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Espèces disparues, la marche s’accélère. Grande Galerie de l’évolution, à Paris - Histoire de France et Patrimoine


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L’Histoire éclaire l’Actu

L’actualité au prisme de l’Histoire, ou quand l’Histoire éclaire l’actualité. Regard historique sur les événements faisant l’actu


Espèces disparues,
la marche s’accélère
(Source : La Voix du Nord)
Publié / Mis à jour le vendredi 19 décembre 2014, par LA RÉDACTION

 
 
 
Pour ses vingt ans, la Grande Galerie de l’évolution, à Paris, a fait peau neuve à ses animaux naturalisés. Poils d’éléphant, cils de girafe et mains de singe restaurés, postures comme dans leur milieu naturel. La visite prend un autre tour à la découverte des espèces menacées ou disparues. Et du principal responsable : l’homme.

L’orage gronde dans la savane, des éclairs s’abattent autour des animaux. Puis vient la pluie. C’est une des nouveautés apportées au son et lumière de 75 minutes résumant une journée dans la savane. Soixante-quinze minutes, le temps d’une visite à la Grande Galerie de l’évolution.

Un cri d’animal, suivi de celui d’une enfant, surprise. Autour de la caravane africaine et ses 63 animaux, on se prend au jeu : yeux dans les yeux avec tigres et rhinocéros. « Ils sont vrais ? », questionne un petit garçon qui, sans doute, se prend à rêver de les voir « pour de vrai ».

Comment l’homme change son milieu
Mais le rêve tourne court au second étage de la Galerie. Le panda est à la porte de la Salle des espèces disparues et menacées. Ici « reposent » quelque 250 mammifères ou spécimens marins sur les quelque 7 000 animaux naturalisés exposés dans la Grande Galerie. « La Galerie est là pour amener à une prise de conscience, expose Claude-Anne Gauthier, directrice du département des Galeries au Museum d’histoire naturelle. Faire comprendre comment l’homme est facteur d’évolution, comment il modèle le milieu par l’impact domestique, la pollution, la démographie. » Nous serons neuf milliards d’individus en 2050.

Muséum d'histoire naturelle : Grande galerie de l'évolution
Muséum d’histoire naturelle : Grande galerie de l’évolution

« Et s’il y a un taux naturel de disparition des espèces, comme en son temps les dinosaures, c’est le sens de l’évolution, décrit Claude-Anne Gauthier, l’augmentation du taux de disparition des espèces est directement liée à l’activité humaine. Or, l’homme a dans les mains leur avenir, le choix de les maintenir ou non. Dans cette galerie, ce sont tous les enjeux de préservation de la nature qui se posent. L’impact humain s’est accéléré, chaque être humain a besoin de la nature. Or ses besoins sont aujourd’hui deux fois plus nombreux que ce que la nature est capable de produire. »

Éléphants, pandas, tigres... en danger
Signe de dégradation, par exemple, « les éléphants d’Inde, dans les parcs nationaux, étaient en pleine forme il y a encore quelques années ; aujourd’hui, ils sont plus maigres, les troupeaux sont plus petits. Ils sont en danger car il n’y a pas de suivi de la floraison des bambous, leur principale source d’alimentation, comme pour les pandas. Aujourd’hui, la problématique est liée à la capacité de gérer le milieu naturel pour supporter les changements. Ça se travaille. Le tigre est déjà présent dans la salle des animaux disparus. »

Comment sauver tout ce petit monde ? Pour Claude-Anne Gauthier, « on n’est plus dans les années 80 où l’on mettait la nature sous cloche, où l’on créait des réserves intégrales. Une espèce n’a de sens que dans un ensemble, ensemble dont l’homme ne doit pas être exclu. Les habitants font partie de cet environnement. »

« Difficile mais possible »
Ne plus opposer protection de l’environnement et développement économique, « l’enjeu est de trouver une approche globale et de sauver des zones représentatives de la biodiversité, comme dans la zone tropicale où se trouve la plus grande biodiversité. L’homme est un facteur déstructurant mais il a aussi la capacité de faire bouger les choses. C’est une opération difficile mais possible ».

En utilisant les animaux plus attendrissants, « comme ambassadeurs pour protéger l’ensemble d’un écosystème : de la guêpe méchante au lémurien charmant et avec la communauté de l’homme pour y vivre correctement ». Et que la marche s’inverse.

On l’a cru mort : le aye aye de Madagascar
Retrouvé en 1963. On croyait cette espèce de lémurien, le aye aye, éteinte, quand un spécimen a été retrouvé en 1963 et sa protection organisée. « On a eu aussi de bonnes surprises, commente Claude-Anne Gauthier, du Museum d’histoire naturelle de Paris. Un spécimen d’une autre espèce de lémurien considérée éteinte a été retrouvé à la fin des années 80 sur un marché. C’est une espèce qui vit beaucoup la nuit et en forêt tropicale. On est remonté à de petits groupes et petites populations. Et l’équipe du Museum a ainsi identifié des zones plus importantes. Mais la situation reste dramatique car la partie où ils vivent est menacée de déboisement. Vingt ans plus tard, nous sommes peut-être au bout de l’espèce. »

Le couagga renaîtra-t-il ?
Disparu au XIXe. Continent d’origine : l’Afrique. Le dernier couagga, animal aux allures de zèbre mais à la robe brune et aux rayures concentrées sur l’avant du corps, est mort en 1883 au zoo d’Amsterdam. Le couagga était chassé pour sa viande et sa peau mais aussi parce qu’il se nourrissait des pâtures.

Muséum d'histoire naturelle : Grande galerie de l'évolution
Muséum d’histoire naturelle : Grande galerie de l’évolution

Celui-ci a été rapporté d’Afrique en 1784 par un capitaine de vaisseau revenant des Indes. Offert à Louis XVI, il a vécu à la ménagerie royale de Versailles avant de rejoindre le Jardin des plantes après la Révolution. Il est mort quatre ans plus tard en 1798, puis naturalisé. Il n’en reste qu’une vingtaine ainsi conservée au monde. Des scientifiques travaillent à la résurrection du couagga en croisant certains spécimens de zèbres, une analyse ADN ayant permis de confirmer que le couagga était une sous-espèce de zèbre de plaine.

Le dodo, disparu à peine découvert
Disparu au milieu du XVIIe siècle. Oiseau de l’île Maurice. Le dodo disparaît moins d’un siècle après sa découverte en 1598. Son extinction est directement liée à l’homme et l’arrivée des premiers colons européens sur l’île. S’ils l’utilisent peu pour se nourrir (ils ont bien essayé mais sa viande était trop dure), ils vont détruire son habitat naturel et les animaux importés sur l’île (chiens, porcs, rats, etc.) vont piller les nids des dodos, oiseaux qui, comme l’autruche, ne volent pas. À plusieurs reprises, des tentatives seront menées pour en ramener sur le continent, sans succès, le dodo est toujours mort durant l’expédition. Le dodo de la Galerie de l’évolution est d’ailleurs une reproduction en plâtre.

Kiki, ambassadeur des tortues géantes
Espèce menacée. Île d’origine : les Seychelles. Les tortues des Seychelles sont les plus grosses tortues terrestres au monde. Kiki, ici présent à la Galerie de l’évolution, tortue mâle, serait né vers 1873. Il est arrivé en France en 1923 et a été l’un des animaux les plus emblématiques du Jardin des Plantes. Il s’est éteint en 2009. Tout un espace d’exposition lui est consacré.

Plus de la moitié des populations d’espèces sauvages disparues en 40 ans
C’est le bilan du rapport « Planète vivante » 2014 de l’association WWF : le nombre de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons a diminué de 52 % entre 1970 et 2010. Un recul plus marqué ces deux dernières générations que précédemment.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées (– 76 %), devant les espèces marines et terrestres (– 39 %). Les tropiques (– 46 %), plus que les territoires situés en zones tempérées. Avec un signal d’alarme fort en Amérique latine : – 83 % des populations d’espèces sauvages. Quand la baisse n’est « que » de 18 % dans les territoires protégés.

Les trois causes principales de cette dépopulation sont : la chasse et la pêche, devant la dégradation de l’habitat (déforestation, agriculture), la pollution et le changement climatique. La pollution pesant de plus en plus.

Dans ce rapport, WWF calcule également l’empreinte écologique de l’homme. Celle-ci était de 2,6 hag (hectares globaux) par personne en 2010, contre 1,7 hag dans les années 60. Conséquence : les hommes vivent aujourd’hui à crédit et consomme plus que la Terre ne produit naturellement, puisant dans son stock de réserves naturelles.

Sophie Leroy
La Voix du Nord

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