu de toutes les barbaries dénoncées à la postérité par le vertueux Las Casas. En 1781, au bout de trois siècles d’oppression, les lois tyranniques de la métropole, qui frappaient de mort l’agriculture et le commerce, excitèrent des révoltes dans le Soccoro, petite province de Colombie. La révolution française y fit des prosélytes, et la déclaration des droits de l’homme fut imprimée à Santa-Fé. Mais le temps de l’indépendance n’était pas encore arrivé, et le héros qui devait continuer au midi l’œuvre que Washington avait terminée au nord venait à peine de naître.

La plus belle gloire de Colombie, c’est d’avoir donné le jour au Libérateur. Simon Bolivar naquit à Caracas d’une famille distinguée : il sentit de bonne heure que le rôle de guerrier législateur allait à sa taille, et, pour se préparer à le remplir, on le vit parcourir tous les royaumes de l’Europe, apprendre les langues, méditer l’histoire, s’attacher aux hommes de génie, dont les études pouvaient éclairer les siennes. Les titres militaires et politiques de ce grand citoyen seront soigneusement recueillis dans toutes les pages de notre livre. En ce moment nous n’avons à parler que de la constitution que sa patrie reçut de lui.

Dès l’année 1811, Caracas avait proclamé son indépendance (voy. 5 Juillet 1811, 26 Mars 1812) : le 17 décembre 1819, la république de Colombie, en se constituant, renouvela cette déclaration. Bolivar, qui en avait été nommé président, convoqua le 1er janvier 1820 un congrès général, qui devait s’assembler le 1er janvier 1821. Cependant il restait encore deux armées espagnoles sur le territoire de la république, l’une sur les côtes de la mer des Caraïbes, et l’autre vers la mer Pacifique. L’infatigable Bolivar les battit complètement, et reconquit les seules villes que les troupes royales eussent conservées.

Les opérations de cette campagne si rapide avaient néanmoins rompu les communications et empêché la réunion des membres du congrès à l’époque fixée par Bolivar. Il le convoqua de nouveau pour le 6 mai, et nomma un vice-président, qu’il investit de tous les pouvoirs nécessaires.

Le peuple célébra l’installation du congrès par des transports de joie, et par des fêtes qui se prolongèrent pendant trois jours : l’arbre de la liberté fut planté sur la place publique. Les représentons de la république s’occupèrent immédiatement du projet de constitution qui leur avait été soumis ; ils terminèrent leurs séances le 14 octobre 1821, et le 1er janvier suivant la constitution fut promulguée. Elle repose sur les mêmes bases que celle des Etats-Unis : voici quelques-unes de ses dispositions :

Le pouvoir législatif appartient à un congrès, divisé en deux chambres, dont les membres sont élus tous les quatre ans par l’universalité des citoyens. Le pouvoir exécutif réside entre les mains d’un président et d’un vice-président, dont les fonctions ont la même durée.

L’esclavage est aboli : la constitution déclare libres tous les enfants d’esclaves qui naîtraient après sa promulgation, et pourvoit à l’émancipation de la génération actuelle, au moyen d’une réserve de fonds destinés au rachat graduel de sa liberté.

L’Inquisition est détruite ; la liberté de la presse établie. Aucune restriction n’est imposée au sujet des croyances religieuses. Lorsqu’après la promulgation de l’acte constitutionnel, le congres voulut élever Bolivar à la présidence, en lui décernant solennellement le titre de libérateur, Bolivar refusa d’abord : « Je suis l’enfant des camps, dit-il, les combats m’ont porté à la magistrature ; mon épée sera inutile le jour de la paix : ce jour sera le dernier de ma puissance. Un homme comme moi est dangereux dans un gouvernement populaire : il menace la souveraineté nationale. Je préfère le titre de citoyen à celui de libérateur, parce que celui-ci émane de la guerre, l’autre des lois. Laissez là tous ces honneurs, je n’aspire qu’à mériter le nom de bon citoyen. » II y a de la franchise dans ces paroles ; un ambitieux qui refuse par calcul des honneurs qu’il brûle d’accepter, s’exprime tout autrement. Cependant Bolivar céda au vœu général ; il accepta la présidence, parce que la république naissante avait encore besoin de son génie et de son bras, et il lui consacra l’un et l’autre. Le général Santander fut nommé vice-président, et vers la fin de l’année le gouvernement s’établit à Santa-Fé. - Edouard Monnais.

 
 
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