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Les derniers jours des rois : de Charlemagne à Napoléon III, sous la direction de Patrice Gueniffey

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Patrimoine littéraire
Ouvrages et livres sur l’Histoire et le Patrimoine de France. Pour découvrir les richesses historiques, patrimoniales et touristiques
Les derniers jours des rois :
de Charlemagne à Napoléon III
(sous la direction de Patrice Gueniffey)
Publié / Mis à jour le jeudi 8 mars 2018, par LA RÉDACTION
 
 
 
Qu’elles soient criminelles, accidentelles, longues ou spectaculaires, toutes les fins de règne sont à la fois tragiques et éminemment politiques. La mort du monarque est paradoxalement le moment clé de son existence car elle conditionne son passage à la postérité. Ce « savoir-mourir » est l’apanage des hommes d’État.

Des morts royales, il en est de toutes sortes — les unes paisibles, les autres affreuses ; à soixante-douze ans, Charlemagne s’éteint en quelques jours après avoir pris froid, Louis XIV agonise longtemps, dévoré par la gangrène... Des morts royales, il en est de violentes : Henri III et son successeur Henri IV meurent poignardés, Louis XVI, décapité et, avant eux, Henri II, des suites d’une blessure reçue lors d’un tournoi. Même les rois peuvent mourir bêtement, le cas d’Henri II le montre. Sans doute, aucun ne trépassa comme Eschyle, assommé par une tortue qu’un vautour avait lâchée sur son crâne chauve qu’il avait pris pour un caillou, mais dans un temps où les portes étaient basses, Louis III (882) et plus tard Charles VIII (1498) se fracassèrent la tête contre un linteau qu’ils n’avaient pas vu.

Les rois, pourtant, ne seraient pas rois si quelque chose ne les distinguait. La mort leur consent en effet quelques privilèges. Les études qui suivent en témoignent. La mort se montre plutôt bonne fille avec eux ; elle patiente. Beaucoup d’entre nous meurent en silence. Le cœur lâche, le cerveau se désintègre ; nous émettons quelques râles, bredouillons quelques mots inaudibles. Souvent, c’est le coma, la vie encore, mais déjà la mort.

Ici, majesté oblige, rien de tel. Même poignardés, même rongés par la gangrène, même estourbis par une poutre, les rois meurent comme au théâtre : en parlant. Le temps leur est donné de sacrifier au dernier grand rituel de leur règne, celui du bien-mourir. Ces mourants sont diserts. Ils se font entendre, même si parfois il leur faut aller vite. Ils s’appliquent à ne pas rater leur sortie de scène.

Les derniers jours des rois. De Charlemagne à Napoléon III, sous la direction de Patrice Gueniffey
Les derniers jours des rois : de Charlemagne à Napoléon III,
sous la direction de Patrice Gueniffey

Après s’être confessés et avoir reçu les derniers sacrements, ils mettent de l’ordre dans leurs affaires, adressent d’ultimes recommandations à leur successeur, expriment parfois regrets ou remords de n’avoir pas fait tout ce qu’ils s’étaient promis de faire ou tout ce qu’ils auraient pu faire pour la grandeur du royaume et le bonheur de leurs sujets... Gestes accomplis, paroles prononcées, le moment est venu pour eux de tirer leur révérence. On ferme les rideaux, le public s’éloigne. « Le roi est mort, vive le roi ! »

Comment sont morts les principaux souverains qui ont fait la France, de Charlemagne à Napoléon III ? Les meilleurs historiens actuels répondent à cette question grâce à leurs contributions qui conjuguent exigence scientifique et écriture enlevée. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage offre ainsi un regard nouveau sur le dramatique et la mystique du pouvoir à la française. Un ouvrage qui se lit comme une succession de moments décisifs où le pays retient son souffle pendant que le souverain expire, les auteurs ne négligeant ni l’anecdote qui touche, ni le petit fait vrai qui confère à la fin de nos rois une émouvante épaisseur humaine.

Patrice Gueniffey est historien et directeur d’études à l’EHESS. Parmi les contributeurs on peut citer, entre autres : Laurent Theis, historien médiéviste français et membre du comité scientifique de L’ Histoire magazine ; Jacques Le Goff, spécialiste de l’anthropologie médiévale ; Jacques Heers, spécialiste du Moyen-Âge ; Jean-Christian Petitfils, historien et écrivain, docteur d’État en science politique ; Simone Bertière, biographe historique reconnue et Thierry Lentz, spécialiste de l’histoire du Consulat et du Premier Empire, directeur de la Fondation Napoléon à Paris.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Les derniers jours des rois. De Charlemagne à Napoléon III, sous la direction de Patrice Gueniffey. Éditions Pocket.
352 pages. Format 10,9 x 17,8 cm (poche). 7,90 euros.
ISBN : 978-2-266253345. Paru en avril 2015

 
 
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