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14 janvier 1797 : bataille de Rivoli

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14 janvier 1797 : bataille de Rivoli
Publié / Mis à jour le jeudi 19 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Après la bataille d’Arcole, Alvinzi s’était replié derrière la Brenta, et Bonaparte, rentré triomphant à Vérone, sentait quels efforts il aurait à faire pour maintenir sa position en Italie ; il pressait le Directoire de lui envoyer des renforts ; on lui annonça enfin que deux divisions détachées de l’armée du Rhin avaient reçu Tordre de le joindre. Mais le cabinet de Vienne, de son côté, s apprêtait avec une invincible opiniâtreté à réparer les échecs que ses armes avaient essuyés en Italie ; les renforts promis au général Bonaparte n’étaient point encore arrivés, et déjà il apprenait qu’Alvinzi s’avançait avec une nouvelle armée pour dégager Wurmser bloqué dans Mantoue. Le général autrichien, à la tête de quarante mille hommes, marcha sur le centre et les deux ailes de l’année française par Roveredo, par Vicence et par Padoue.

Le 12 janvier, la colonne qui s’avançait par Vicence s’approcha de Vérone et fit plier les avant-postes de Masséna ; mais ayant débouché à Saint- Michel, elle fut repoussée avec perte. Le lendemain matin le général Joubert, attaqué de front par des forces supérieures, et menacé sur ses deux flancs, fut forcé d’évacuer la position de Corona et de se replier sur Rivoli. Bonaparte, à cette nouvelle, pénétra le plan du général autrichien ; il vit que la colonne de Vicence et celle qui se dirigeait sur le bas Adige n’avaient d’autre but que de faciliter la marche du corps principal, qui s’avançait par la vallée de l’Adige ; il comprit en même temps que les Autrichiens, fidèles à une habitude qui leur avait déjà été si funeste, non contents de s’affaiblir par les corps lancés sur Vérone et Legnano, avaient encore disséminé leur corps principal en plusieurs détachements.

Bonaparte partit aussitôt de Vérone avec la plus grande partie de la division Masséna, et envoya l’ordre au général Rey de se diriger de Salo sur Rivoli, où il avait résolu de réunir la masse de ses forces. Le plateau de Rivoli étant le point où viennent se réunir les différons sentiers qui sillonnent cette contrée montagneuse, Bonaparte, maître de ce plateau, devait avoir la faculté d’agir en masse contre les colonnes séparées, à mesure qu’elles se présenteraient. Il ordonna donc à Joubert de conserver à tout prix la position de Rivoli.

Alvinzi ayant envoyé Provera avec huit mille hommes sur Legnqno, et une autre division de cinq mille hommes sur Vérone, s’avança, à la tête de trente mille hommes, par Roveredo, sur la Corona. Cette armée fut subdivisée en six colonnes ; trois de ces colonnes, fortes ensemble de douze mille hommes, devaient attaquer Joubert de front ; une colonne de quatre mille, aux ordres du général Lusignan, devait tourner la gauche des Français, en passant par le revers occidental du Monte-Baldo ; une cinquième colonne de huit mille hommes, conduite par Quasdanowich, était destinée à assaillir la droite de la ligne française, en longeant la gauche de l’Adige. Cette colonne avait à sa suite la cavalerie et l’artillerie, qui ne pouvaient agir sur ce terrain montueux. Enfin, une sixième colonne de quatre mille hommes descendait la gauche de l’Adige, se dirigeant sur la Chiusa.

Joubert était en pleine retraite quand il reçut les ordres du général en chef. Il retourna sur-le-champ dans la position de Rivoli, heureusement l’ennemi n’avait pas encore occupée. Bonaparte l’y rejoignit dans la nuit. Le 14 au matin, le gros de la division Joubert fut dirigé sur Caprino, San-Giovanni et San-Marco, contre le centre des Autrichiens. Une demi-brigade, placée dans des retranchements, en arrière d’Osteria, couvrait la droite et faisait face à Quasdanowich. Masséna reçut en même temps l’ordre de détacher une demi-brigade pour contenir Lusignan.

Le combat s’engagea vivement. Joubert, inférieur en nombre, fut débordé par sa gauche, qui plia : ce mouvement rétrograde se communiqua à la droite, que commandait le général Vial ; mais le centre, où était le 14e de ligne, resta inébranlable. Bonaparte, accouru à la gauche, la fit soutenir par la colonne de Masséna ; l’ennemi plia à son tour, et la gauche des Français regagna les hauteurs de Trombalora. Cependant la droite était vivement poursuivie par les Autrichiens, qui descendaient des hauteurs de San-Marco. La colonne de Quasdanowich, maîtresse des retranchements d’Osteria, gravissait le plateau de Rivoli, tandis que Lusignan se dirigeait, par Asti, sur les derrières des Français. Bonaparte porta tous ses efforts contre Quasdanowich, certain que la victoire tenait à la défaite de ce corps. Quasdanowich, en débouchant d’un ravin profond, par lequel il avait été obligé de défiler, se vit assailli sur ses deux flancs par l’infanterie française, attaqué de front par la cavalerie, et foudroyé par l’artillerie, qui enfilait le ravin dans lequel sa colonne était encore engagée. Sa tête de colonne fut culbutée et rejetée dans le ravin. La confusion se mit aussitôt dans ses troupes ; l’explosion d’un caisson porta le désordre à son comble ; la retraite devint une déroute.

Bonaparte, tranquille sur ce point, courut aussitôt soutenir le général Vial, qui était vivement poursuivi. S’apercevant que les Autrichiens s’abandonnaient imprudemment à la poursuite, il lança sur eux deux escadrons, qui les mirent en pleine déroute ; le centre fut bientôt entraîné ; les fuyards ne se rallièrent que derrière le Tasso.

Il ne restait que le général Lusignan, dont les efforts ne pouvaient plus changer le sort de la bataille, mais dont la défaite devait en compléter les résultats. Il s’était établi sur le mont Pi- pôle pour couper entièrement la retraite aux Français. La division Masséna, qui lui fut opposée, entretint le combat jusqu’à l’arrivée de la colonne du général Rey. Ce général ayant débouché d’Orza, Lusignan, entouré, ne put échapper à une destruction presque entière, et ne regagna le Monte-Baldo qu’avec quelques centaines d’hommes.

La retraite des Autrichiens fut féconde en désastres. Joubert ayant réussi à les prévenir sur leur ligne de retraite, porta la destruction dans leurs colonnes, et leur fit cinq mille prisonniers. L’un des plus beaux résultats de cette bataille fut la perte entière de la colonne de Provera, qui entraîna la reddition de Mantoue. Provera, ayant réussi le 13 à passer l’Adige à Anghiari, avait marché pour débloquer Wurmser : quoique son arrière-garde eût été fortement entamée par Augereau, il arriva le 15 devant Mantoue ; mais ce jour même Bonaparte arrivait le soir à Roverbella, avec la division Masséna. Provera avait cru pouvoir entrer dans Mantoue par le faubourg de Saint-George ; mais il le trouva retranché et occupé par les Français ; le lendemain 16, à cinq heures du matin, il attaqua le poste de la Favorite, tandis que Wurmser attaquait celui de Saint-Antoine. Ces deux attaques furent sans succès ; Wurmser rentra dans Mantoue, et alors Provera, attaqué de front par Serrurier, sur les deux flancs par la garnison de Saint-Georges et par la division Masséna, et bientôt en queue par Augereau, mit bas les armes avec cinq mille hommes.

L’armée française et son général se couvrirent de gloire dans ces mémorables journées, où les combinaisons du génie, la valeur et la rapidité des marches triomphèrent de la supériorité numérique. L’armée française ne comptait que trente mille combattons ; elle fit près de vingt mille prisonniers.

 
 
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