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Reine Richilde ou Richeut, carolingienne. Naissance, mort, mariage, règne. Carolingiennes

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Reines, Impératrices
Biographie des reines et impératrices françaises. Vie des souveraines, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes
Richilde ou Richeut
(née vers 845, morte le 2 juin 910)
(Épouse Charles II (alors roi de France (Francie occidentale),
puis empereur d’Occident) en 870)
Publié / Mis à jour le lundi 1er février 2010, par LA RÉDACTION
 

Lorsqu’en 869 la première épouse de Charles le Chauve mourut, Charles aimait depuis longtemps une autre femme qu’il se hâta d’épouser. Voilà le récit un peu abrégé que l’on trouvre dans les Annales de Saint-Bertin : « Charles ayant appris dans sa maison de Donzy, le 9 octobre, que sa femme Ermentrude était morte le 6, envoya aussitôt Boson, fils du feu comte Bouin, en message vers sa mère et sa tante maternelle, veuve du roi Lothaire, afin qu’il lui amenât sa sœur Richilde ; c’est pourquoi il donna à ce même Boson l’abbaye de Saint-Martin et d’autres bénéfices, et se rendit en toute hâte au palais d’Aix, en y conduisant cette seconde femme ».

Épousant Charles le 22 juin 870 et couronnée reine dans l’église d’Aix-la-Chapelle, Richilde de Provence ne fut sacrée impératrice à Tortone par le pape Jean VIII qu’en 877. Charles le Chauve enrichit Boson jusqu’à lui donner tant de terres que lors du démembrement de l’empire de Charlemagne, qui arriva quelques années seulement après la mort de Charles, Boson put revendiquer le titre de roi.

Il donna à Richilde le pouvoir de régente pendant qu’il était en Italie. Il la fit entrer et siéger avec lui en qualité d’impératrice à la huitième session du concile de Pont-Yon. Mais Charles le Chauve était haï ; Richilde ne fut pas épargnée, et quoiqu’elle eût paru accompagnée de deux évêques, que l’assemblée se fût levée devant elle, et que le roi lui eût donné place auprès de lui sur son trône, la présence d’une femme au concile fut une nouveauté étrange : les vêtements grecs qu’affectaient de porter l’empereur et l’impératrice déplurent au peuple, et Richilde se vit publiquement méprisée ; on disait qu’elle ne feignait tant d’amour pour le roi, qu’afin d’enrichir son frère.

Quelque temps après, Charles le Chauve étant tombé malade d’une fièvre violente, Richilde, vêtue de ce vêtement grec qui déplaisait tant au peuple, montra une profonde douleur : assise au pied du lit, la tête dans ses deux mains, elle pleurait ; Louis le Bègue, fils d’Ermentrude, assistait son père debout à son chevet, et les serviteurs du roi l’entouraient sans de grandes marques de douleur ; mais l’affliction de la reine ne touchait personne, car on n’avait jamais cru à son amour pour son mari, et quand la rumeur publique accusa (sans fondement) un des médecins du roi, le juif Sédécias, d’avoir mêlé du poison aux potions du malade, le soupçon de complicité plana sur l’impératrice.

Après que Charles le Chauve eût fermé les yeux, le onzième jour de sa maladie, Richilde resta dépositaire de la couronne et du manteau royal qu’elle ne pouvait se déterminer à remettre entre les mains du fils d’Ermentrude ; Louis le Bègue recourut aux prières, aux présents, et à la fin, Richilde et Boson, après avoir concerté leurs moyens, jugèrent prudent de laisser prendre le sceptre à l’héritier légitime ; mais ce fut à des conditions qui augmentèrent la part de Boson jusqu’à en faire presque un souverain. A ce prix, Richilde apporta elle-même au nouveau prince la couronne et le sceptre, avec le testament qui le déclarait roi.

On a de l’évêque de Reims, Foulques, successeur de Hincmar, une lettre qui reprochait à cette princesse qu’elle ne prenait aucun soin de vivre selon la loi de l’Évangile. « Il semble que l’esprit du mal soit partout où elle est plutôt que l’esprit de Dieu, dit l’évêque, puisqu’on ne voit autour d’elle que choses qui sont contre le salut de l’âme, comme colères, querelles, dissensions, homicides, rapines exercées sur les pauvres, et pillage des églises ». L’évêque l’exhorte paternellement à changer de conduite, il s’excuse de la liberté dont il use envers elle, sur la sollicitude que lui inspire son salut. « Soyez véritablement reine, ajoute-t-il ; que votre veuvage soit orné de vertus, et qu’au dernier jour vous puissiez entendre le Sauveur vous dire : L’hiver est passé et s’est retiré ; viens, ma colombe, et repose avec moi à la droite de mon Père. »

Richilde eut cinq enfants avec Charles II, dont Rothilde (née en 871 et morte en 928) et Charles né en 876.

 
 
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