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Château de Maintenon et son aqueduc inachevé voulu par Louis XIV (Eure-et-Loir)

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Lieux d’Histoire
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Château de Maintenon
et son aqueduc inachevé voulu
par Louis XIV (Eure-et-Loir)
(D’après « Notice historique sur le château de Maintenon », paru en 1829)
Publié / Mis à jour le mercredi 3 novembre 2021, par LA RÉDACTION
 
 
 
Si l’existence du château de Maintenon est attestée au XIIe siècle, il fut en partie rebâti dans le style Louis XII au début du XVIe siècle par Jean Cottereau, surintendant des finances sous trois rois de France, et vendu en 1674 à Françoise d’Aubigné, depuis marquise de Maintenon épousant plus tard Louis XIV en secret, le roi y entreprenant des travaux d’embellissement et y débutant la construction, sous la direction de Vauban, d’un aqueduc jamais achevé, digne des oeuvres architecturales romaines et à même d’amener l’eau de l’Eure à Versailles et à Paris

Le seul aspect du château de Maintenon atteste son ancienneté : des tours gothiques, des traces de pont-levis, des murailles épaisses défendues de fossés, une irrégularité de construction, une teinte de vétusté qu’ont les pierres mêmes, offrent bien l’image de ces vieux manoirs, dont la vue retrace à l’esprit l’histoire et le caractère de leurs anciens maîtres

On ne peut dire précisément à quelle époque fut construit le corps principal du château de Maintenon, qui est la portion la plus ancienne, et auquel plusieurs constructions ont été successivement ajoutées, comme l’indiquent les différences de style qu’on y remarque.

Château de Maintenon. Chromolithographie publicitaire pour le chocolat Guérin-Bouton datant d'environ 1890
Château de Maintenon. Chromolithographie publicitaire
pour le chocolat Guérin-Bouton datant d’environ 1890

On sait seulement avec certitude que le château existait du temps du roi Philippe Auguste — qui régna de 1180 à 1223 —, par un acte conservé dans les archives en date de l’an 1223, qui est une reconnaissance pour les seigneurs de Maintenon du droit de fours, moulins, pressoirs banaux, et par un acte plus ancien encore de l’an 1200, qui porte : « Donation faite par Amaury, seigneur de Maintenon, de l’église sainte Marie de Maintenon, située au-dedans des murs du château, avec la terre qui en dépend, à Dieu, à Saint-Martin de Marmoutiers, et aux religieux dudit monastère, pour y faire bâtir des cellules, y établir leur verger, etc. »

Le caractère de l’architecture montre d’ailleurs que la construction primitive de ce château a du précéder de beaucoup la renaissance des arts, et semble en fixer la date vers le XIe ou XIIe siècle. Les réparations modernes et les changements qu’on y a faits en ont un peu modifié l’ancien aspect, sans cependant lui faire perdre son vrai caractère.

Il fut originairement construit de forme carrée, comme tous les châteaux bâtis dans le même temps et calculés pour la défense ; entouré de fossés qui existent encore, flanqué aux quatre coins de tours armées de créneaux et de mâchicoulis : il était fermé au midi par une forte muraille qui allait d’une tour à l’autre, et qui a été abattue pour l’agrément de l’habitation.

Toute l’aile qui se voit à gauche en entrant dans la première cour, et qui joint une- église voisine au corps principal du château, est la partie la plus moderne, et a été bâtie par Louis XIV. Madame de Maintenon a rebâti aussi l’aile de l’Ouest, qui est à droite en entrant dans la deuxième cour, pour y faire son appartement, qu’on voit encore.

Après avoir passé par plusieurs mains, le château de Maintenon échut en 1503 à Jean Cottereau, secrétaire du roi Louis XII — et plus tard de François Ier — et trésorier des finances de Louis XII, François Ier et Henri II, par un arrêt du parlement qui lui adjugea cette terre comme créancier de l’ancien seigneur. Jean Cottereau rebâtit le château en partie.

La petite chapelle qui se voit dans l’intérieur, ainsi que les ornements qui embellissent la façade et décorent la porte de l’escalier, datent de son temps. On voit d’ailleurs, par leur style élégant et léger, qu’ils appartiennent à cette époque où le goût commençait à renaître. Les lézards et les croissants qui ornent le bas des deux petites tourelles au-dessus de la voûte, et qu’on retrouve dans différents endroits, étaient ses armes.

Jean Cottereau réunit à la seigneurie de Maintenon plusieurs seigneuries environnantes, et la laissa en héritage à Jacques d’Angennes, seigneur de Rambouillet, son gendre. Les héritiers de celui-ci la vendirent au chevalier marquis de Villeray qui, lui-même, la vendit en 1674, moyennant la somme de 250 000 livres, à Françoise d’Aubigné, depuis marquise de Maintenon — gouvernante des enfants du roi Louis XIV qui l’épousera en secret en 1683.

Château de Maintenon. Façade septentrionale
Château de Maintenon. Façade septentrionale

Dans une lettre adressée à son frère le comte d’Aubigné, Françoise écrit : « Je ne sais si des Rollines, qui est très bien informé de tout ce que je fais, vous aura mandé que j’ai acheté une terre ; mais il ne sait peut-être pas encore que c’est Maintenon, et que le marché en est fait à 250 000 livres. Elle est à 14 lieues de Paris, à 10 de Versailles, à 4 de Chartres ; elle est belle, noble, et vaut dix à onze mille livres de rente, etc. »

Une fois cette terre acquise, quoique son séjour à la cour ne lui permît point d’y faire de longs établissements, elle y porta cet esprit d’ordre qu’elle savait appliquer à tout : elle attira des ouvriers flamands pour y établir des fabriques de dentelle, elle y appela des Normands qui travaillèrent en toilerie, elle y établit des écoles, des manufactures, elle y fit reconstruire des églises, fonda des hôpitaux, et fit tout le bien qu’on pouvait attendre de ses nobles et vertueux sentiments.

La seigneurie de Maintenon avait été érigée, en 1594, en baronnie, et en 1641, en marquisat. En 1688, Louis XIV l’érigea en marquisat-pairie. Lorsque Madame de Maintenon maria Mademoiselle d’Aubigné, sa nièce, au duc d’Ayen, fils du maréchal de Noailles, elle lui fit don de sa terre, qui, par la suite, resta en la possession de la maison de Noailles. Les ducs de Noailles l’agrandirent en y réunissant le comté de Nogent, le duché d’Épernon, et plusieurs autres seigneuries environnantes.

Le nom de Madame de Maintenon suffit pour illustrer cet ancien château. On ne visite pas sans intérêt la demeure d’une femme dont le nom se rattache de si près à celui de Louis XIV, digne d’être remarquée dans ce siècle où tout fut grand, et qui donna au monde le spectacle, unique peut-être, d’avoir porté et conservé presque sur le trône les vertus de sa première condition.

Il reste peu de traces de son habitation dans l’intérieur des appartements qui ont été modernisés. Cependant la distribution de celui qu’elle occupait, est restée exactement la même, bien que la décoration en ait été changée. On montre aussi la pièce qui était la chambre à coucher de Louis XIV, celle qui faisait son cabinet, et la grande galerie par où le roi se rendait, pour assister à l’office, à une tribune qui donnait dans l’église voisine, qui était une collégiale dépendante du château.

Il faut encore compter au nombre des souvenirs attachés au château de Maintenon, celui de Racine, qui y demeura pendant un certain temps, lorsque Madame de Maintenon le chargea de composer pour les élèves de Saint-Cyr les tragédies d’Esther et d’Athalie. C’est là qu’il composa en grande partie ces deux chefs-d’œuvre. Il affectionnait l’allée située à droite du grand canal, et s’y promenait souvent en composant ses beaux vers ; depuis ce temps cette allée a conservé son nom.

Mais l’objet qui attire principalement la curiosité des voyageurs, est l’aqueduc qui traverse le parc, et qui était destiné à conduire les eaux de la rivière d’Eure à Versailles. Ce projet, une des plus grandes entreprises du règne de Louis XIV, et dont l’exécution aurait égalé tout ce que les Romains ont fait de plus extraordinaire en ce genre, avait été conçu par Vauban et La Hire en 1680.

Château de Maintenon. Façade méridionale
Château de Maintenon. Façade méridionale

Le résultat des nivellements faits à ce sujet fut que la rivière d’Eure, prise à Pont-Goin, dix lieues au-delà de Chartres, était plus élevée de 110 pieds (environ 33 m) que la cour de marbre du château de Versailles, et de 68 pieds (un peu plus de 20 m) plus élevée que l’étang de Trappes, dans la longueur d’environ 100 kilomètres, jusqu’au dit étang. La première partie du canal, dans une longueur de près de 50 km, depuis la prise d’eau jusqu’à l’aqueduc de Maintenon, devait être à fleur de terre, jusqu’à l’endroit appelé Point-à-Rien de Berchères.

Dans cet espace, il aurait fallu traverser cinq vallons. Là aurait commencé une levée en terre d’environ 7,6 km de longueur, dont une partie, aujourd’hui plantée, se voit encore près de Maintenon sur la droite de la route qui conduit à Chartres. Cette levée se serait prolongée jusqu’à l’aqueduc de Maintenon, auquel elle serait venue s’unir, et aurait eu au raccordement 64 pieds d’élévation (près de 20 m).

Cet aqueduc construit en maçonnerie, sur une longueur d’environ 4 500 m, aurait eu jusqu’à trois rangs d’arcades, posés l’un sur l’autre à l’endroit le plus profond de la vallée. Le premier rang dans le fond du vallon, le seul qui ait été construit, existe encore, et traverse le parc du château. Il est composé de 47 arcades. Le deuxième rang aurait été composé de 195 arcades. Le troisième rang devait être composé de 390 arcades. L’élévation totale de ces trois rangs d’arcades aurait été de 220 pieds (environ 67 m) — le pont du Gard, un des plus beaux ouvrages romains qui soient en France, n’a que 45 m d’élévation, sachant que la vallée qu’il traverse est beaucoup plus étroite que celle de Maintenon.

C’est le troisième étage qui aurait porté le canal dans lequel aurait coulé l’eau de la nouvelle rivière. Les corridors devaient être bordés d’un parapet recouvert d’une voûte dans toute sa longueur. L’épaisseur de toutes ces parties réunies aurait été de 6 m. Aux endroits où les différentes divisions de maçonnerie devaient se raccorder, on aurait pratiqué des escaliers à vis pour monter au haut de l’aqueduc ; et les piles du deuxième et du troisième étage auraient été percées par une porte cintrée, pour qu’on pût communiquer d’une arcade à l’autre, et parcourir ainsi la longueur des trois divisions de maçonnerie.

Depuis l’aqueduc de Maintenon, la rivière d’Eure aurait été conduite jusqu’à l’étang de Latour, au moyen d’un canal formé par différentes levées de terre variables comme le terrain ; et, comme l’étang de Latour est au point où commence la prise des eaux qui arrivaient à Versailles, les eaux de la rivière d’Eure, une fois arrivées à ce point, auraient coulé partie par des rigoles, partie par des aqueducs souterrains, des étangs aux réservoirs construits sur la butte Satory.

Françoise d'Aubigné. Peinture de Henri Gascar (1674)
Françoise d’Aubigné. Peinture de Henri Gascar (1674)

Cet aqueduc était le complément nécessaire des grands travaux faits à Versailles, car il y aurait conduit un assez grand volume d’eau pour que les eaux qui ne jouent qu’une ou deux fois l’année, et à grands frais, eussent pu jouer constamment. Les travaux auxiliaires faits pour ce grand ouvrage ne sont pas moins surprenants que l’ouvrage lui-même.

Pour faciliter le transport de l’énorme quantité de pierres nécessaires à ces constructions, Vauban imagina de rendre navigables, au moyen d’écluses, la rivière d’Eure, celle d’Épernon et le ruisseau de Gallardon. Il fit creuser deux canaux principaux, dont l’un allait à Gallardon, où sont situées les belles carrières de Germonval, et l’autre à Épernon.

Comme l’eau de la petite rivière de Voise, qui descend d’Auneau à Gallardon, n’était pas suffisante pour entretenir le canal en pleine navigation, il dériva, par une rigole d’environ 20 km, une partie suffisante de l’eau de la rivière d’Eure pour la conduire dans le bief supérieur du canal, qui se prolonge jusque dans la carrière de Germonval.

Outre le canal de Gallardon, dans lequel il y avait cinq écluses, Vauban rendit navigable la petite rivière de Drouette, qui descend de Rambouillet, et passe à Épernon, en la transformant en canal, au moyen de sept écluses, jusqu’à son confluent avec la rivière d’Eure entre Maintenon et Nogent-le-Roi, espace dans lequel furent construites cinq écluses encore.

Au moyen de ces trois navigations artificielles, tous les matériaux que renferme cette étendue de terrain arrivaient à Maintenon, où les pierres toutes taillées étaient transportées sur des bateaux pontés au pied des ouvrages par deux canaux latéraux, creusés parallèlement aux deux faces de l’aqueduc, et à environ 60 m de distance de ces deux faces, tant au Midi qu’au Nord. Ces deux canaux étaient alimentés par les deux rivières qui passent sous l’aqueduc.

Tous ces travaux furent commencés en 1684, et interrompus quatre années après, à cause de la guerre qui survint alors. Ils ne furent point continués depuis. Quoiqu’ils fussent loin d’être terminés, on en avait déjà achevé une grande partie, et on avait dépensé des sommes énormes pour cette entreprise qu’on abandonna bientôt.

La prise d’eau à Pont-Goin, le canal à fleur de terre depuis Pont-Goin jusqua Point-à-Rien de Berchères, ainsi que la levée de terre depuis Point-à-Rien de Berchères jusqu’au vallon qui porte le même nom, étaient entièrement achevés. La traversée du vallon de Berchères n’avait pas été commencée ; Vauban avait proposé dans cette partie la construction d’un aqueduc élevé sur trois rangs d’arcades ; au-delà du vallon la levée qui devait se prolonger vers l’aqueduc de Maintenon existait en partie.

Chambre de Madame de Maintenon au sein du château
Chambre de Madame de Maintenon au sein du château

Quant à cet aqueduc, il n’y avait que le premier rang d’achevé. La levée qui devait faire suite à l’aqueduc de Maintenon était aussi fort avancée, et la partie de l’étang de la tour jusqu’aux réservoirs situés sur la butte Gobert à Versailles, était en très bon état et faisait le service de la ville.

Louis XIV employa ses troupes à ces différents travaux. Elles campaient le long des ouvrages ; le camp, qui fut habituellement de trente mille hommes, était commandé par le marquis d’Uxelles, et de Caillavel, capitaine aux gardes, y faisait les fonctions d’aide-major. Dans une lettre datée du 28 juillet 1687 adressée à Madame la comtesse de Saint-Geran, Madame de Maintenon écrit : « Les ouvrages de Maintenon sont fort avancés ; la présence du roi n’y gâte rien ; les deux montagnes se joindront par 47 arcades solidement bâties. C’est de l’aveu de tout le monde un ouvrage digne des Romains et du roi. Tout cela me ramène souvent à cette réflexion : les hommes sont bien fous de se donner tant de soins pour embellir une demeure où ils n’ont que deux jours à loger. »

Le roi allait visiter par lui-même ces travaux. Le château qui n’avait pas une grande étendue ne permettait pas que le roi y pût mener une suite nombreuse. Madame de Maintenon ne consentit point à ce qu’il fût agrandi ni embelli, quoique le roi eût donné l’ordre à Le Nôtre d’y travailler, voulant, disait-elle, éviter les comparaisons et craignant d’être un sujet de dépense pour le roi. Le seul agrandissement que fit Louis XIV fut la construction de l’aile qui se voit en entrant à gauche dans la première cour, où l’on établit des écuries pour le service, et où l’on fit au premier étage une galerie.

L’exécution de ce projet aurait été d’autant plus magnifique qu’il présentait l’avantage de pouvoir donner de l’eau potable non seulement à Versailles, mais encore à Saint-Cloud et à Paris. Les réservoirs auraient été si élevés que l’eau de la rivière d’Eure, prise aux étangs de Satory, aurait pu être amenée dans les quartiers les plus élevés de la capitale.

Ce projet qui n’avait point échappé aux grandes vues de Louis XIV, fut proposé de nouveau sous le règne de Louis XVI, par le baron de Marivetz qui avait trouvé les eaux de la rivière d’Eure assez abondantes pour assurer le succès de cette entreprise, et avait évalué, eu égard à l’état où se trouvaient les travaux primitifs , la dépense du surplus à 30 millions (environ 450 millions d’euros).

Le château de Maintenon et l'aqueduc
Le château de Maintenon et l’aqueduc

Quand Louis XIV eut abandonné le projet de conduire la rivière d’Eure à Versailles, voulant indemniser Madame de Maintenon des dommages que lui avaient occasionnés les travaux exécutés sur son terrain, il lui fit don de l’aqueduc qui traversait son parc, ainsi que des digues, des canaux, et autres terrains situés dans le domaine, et acquis des deniers royaux pour la confection des ouvrages.

Ces constructions sont aujourd’hui presque entièrement détruites, l’aqueduc en maçonnerie étant lui-même fort endommagé. Louis XV fut le premier qui commença à le démolir, faisant détruire les trois premières arcades pour bâtir dans les environs le château de Crécy qu’il destinait à Madame de Pompadour — château qui, situé près de Dreux, fut détruit pendant la Révolution.

 
 
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