Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 2 février DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
NOUS REJOINDRE SUR...
Nous rejoindre sur FacebookNous rejoindre sur TwitterNous rejoindre sur LinkedInNous rejoindre sur VKNous rejoindre sur InstragramNous rejoindre sur YouTubeNous rejoindre sur Second Life

16 janvier 1783 : l'Académie française décerne pour la première fois le prix d'utilité

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Janvier > 16 janvier > 16 janvier 1783 : l'Académie française
Éphéméride, événements
Les événements du 16 janvier. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
16 janvier 1783 : l’Académie française
décerne pour la première fois
le prix d’utilité
Publié / Mis à jour le dimanche 15 janvier 2023, par LA RÉDACTION
 
 
 
Dès l’année 1780, de Montyon avait fondé, sous le voile de l’anonyme, un prix de douze cents francs, pour être décerné tous les ans à l’ouvrage le plus utile au bien temporel de l’humanité

Par une juste interprétation des volontés du fondateur, les académiciens statuèrent que les ouvrages sur les sciences et les arts seraient exclus du concours, et que le mérite du style entrerait dans la balance avec la pureté de la morale et la solidité des principes : les académiciens se privèrent eux-mêmes du droit de concourir.

Une femme, que ses liaisons avec Grimm, avec Duclos, avec Rousseau, que les Confessions de ce dernier, et que ses propres confidences, divulguées dans des Mémoires posthumes, ont rendue diversement célèbre, madame d’Epinay fut le premier lauréat couronné par l’Académie. Les Conversations d’Émilie, publiées en 1781 et écrites par l’auteur pour sa petite-fille, obtinrent le prix réservé à l’ouvrage le plus utile. A la vérité, le cercle de cette utilité ne s’étendait pas au-delà des premières années de l’enfance ; mais dans ce livre simple, clair et même élégant, on trouve, ainsi que le dit La Harpe, des mots fins et naïfs, et des choses attendrissantes.

Louise d'Epinay, par Jean-Etienne Liotard
Louise d’Epinay

Dans ce concours madame d’Epinay avait pour émule une autre femme, dont les talents littéraires étaient dès lors bien plus célèbres que les siens, et dont la malignité n’avait pas moins effleuré la renommée, l’auteur d’Adèle et Théodore. Les contemporains durent légèrement sourire en voyant cet assaut de morale entre deux athlètes qui ne passaient pas pour l’avoir toujours rigoureusement pratiquée. Madame de Genlis fut vaincue, et la colère que lui inspira sa défaite perce même avec aigreur dans le conte intitulé les Deux Réputations. Nous pensons que madame de Genlis avait raison au fond, mais qu’elle eut tort dans la forme.

Ainsi le premier jugement que prononça l’Académie dans ce nouveau concours ne fut exempt ni d’erreur, ni de faveur, et ce n’est pas la seule fois que l’une et l’autre aient corrompu le verdict littéraire. En général on a cru remarquer que l’Académie, en excluant ses membres du droit de disputer la palme, semblait s’être réservé un moyen de galanterie envers les femmes-auteurs, qu’elle a couronnées souvent, plutôt qu’un moyen de justice envers les hommes de lettres étrangers à son corps.

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !