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18 février 1814 : victoire de Napoléon à Montereau sur la Sixième Coalition

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18 février 1814 : victoire de Napoléon
à Montereau sur la Sixième Coalition
(D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles
des Français, de 1792 à 1815 » (Tome 23), paru en 1821)
Publié / Mis à jour le mercredi 17 février 2021, par LA RÉDACTION
 
 
 
Après le désastre de la campagne napoléonienne de Russie fin 1812 et l’échec de celle menée en Allemagne conduisant à la défaite de Leipzig en octobre 1813, l’armée de Bohême de la Sixième Coalition, sous les ordres du prince de Schwartzenberg et regroupant Prusses, Autrichiens et Allemands, passe le Rhin en janvier 1814 pour tenter d’envahir la France et mettre fin à l’Empire : aux portes de la Seine-et-Marne, un affrontement a lieu à Moret le 14 février, puis le 18 à Montereau

Dès que le prince Charles-Philippe de Schwartzenberg, commandant les forces autrichiennes, fut informé des échecs éprouvés par les alliés à Mormant et à Valjouan, il se décida, en repliant son armée sur la rive gauche de la Seine, à attendre derrière cette barrière les mouvements ultérieurs de l’empereur des Français. Le prince de Wurtemberg, commandant les troupes wurtembergeoises, eut ordre de tenir toujours sa position de Montereau sur la rive droite, afin de couvrir la gauche de la grande armée alliée, et de protéger sa concentration.

Le comte de Wrede repassa la Seine à Bray, prit position sur la rive gauche, et garda le pont ; le comte de Wittgenstein repassa aussi la Seine, établit une tête de pont à Nogent sur la rive droite. Le quartier-général fut transféré de Bray à Trainel, où les réserves se réunirent.

Napoléon à Montereau. Image de la fabrique de Pellerin, à Épinal (1835)
Napoléon à Montereau. Image de la fabrique de Pellerin, à Épinal (1835)

Dans la nuit du 17 au 18 février, Napoléon fit toutes les dispositions nécessaires pour attaquer avec succès la forte position occupée par les alliés devant Montereau. Le général Pierre-Claude Pajol, ayant reçu ordre de s’ébranler du Châtelet au point du jour, repoussa plusieurs escadrons ennemis qui se retirèrent sous la protection de l’infanterie embusquée dans le bois de Valence ; celle-ci, chargée à son tour, fut également forcée à la retraite.

Le général français aurait continué sa marche, si la plaine n’avait été couverte par la cavalerie wurtembergeoise ; il dut alors se borner à faire mettre 24 pièces en batterie sur la lisière du bois, et à déployer la division Pacthọd sous la protection de leur feu. L’ennemi qui riposta vigoureusement, parvint à démonter 12 de ces mêmes pièces.

À neuf heures du matin, le duc de Bellune était arrivé au pied de la hauteur de Surville ; il y trouva le prince royal de Wurtemberg établi sur deux fortes lignes entre Villaron et Saint-Martin,

Le général Château, jeune officier plein de feu et d’intelligence, ouvre l’attaque avec la plus grande intrépidité, et s’empare de Villaron ; mais ne se trouvant pas soutenu, il est repoussé avec perte. Loin de se décourager, il laisse en réserve une de ses brigades, tourne la position de l’ennemi, et se glisse vers les ponts par la route de Paris.

Pendant ce temps, les troupes du général Pajol se maintenaient toujours sur le champ de bataille. Le général Delort, avec une faible brigade de cavalerie légère, arrêtait et chargeait, à trois reprises, plusieurs escadrons de hussards autrichiens. Le général Château allait s’emparer du pont de la Seine, lorsqu’il fut frappé mortellement par une balle. Sans ce funeste accident, qui jeta un grand désordre dans la brigade française, l’ennemi se serait trouvé entre deux feux ; car la division Duhesme, à son tour, attaquait le village de Villaron.

Le combat se prolongeait sur ce point, sans résultat décisif, lorsque vers une heure, le comte Gérard arriva avec son corps de réserve (celle de Paris). L’empereur lui fit dire par un de ses aides de camp, le général Dejean, de prendre le commandement de toutes les troupes, et de diriger l’attaque comme il l’entendrait.

Le général Gérard fit aussitôt avancer les 40 pièces attachées à son infanterie, et ne tarda pas à maîtriser par son feu celui de l’ennemi ; mais une attaque combinée et générale pouvait seule emporter la position formidable des alliés.

Le prince de Wurtemberg ne croyant point l’artillerie française suffisamment soutenue, ordonne au général Daring de la charger avec deux bataillons d’infanterie. Celui-ci avait déjà réussi, par ce mouvement brusque et imprévu, à enlever un canon, lorsque le général Gérard s’avance à la tête de cinq cents hommes, et le repousse avec perte sur sa ligne.

Sur ces entrefaites, vers deux heures, l’empereur arrive de Nangis au galop, et ordonne de gravir le plateau de Surville, dominant le confluent de la Seine et de l’Yonne. Le gros de l’armée , formant environ 28 000 combattants, s’ébranle de toutes parts ; en même temps, le général Delort accourt du bois de Valence, et fait, sur la route de Melun, une charge de cavalerie contre le flanc des alliés ; il pénètre au centre d’une colonne qui a déjà atteint les premières maisons du faubourg, sabre le général qui la commande, et fait mettre bas les armes à la troupe.

Les Austro-Wurtembergeois sont débordés et culbutés dans le défilé entre le revers des hauteurs de Surville et la Seine. Vivement poussés par la cavalerie, et voyant la plupart de leurs canons démontés, ils entrent pêle-mêle dans Montereau ; mais les habitants, voulant se venger des mauvais traitements qu’ils ont soufferts, se servent de tous les moyens en leur pouvoir pour augmenter le désordre dans les rangs wurtembergeois, et aggraver leur perte.

Contenu par la mitraille de l’artillerie commandée par le général Dijeon, l’ennemi n’a pas même le temps de détruire le pont de l’Yonne. C’est en vain qu’il veut faire sauter celui de la Seine, la mine ne fait qu’un entonnoir sur clef ; et les Français s’en emparent contre toute espérance. Les généraux Delort et Coëtlosquet le passent au galop, à la tête de la cavalerie du général Pajol, et précipitent la fuite des vaincus ; ils sont suivis par le général Duhesme, qui entre au pas de charge dans la ville et fait main basse sur tout ce qu’il rencontre.

Napoléon à Montereau : Le boulet qui me tuera n'est pas encore fondu. Chromolithographie publiée en 1890 et appartenant à la série Les Mots historiques
Napoléon à Montereau : Le boulet qui me tuera n’est pas encore fondu.
Chromolithographie publiée en 1890 et appartenant à la série Les Mots historiques

Ces trois généraux poursuivent les fuyards dispersés sur la route de Sens. Les escadrons de service auprès de l’empereur, et le reste de la cavalerie chargent, entre la Seine et l’Yonne, le gros des Wurtembergeois, qui cherchaient à gagner la Tombe, Maroles et Bazoche-les-Bray.

À la nuit, l’empereur établit son quartier-général au château de Surville, la garde à Montereau, les deux divisions d’infanterie du comte Gérard, le deuxième corps et une des brigades de cavalerie du général Pajol, au Fossard ; les deux autres brigades à Varennes ; et la division Pacthod sur la rive droite de la Seine.

Cette victoire, qui fit dire à l’empereur : « Mon cœur est soulagé, je viens de sauver la capitale de mon empire ! » lui donna 3 000 prisonniers, 4 drapeaux et 6 pièces de canon. Le prince de Wurtemberg compta en outre plus de 3 000 hommes tant tués que blessés ; les Français eurent près de 2 500 hommes mis hors de combat ; le général Delort avait été grièvement blessé, ainsi que le général Château qui, plus malheureux, vint mourir à Paris, vivement regretté de l’armée.

Dans la même journée, le duc de Tarente, pressant, au centre, l’arrière-garde bavaroise, s’empara d’un parc d’artillerie. Malheureusement il ne put forcer à Bray le passage de la Seine ; le comte de Wrede s’était établi sur la rive gauche, et avait si bien pris ses mesures, que les approches du pont furent inabordables.

 
 
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