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Midi-Pyrénées : origine et histoire du département Hautes-Pyrénées

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Départements français
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Histoire du département des Hautes-Pyrénées
(Région Midi-Pyrénées)
Publié / Mis à jour le vendredi 29 janvier 2010, par LA RÉDACTION
 

Le département des Hautes-Pyrénées est formé, pour sa plus grande partie, de l’ancien Bigorre. Les Bigorrais (Bigerri, Bigerrones) étaient un des peuples aquitaniques qui furent soumis par Crassus, lieutenant de César. Leur capitale était Bigarra, que les savants croient reconnaître dans le village actuel de Cieutat (Civitas, la Cité), à 15 kilomètres de Bagnères-de-Bigorre.

Lorsque, à la fin de sa huitième campagne, le conquérant lui-même vint avec deux légions séjourner quelque temps en Aquitaine, peut-être visita-t-il le pays de Bigorre ; on retrouve du moins son nom en plusieurs lieux ; ainsi le village de Juillan, vicus Julianus, près duquel on montre un camp de César. Près de Pouzac, on voit un autre camp de César où l’on a trouvé des ossements et une épée romaine.

Au peuple bigorrais appartenaient plusieurs peuplades : les Tornates, les Campons, les Onosubates, les Crébennes. Ces peuples montagnards se couvraient, comme aujourd’hui, de vêtements tissés avec la laine brute de leurs moutons noirs ou bruns ; la peinture qu’en faisait Sulpice Sévère serait encore très juste : Bigerricam vestem brevemque atque hispidam. Probablement aussi ils portaient des peaux de bête en guise de manteau : Dignaque pellitis habitas deserta Bigorris, écrivait saint Pantin à Ausone.

Maîtres de ce pays, les Romains en explorèrent presque toutes les vallées et tirent grand usage des eaux minérales qui s’y rencontrent avec abondance. On retrouve encore des traces de voies romaines, et peut-être des tronçons de celle de Toulouse à Dax dans les lieux suivants : près de Tournay, dans la lande de Capvern, où le chemin s’appelle encore Césarée, à l’Estelou-de-Vieille ; et, enfin, à une lieue au nord de Lourdes, près d’une métairie nommée Strata et qu’on prétend occuper la place d’une ville antique.

On indique saint Saturnin, évêque de Toulouse, et son disciple saint Honeste comme les premiers prédicateurs de l’Évangile dans le Bigorre, au IIIe siècle ; mais leur prédication eut peu de succès, car ce pays n’eut point encore d’évêque. C’est seulement vers le commencement du VIIe siècle que saint Savin, fils de Hentilius, comte amovible de Poitiers, vint chercher une retraite dans les montagnes ; il s’arrêta au couvent de Saint-Lézer, près de Vie-de-Bigorre, et obtint de l’abbé Forminius un diacre nommé Julien, avec lequel il s’achemina vers les hauteurs du Lavedan ; ils y construisirent un petit ermitage au lieu que l’on nommait le palais Émilien.

Charlemagne y bâtit plus tard un riche monastère qui occupait toute la place où est actuellement le bourg. Les Normands qui, après sa mort, ravagèrent le pays et pénétrèrent partout, vinrent détruire ce monastère au coeur même de la montagne ; le comte de Bigorre, Raymond Ier, le releva un siècle après.

Avant l’invasion des Normands, les Bigorrais, devenus tout à fait chrétiens, avaient eu à subir celle des Sarrasins ; quand ces barbares du Midi, vaincus à Poitiers, s’enfuirent vers les Pyrénées, les Bigorrais se rassemblèrent sous un certain Missolin et anéantirent un corps de troupes maures au lieu qui a conservé depuis le nom de Lanne Maurine, près d’Ossun. On y a trouvé des tombeaux et des ossements. Comme tous les Sarrasins ne furent pas exterminés dans ce combat, on ’prétend que ceux qui survécurent se fixèrent dans les Pyrénées et furent la souche de la population malheureuse et réprouvée des Cagots. Certains savants, entre autres Ramond, pensent, peut-être avec plus de raison, que les Cagots sont un reste des Wisigoths ariens. Francisque Michel, dans son travail sur les races maudites, préfère y voir des chrétiens d’Espagne qui auraient suivi Charlemagne lorsqu’il revint de son expédition contre les Maures.

Nous n’avons pas besoin de rappeler qu’entre la domination des Romains et celle des Francs s’était placée celle des Wisigoths, refoulés en Espagne par la bataille de Vouillé. Sous Charlemagne, le Bigorre forma un des comtés dont se composait le duché de Gascogne. Louis le Débonnaire le donna comme fief héréditaire à Donat-Loup, descendant de Waïfre. Le second comte de Bigorre fut Inigo, surnommé Arriscat à cause de sa valeur et de son esprit entreprenant ; les qualités et la réputation de grand guerrier le firent élire pour roi par les Navarrais, occupés alors à s’affranchir du joug des Sarrasins.

Inigo accepta et alla fonder au delà des Pyrénées la puissance de cette redoutable maison, qui donna des rois illustres à tous les trônes chrétiens d’Espagne. Mais, en montant sur le trône de Navarre, il abandonna à son frère le comté de Bigorre sous la réserve de l’hommage. Ainsi le Bigorre releva de la Navarre sans cesser pour cela de dépendre de la haute suzeraineté du roi de France.

En 1036, le Bigorre passa à la maison de Carcassonne par suite du mariage de l’héritière Gersende avec Bernard-Roger, vicomte de Carcassonne, comte de Couserans, seigneur de Foix, etc. Un comte de cette maison, Bernard Ier, régularisa le premier, vers 1060, les coutumes du pays de Bigorre. Le droit écrit et les lois romaines avaient disparu dans l’invasion des Normands, il n’en restait que des débris confus mêlés à des usages barbares ; Bernard tenta de coordonner et de fixer ces coutumes, de sorte qu’elles pussent servir de règle constante dans l’administration de la justice.

A la fin du XIe siècle, la maison de Béarn succéda à celle de Carcassonne dans la personne de Bernard II, fils de la comtesse Béatrix et de Centulle de Béarn. Bernard II acheva ce que Bernard Ier avait commencé et fit rédiger par écrit les coutumes de Bigorre, « poussé, dit le texte même, par l’inspiration divine et par les exhortations des grands de sa terre..., et avec le consentement de tout le clergé et de tout le peuple. »

La charte commence par régler les devoirs du comte : avant de recevoir le serment de ses vassaux, il doit lui-même leur jurer de ne point enfreindre leurs fors et son serment doit être appuyé de celui de quatre gentilshommes du pays ; il doit, en outre, fournir deux cautions à chacune des vallées de Lavedan et de Barèges, dont les habitants, comme nous aurons occasion de le raconter, montrèrent toujours un grand esprit d’indépendance.

Ces devoirs remplis, tous les gentilshommes du pays, et généralement tous les habitants des vallées, doivent prêter au comte le serment de fidélité, et ceux dont il exigerait des cautions doivent en fournir. Le comte avait seul le droit d’est et de chevauchée à l’exclusion de ses vassaux ; mais il ne pouvait faire marcher les habitants de Lavedan et de Barèges qu’en cas d’invasion étrangère. La charte est soigneuse d’assurer l’autorité du comte sur ses vassaux, non seulement en établissant le droit exclusif dont nous venons de parler, mais surtout en stipulant qu’aucun gentilhomme ne pourra élever un fort, ni même réparer un vieux château sans l’aveu du comte. Le comte n’a droit d’hébergement que dans six gîtes désignés, et les personnes libres lui doivent pour toutes redevances : trois corvées par an, un repas, une poule à Noël, un agneau à Pâques. Le jugement par les épreuves ou par le combat se rencontre dans la charte de Bernard II.

Telles sont les dispositions les plus frappantes de ces coutumes, rédigées en 1097, à une époque où aucun État de l’Europe féodale n’avait encore écrit les siennes. Nous ajouterons seulement qu’on y rencontre des traces fort curieuses de la guerre faite alors par le régime féodal naissant à l’ancien régime des alleux et des hommes libres ; ainsi, cette charte défend l’acquisition des alleux dont la franchise est ignorée, et interdit les recherches propres à les faire revivre ; elle oblige de plus toutes les personnes libres à se choisir un seigneur parmi les vassaux du comte ; et, à défaut par elles de se conformer à cette disposition, le comte peut les attribuer à celui de ses chevaliers qu’il voudra.

Les comtes de Bigorre furent en général vaillants et belliqueux. Nous les voyons constamment chercher aventure d’un côté ou de l’autre des Pyrénées ; tantôt se mettant au service des ducs d’Aquitaine contre les comtes de Toulouse, tantôt marchant contre les Maures sous la bannière des rois de Navarre et d’Aragon, qui les en récompensent en leur donnant des dignités et des terres en Espagne ; Nous remarquerons en passant que, par suite du testament de Sanche le Grand, la suzeraineté de Bigorre fut transportée de la Navarre à l’Aragon.

A la maison de Béarn succéda, faute, d’héritier mâle, la maison de Marsan ; le vicomte Pierre, fondateur de la ville de Mont-de-Marsan, devint comte de Bigorre vers 1127. C’est sous un de ses successeurs, Centulle III, que la révolution communale s’opéra dans le Bigorre, mais sans violence ; le désir de se donner un appui contre les vicomtes ses vassaux décida ce seigneur à donner des chartes à la plupart des villes de ses États. Mais déjà la maison de Marsan avait fait place à celle de Comminges, quand les Albigeois attirèrent sur le Bigorre la croisade catholique de Montfort.

Les hérétiques occupèrent les places les plus importantes du pays jusqu’en 1216 ; à cette époque, un mariage eut lieu entre Pétronille, héritière du comté, et Gui de Montfort, fils de Simon. Ce mariage livra le Bigorre aux croisés. Il y eut, pendant près d’un siècle, des querelles provoquées en partie par l’avidité de cette insatiable maison de Monfort, particulièrement du fameux comte de Leicester.

Ce fut Philippe le Bel qui mit fin à ces discordes féodales : ce monarque énergique mit en séquestre le Bigorre, ajourna les prétendants au parlement, ordonna une enquête sur la valeur du comté et l’administra souverainement pendant plusieurs années. Il confirma particulièrement tous les privilèges accordés aux villes par Centulle III. Le parlement laissa traîner longtemps la décision de la rivalité des prétendants, et le Bigorre parut, sous Philippe le Bel et sous ses premiers successeurs, réuni à la couronne de France, qui y entretenait un sénéchal.

Si cette réunion n’existait pas en effet, du moins la France exerçait désormais une suzeraineté directe sur le Bigorre ; car l’Aragon avait abandonné la sienne par le traité conclu avec saint Louis en 1258, et l’église du Puy-en-Velay, qui avait aussi un degré de suzeraineté sur le Bigorre en vertu d’un vœu fait autrefois par un chef sarrasin du nom de Mirat, maître du château de Lourdes, fit une renonciation semblable. Ce n’est qu’en 1425, après avoir été cédé aux Anglais par le traité de Brétigny, puis recouvré par la France, que la question de succession fut résolue par un arrêt du parlement de Paris, qui attribua le Bigorre à Jean, comte de Foix. Soixante-dix ans plus tard, l’héritière Catherine porta le Bigorre à la maison d’Albret par son mariage avec Jean d’Albret (1496). Ici, le Bigorre cesse d’avoir une histoire particulière.

Le Bigorre avait, sous l’ancien régime, ses états particuliers. Ils se composaient de trois chambres, qui opinaient séparément ; celle du clergé était composée de l’évêque, des abbés de Saint-Severde-Rustan, Saint-Savin, Saint-Pé et Saint-Orens-de-la-Reüle, des prieurs de Saint-Lézer et de Saint-Orens-de-Lavedan, et du commandeur de Bordères (c’était l’ancienne commanderie des templiers).

Le corps de la noblesse était la réunion des barons de Bigorre, dont le vicomte de Lavedan était le premier. Parmi les familles qui ont laissé un nom dans nos annales, il faut citer celle des Bourbon-Malauze, issue d’un fils naturel de Jean II, duc de Bourbon, et de Jeanne d’Albret, maison éteinte depuis longtemps ; celle des vicomtes d’Aster et d’Aster-d’Aure, qui se confondit avec les Gramont ; celle des barons de Bessac et de Montant, unie aux Navailles ; celles des d’Antin, et des Pardaillan, érigées en duchés d’où sortait le marquis de Montespan, dont la femme joua un si grand rôle sous le règne de Louis XIV.

A cette liste, il convient d’ajouter les comtes. d’Ossun et les seigneurs de Baudau, devenus plus tard comtes de Parabère. Le tiers état se composait des consuls ou officiers municipaux des communes et des députés des vallées : la présidence appartenait d’abord au sénéchal, lieutenant politique du comte et chef de la noblesse du pays ; niais elle fut transférée, en 1611, à l’évêque, à la faveur de la réaction catholique qui s’opérait alors.

Quant à l’administration de la justice, le sénéchal l’exerçait au nom du comte ; sa cour se composait d’un juge mage et de plusieurs conseillers : là se jugeaient les appels des tribunaux inférieurs ; ceux-ci étaient formés des jurats élus par les communes et présidés par le viguier ou vicaire du comte.

Le pays était couvert d’atalayes ou forts guetteurs, correspondant entre eux par la vue ; ils étaient généralement composés d’un donjon entouré de murailles, du haut duquel, en cas de danger pour la liberté du pays, se transmettaient, à l’aide d’un système de signaux ou de feux allumés, les avis et les convocations.

On trouve dans les chroniques du Bigorre un témoignage affligeant des préjugés superstitieux que l’ignorance entretint si longtemps dans nos provinces ; au milieu des populations, mais repoussée par elles, vivait une caste maudite comme les parias de l’Inde. C’étaient les cagots, capots, appelés quelquefois aussi gahets. On n’a jamais connu bien positivement ni leur origine, ni les motifs de la malédiction dont ils étaient frappés.

Quelques anciens auteurs, plus éclairés et plus impartiaux que le vulgaire, les qualifient de chrétiens gézitains, affirmant qu’ils sont bons catholiques, honnêtes gens, habiles dans leurs métiers de charpentiers ou de tonneliers, ne parlant aucune autre langue que celle du pays, de belle prestance, d’aspect sain et robuste. Et cependant on n’entretenait avec eux aucune communication. Ils ne pouvaient vivre et se marier qu’entre eux ; une place isolée leur était assignée à l’église ; ils ne pouvaient y faire leurs dévotions qu’à part et à des heures spéciales.

Deux écrivains du XVIe siècle, Thevet et Belleford, expliquent ainsi l’opinion inhumaine qu’ils partageaient : Ces gens, disent-ils, étaient infects et puants ; ils naissaient ladres ou le devenaient aisément, de sorte qu’il est dangereux de les fréquenter. Belleford croit qu’ils tirent leur nom de gézitains de Giézé, disciple d’Élisée, que ce prophète guérit de la lèpre ; celui de cagots serait une réminiscence de certains Goths bannis d’Espagne pour y avoir contracté de honteuses et dangereuses maladies. Marcs, le prélat historien du Béarn, s’est occupé, lui aussi, de cette secte infortunée, mais pour la réhabiliter et pour la défendre. Il reconnaît qu’autrefois cette population a pu être atteinte des infirmités qu’on lui reproche,. mais qu’elle en est complètement guérie.

II pense que ce sont des Sarrasins venus de l’Espagne conquise par eux, établis en France, et persistant à y demeurer après la victoire de Charles Martel. Pour y vivre en sécurité, ils se firent baptiser ; mais on les soupçonna d’être chrétiens de mauvaise foi, d’être ladres et de ne s’être fait baptiser que parce qu’ils croyaient que cette sainte absolution les guérirait de leur maladie.

D’ailleurs, les vieux chrétiens, les sachant circoncis, s’obstinaient à croire qu’ils étaient toujours juifs ou mahométans dans le coeur. C’est pour cela que les peuples du Bigorre demandèrent aux états de les forcer à porter une marque particulière qui permît de les reconnaître et de les éviter. Ajoutons à l’honneur des états de Bigorre que cette demande fut rejetée ; ce qui n’éteignit malheureusement pas le mépris et la haine dont les pauvres cagots continuèrent à être les victimes.

L’Assemblée constituante érigea la province en un département, qui fut appelé d’abord de Bigorre, et peu de temps après des Hautes-Pyrénées. On doit rendre hommage à l’excellent esprit dont sont animées les populations de l’ancien Bigorre.

Nul département de la France n’est plus tranquille, plus facilement administré, plus soumis aux lois, plus dévoué au travail. Chacun sent qu’il a quelque chose à perdre comme propriétaire, quelque chose à gagner comme travailleur. On y a compris que l’agriculture, qui est à la fois le premier des arts et la plus productive des industries, est la source du bien-être le plus solide et des plus durables prospérités ; aussi, .y a-t-on le spectacle si satisfaisant et trop rare de la petite culture dans une contrée fertile dont presque tous les habitants possèdent et cultivent une partie.

Au XIXe siècle, les établissements d’eaux thermales sont pour le pays un surcroît de consommation et de revenu. C’est le tribut payé par l’étranger qui aide à payer l’impôt national. L’élevage du bétail, des chevaux et des mulets, est une des richesses du pays, qui pourrait s’augmenter par l’acclimatation d’espèces négligées. Comme ombres à ce tableau, on reproche alors aux habitations rurales leur manque de salubrité et de propreté, quoique, depuis quelques années les améliorations soient sensibles. Les plantations d’arbres, surtout d’arbres fruitiers, sont trop rares et trop peu encouragées ; enfin des hommes compétents trouvent que l’industrie pyrénéenne ne tire pas un parti suffisant des ressources métallurgiques que possèdent ses montagnes.

 
 
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