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Paniers à salade : des fourgons de police à part

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Paniers à salade : des fourgons
de police à part
(Source : Le Progrès)
Publié / Mis à jour le mardi 12 avril 2022, par LA RÉDACTION
 
 
 
Qu’on les appelle fourgons cellulaires ou paniers à salade, ces véhicules ont comme mission de transporter les prisonniers. Leur origine remonte au XIXe siècle, bien avant les fourgons ou l’apparition du Citroën HY. Mais savez-vous d’où vient l’expression « panier à salade » ? Connaissez-vous l’histoire de ces véhicules de police pas comme les autres ? Quels sont les fourgons cellulaires les plus marquants ?

Les gendarmes et les voleurs n’ont pas attendu l’invention de l’automobile pour jouer à cache-cache. L’origine des premiers véhicules chargés de « ramasser » les prisonniers remonte au XIXe siècle. À l’époque évidemment, point de moteur ! Tirés par des chevaux, ces cellules roulantes n’avaient pas de parois pleines, laissant aux spectateurs la possibilité d’observer les présumés délinquants.

C’est l’état des routes au XIXe siècle qui donnera son nom aux fourgons cellulaires. Les passagers, qui étaient bien secoués pendant le trajet, avaient de quoi se plaindre à l’arrivée. D’où la comparaison avec les paniers à salade, ces paniers destinés à essorer les feuilles en les secouant. On remarquera que ces salades se marient très bien avec les poulets, surnom donné aux policiers. Un nom qui vient de l’adresse de la Préfecture de Police de Paris, installée en 1871, à la place de l’ancien marché... à la volaille.

Le Citroën HY reste le plus connu des paniers à salade
Le Citroën HY reste le plus connu des paniers à salade

Une série de surnoms
La désignation officielle des premiers fourgons motorisés de la police était « La patrouille ». Mais plusieurs surnoms accompagneront le transport de prisonniers. En souvenir du tramway cellulaire, peint en noir, qui faisait la navette entre le palais de justice et la prison de Bordeaux, ce sera « Black Maria ».

Plus tard, on parlera de « Bertha », en référence aux grosses pièces de l’artillerie allemande. Des véhicules qui ne servaient pas qu’aux transports des prisonniers. Ces véhicules commencent ainsi leurs journées par la distribution et la cueillette du courrier interne, entre les différents commissariats et le siège de la Police.

Des véhicules mythiques
Parmi les véhicules cellulaires entrés dans l’histoire, le plus connu est certainement le Citroën HY. Il sera utilisé pendant 20 ans, ce qui fera de lui le fourgon de Police dans l’imaginaire collectif. Une particularité qui sera utilisée par la marque au lancement du monospace Citroën Evasion dans une série de publicités. Le concurrent Renault ne sera pas en reste avec l’Estafette.

Réponse de Renault à Citroën, ce fourgon sera proposé en version spécifique « Alouette », entièrement vitrée, dotée de huit places assises et principalement adoptée par la Gendarmerie nationale. Dans les années 70, c’est Peugeot qui semble prendre de cours les deux rivaux. Le J7 devient le meilleur allié des descentes de Police. On le retrouve même régulièrement au cinéma, comme dans le film « Pinot simple flic » ou dans « Inspecteur Labavure » dans sa version sous-marin.

La Renault Estafette, digne successeur du Citroën HY
La Renault Estafette, digne successeur du Citroën HY

Fini les bétaillères, place aux fourgons modernes
Son remplaçant, le Peugeot J9, dessiné par le designer Gérard Godfroy perpétue la tradition en devenant l’incontournable des commissariats de police. Mais la concurrence ne compte pas rester les bras croisés. Le Renault Trafic sort en 1980 et décroche de nombreux marchés, en concurrence avec le Peugeot J5. Les fourgons des années 80 auront souvent un losange sur le capot. Aujourd’hui les contrevenants parfois récalcitrants sont toujours transportés en Peugeot, Renault ou Citroën. Les paniers à salade ont encore de belles années devant eux.

Nicolas Laperruque
Le Progrès

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