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Histoire France, 1537. Massacre Saint-Pol par troupes impériales de Charles-Quint. Armistice de trois mois

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Chronologie de l’Histoire
L’Histoire de France année après année. Chronologie évoquant personnages historiques, événements célèbres, faits mémorables, lieux importants
Histoire de France : année 1537
(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Publié / Mis à jour le vendredi 9 avril 2010, par LA RÉDACTION
 

Au commencement du printemps de 1537, François Ier se mit lui-même à la tête de l’armée qu’il assembla en Picardie : avec elle, il attaqua et prit Hesdin, avant que l’armée impériale fût rassemblée ; mais, comme celle-ci s’approchait enfin, le 3 mai il licencia la sienne : la conséquence de cette bizarre manœuvre fut que les impériaux purent, sans être inquiétés, attaquer et prendre Saint-Pol le 15 juin, et y massacrer quatre mille cinq cents habitants.

Cependant Montmorency réunit alors une nouvelle armée pour couvrir la frontière, mais elle était à peine arrivée à portée de l’ennemi qu’il signa une trêve pour les Pays-Bas. De son côté, le roi de France était parti pour l’armée de Piémont, lui conduisant de puissants secours. Il traversa les Alpes, força le pas de Suze le 31 octobre, et arriva jusqu’à Rivoli, mais il n’y fut pas plutôt en présence de l’ennemi qu’il négocia, et un armistice de trois mois, accepté par Charles-Quint en raison de la terreur que lui causait l’armée de Soliman conduite par Barberousse, fut signé entre les deux puissances.

Il y avait quelque chose d’étrange à voir ces deux grands monarques se provoquer, s’approcher avec des armées redoutables, et se séparer, pendant deux campagnes de suite, sans avoir combattu ; mais l’étonnement redoublait quand on songeait aux outrages sanglants par lesquels ils s’étaient réciproquement provoqués. Pendant la campagne de Provence, François Ier avait perdu son fils aîné, mort le 10 août 1536, d’une pleurésie qu’il s’était attirée par son imprudence. Le roi accusa l’empereur de l’avoir fait empoisonner, d’avoir voulu le faire empoisonner lui-même avec ses trois fils ; et, pour donner du corps à cette accusation, il fit écarteler Sébastien Montécuculi, échanson du jeune prince, et il reput lui-même ses yeux de cet horrible supplice.

Bientôt cependant, lorsqu’il changea de politique, il fit supprimer du procès toutes les charges qu’il y avait fait insérer contre les lieutenants de l’empereur. L’année suivante, il cita au Parlement Charles, comme comte de Flandres et d’Artois, et il le menaça de la perte de ces deux fiefs pour félonie, sans cependant faire aucune allusion à une accusation qui venait de coûter la vie à un innocent.

 
 
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