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Le chancelier Maupeou s'attire les foudres féminines

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Le saviez-vous ?
Anecdotes historiques, brèves, sarcasmes, reparties, bons mots ayant trait à des personnages célèbres.
Maupeou (Le chancelier)
s’attire les foudres féminines
(D’après « Journal historique de la révolution opérée dans la constitution
de la monarchie françoise » (par Mathieu-François Pidansat de Mairobert
et Barthélemy Mouffle d’Angerville), Tome 1 paru en 1775)
Publié / Mis à jour le jeudi 9 juillet 2020, par LA RÉDACTION
 
 
 
Réformateur sous le règne de Louis XV du système judiciaire ayant conduit à l’exil des parlementaires parisiens, le chancelier Maupeou apostrophe les dames réunies un jour chez lui, les accusant de saboter sa politique

Accueillant chez lui et malgré ses importantes occupations un cercle de femmes en avril 1771, le chancelier de France et Garde des sceaux René-Nicolas-Charles-Augustin de Maupeou (1714-1792), plein de sel et d’enjouement en société, plaisantait les dames sur l’acharnement avec lequel elles déclamaient contre les innovations qu’il avait entreprises.

Quelques mois plus tôt, et afin de mettre un terme à l’affrontement entre les parlements et le pouvoir royal, il avait en effet décidé de remodeler le système judiciaire. Vivement dénoncée par l’ancienne magistrature et par la noblesse, sa réforme s’était heurtée à l’opposition du parlement de Paris qui avait refusé d’entériner ces mesures, les parlementaires parisiens ayant dans la foulée (janvier 1771) été arrêtés puis exilés.

René-Nicolas-Charles-Augustin de Maupeou. Gravure de Jean-Baptiste Gautier-Dagoty (1772)
René-Nicolas-Charles-Augustin de Maupeou. Gravure de Jean-Baptiste Gautier-Dagoty (1772)

Maupeou reprochait à ces dames d’embarrasser ses opérations, de les retarder par leurs criailleries, par l’ascendant qu’elles prenaient sur leurs maris, et ajoutait qu’il trouvait cela d’autant plus étrange qu’elles n’étaient point au fait de la politique ; que cette matière leur était interdite par leur sexe, leur éducation et leurs organes ; qu’en un mot, elles n’y entendaient pas plus que des oies...

« Eh ! Monsieur le chancelier », interrompit avec vivacité Madame Louise-Suzanne Le Pelletier de Beaupré (1737-1795) — fille de l’ancien conseiller au parlement de Paris puis président au Grand Conseil Charles-Étienne Le Pelletier de Beaupré (1702-1785) —, « ne savez-vous pas que ce sont les oies qui ont sauvé le Capitole ? »

« Sans le savoir ! » aurait pu répliquer le chancelier, s’il avait eu plus d’à-propos.

 
 
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