Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 20 novembre DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme


« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

Espèces disparues, la marche s’accélère. Grande Galerie de l’évolution, à Paris - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > L’Histoire éclaire l’Actu > Espèces disparues, la marche s’accélère

L’Histoire éclaire l’Actu

L’actualité au prisme de l’Histoire, ou quand l’Histoire éclaire l’actualité. Regard historique sur les événements faisant l’actu


Espèces disparues,
la marche s’accélère
(Source : La Voix du Nord)
Publié / Mis à jour le vendredi 19 décembre 2014, par LA RÉDACTION

 
 
 
Pour ses vingt ans, la Grande Galerie de l’évolution, à Paris, a fait peau neuve à ses animaux naturalisés. Poils d’éléphant, cils de girafe et mains de singe restaurés, postures comme dans leur milieu naturel. La visite prend un autre tour à la découverte des espèces menacées ou disparues. Et du principal responsable : l’homme.

L’orage gronde dans la savane, des éclairs s’abattent autour des animaux. Puis vient la pluie. C’est une des nouveautés apportées au son et lumière de 75 minutes résumant une journée dans la savane. Soixante-quinze minutes, le temps d’une visite à la Grande Galerie de l’évolution.

Un cri d’animal, suivi de celui d’une enfant, surprise. Autour de la caravane africaine et ses 63 animaux, on se prend au jeu : yeux dans les yeux avec tigres et rhinocéros. « Ils sont vrais ? », questionne un petit garçon qui, sans doute, se prend à rêver de les voir « pour de vrai ».

Comment l’homme change son milieu
Mais le rêve tourne court au second étage de la Galerie. Le panda est à la porte de la Salle des espèces disparues et menacées. Ici « reposent » quelque 250 mammifères ou spécimens marins sur les quelque 7 000 animaux naturalisés exposés dans la Grande Galerie. « La Galerie est là pour amener à une prise de conscience, expose Claude-Anne Gauthier, directrice du département des Galeries au Museum d’histoire naturelle. Faire comprendre comment l’homme est facteur d’évolution, comment il modèle le milieu par l’impact domestique, la pollution, la démographie. » Nous serons neuf milliards d’individus en 2050.

Muséum d'histoire naturelle : Grande galerie de l'évolution
Muséum d’histoire naturelle : Grande galerie de l’évolution

« Et s’il y a un taux naturel de disparition des espèces, comme en son temps les dinosaures, c’est le sens de l’évolution, décrit Claude-Anne Gauthier, l’augmentation du taux de disparition des espèces est directement liée à l’activité humaine. Or, l’homme a dans les mains leur avenir, le choix de les maintenir ou non. Dans cette galerie, ce sont tous les enjeux de préservation de la nature qui se posent. L’impact humain s’est accéléré, chaque être humain a besoin de la nature. Or ses besoins sont aujourd’hui deux fois plus nombreux que ce que la nature est capable de produire. »

Éléphants, pandas, tigres... en danger
Signe de dégradation, par exemple, « les éléphants d’Inde, dans les parcs nationaux, étaient en pleine forme il y a encore quelques années ; aujourd’hui, ils sont plus maigres, les troupeaux sont plus petits. Ils sont en danger car il n’y a pas de suivi de la floraison des bambous, leur principale source d’alimentation, comme pour les pandas. Aujourd’hui, la problématique est liée à la capacité de gérer le milieu naturel pour supporter les changements. Ça se travaille. Le tigre est déjà présent dans la salle des animaux disparus. »

Comment sauver tout ce petit monde ? Pour Claude-Anne Gauthier, « on n’est plus dans les années 80 où l’on mettait la nature sous cloche, où l’on créait des réserves intégrales. Une espèce n’a de sens que dans un ensemble, ensemble dont l’homme ne doit pas être exclu. Les habitants font partie de cet environnement. »

« Difficile mais possible »
Ne plus opposer protection de l’environnement et développement économique, « l’enjeu est de trouver une approche globale et de sauver des zones représentatives de la biodiversité, comme dans la zone tropicale où se trouve la plus grande biodiversité. L’homme est un facteur déstructurant mais il a aussi la capacité de faire bouger les choses. C’est une opération difficile mais possible ».

En utilisant les animaux plus attendrissants, « comme ambassadeurs pour protéger l’ensemble d’un écosystème : de la guêpe méchante au lémurien charmant et avec la communauté de l’homme pour y vivre correctement ». Et que la marche s’inverse.

On l’a cru mort : le aye aye de Madagascar
Retrouvé en 1963. On croyait cette espèce de lémurien, le aye aye, éteinte, quand un spécimen a été retrouvé en 1963 et sa protection organisée. « On a eu aussi de bonnes surprises, commente Claude-Anne Gauthier, du Museum d’histoire naturelle de Paris. Un spécimen d’une autre espèce de lémurien considérée éteinte a été retrouvé à la fin des années 80 sur un marché. C’est une espèce qui vit beaucoup la nuit et en forêt tropicale. On est remonté à de petits groupes et petites populations. Et l’équipe du Museum a ainsi identifié des zones plus importantes. Mais la situation reste dramatique car la partie où ils vivent est menacée de déboisement. Vingt ans plus tard, nous sommes peut-être au bout de l’espèce. »

Le couagga renaîtra-t-il ?
Disparu au XIXe. Continent d’origine : l’Afrique. Le dernier couagga, animal aux allures de zèbre mais à la robe brune et aux rayures concentrées sur l’avant du corps, est mort en 1883 au zoo d’Amsterdam. Le couagga était chassé pour sa viande et sa peau mais aussi parce qu’il se nourrissait des pâtures.

Muséum d'histoire naturelle : Grande galerie de l'évolution
Muséum d’histoire naturelle : Grande galerie de l’évolution

Celui-ci a été rapporté d’Afrique en 1784 par un capitaine de vaisseau revenant des Indes. Offert à Louis XVI, il a vécu à la ménagerie royale de Versailles avant de rejoindre le Jardin des plantes après la Révolution. Il est mort quatre ans plus tard en 1798, puis naturalisé. Il n’en reste qu’une vingtaine ainsi conservée au monde. Des scientifiques travaillent à la résurrection du couagga en croisant certains spécimens de zèbres, une analyse ADN ayant permis de confirmer que le couagga était une sous-espèce de zèbre de plaine.

Le dodo, disparu à peine découvert
Disparu au milieu du XVIIe siècle. Oiseau de l’île Maurice. Le dodo disparaît moins d’un siècle après sa découverte en 1598. Son extinction est directement liée à l’homme et l’arrivée des premiers colons européens sur l’île. S’ils l’utilisent peu pour se nourrir (ils ont bien essayé mais sa viande était trop dure), ils vont détruire son habitat naturel et les animaux importés sur l’île (chiens, porcs, rats, etc.) vont piller les nids des dodos, oiseaux qui, comme l’autruche, ne volent pas. À plusieurs reprises, des tentatives seront menées pour en ramener sur le continent, sans succès, le dodo est toujours mort durant l’expédition. Le dodo de la Galerie de l’évolution est d’ailleurs une reproduction en plâtre.

Kiki, ambassadeur des tortues géantes
Espèce menacée. Île d’origine : les Seychelles. Les tortues des Seychelles sont les plus grosses tortues terrestres au monde. Kiki, ici présent à la Galerie de l’évolution, tortue mâle, serait né vers 1873. Il est arrivé en France en 1923 et a été l’un des animaux les plus emblématiques du Jardin des Plantes. Il s’est éteint en 2009. Tout un espace d’exposition lui est consacré.

Plus de la moitié des populations d’espèces sauvages disparues en 40 ans
C’est le bilan du rapport « Planète vivante » 2014 de l’association WWF : le nombre de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons a diminué de 52 % entre 1970 et 2010. Un recul plus marqué ces deux dernières générations que précédemment.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées (– 76 %), devant les espèces marines et terrestres (– 39 %). Les tropiques (– 46 %), plus que les territoires situés en zones tempérées. Avec un signal d’alarme fort en Amérique latine : – 83 % des populations d’espèces sauvages. Quand la baisse n’est « que » de 18 % dans les territoires protégés.

Les trois causes principales de cette dépopulation sont : la chasse et la pêche, devant la dégradation de l’habitat (déforestation, agriculture), la pollution et le changement climatique. La pollution pesant de plus en plus.

Dans ce rapport, WWF calcule également l’empreinte écologique de l’homme. Celle-ci était de 2,6 hag (hectares globaux) par personne en 2010, contre 1,7 hag dans les années 60. Conséquence : les hommes vivent aujourd’hui à crédit et consomme plus que la Terre ne produit naturellement, puisant dans son stock de réserves naturelles.

Sophie Leroy
La Voix du Nord

Accédez à l’article source

 
 

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

Visiteurs actuellement sur le site

 

 4 mai 1897 : incendie du Bazar de la Charité à Paris
 
 Des bibliothèques dans les trains ?
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Berceuses populaires (Les) : airs entêtants, apaisants, traversant le temps et les provinces
 
 Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu
 
 Blason féodal : né au XIIe siècle de la nécessité d'authentifier les actes
 
BON À SAVOIR
 C'est son dada
 
 Le soleil luit pour tout le monde
 
MANIFESTATIONS
 Mode et bande dessinée
 
 Ker-Xavier Roussel : rétrospective consacrée au peintre
 
 
L'ENCYCLOPÉDIE DU TEMPS JADIS
 OFFRE N°1 | Recevez en 48h les 37 volumes papier disponibles édités par La France pittoresque : 900 articles, 1800 illustrations formant une truculente mosaïque de notre riche passé !
 
 OFFRE N°2 | Téléchargez au format numérique l'intégralité des 44 volumes de La France pittoresque parus en 14 années : 1100 articles, 2000 illustrations. L'Histoire enfin captivante !
 
 
 
 
 

 


Les plus récents
 
 Progrès révolutionnaire : gangrène morale rongeant notre société ?
 
 Comédiens : fausses idoles d'une société moderne aux valeurs inversées ?
 
 Orthographe « laïque » : arme de nivellement intellectuel du peuple par le bas ?
 
 Éducation des enfants : entre fermeté des professeurs et autorité parentale
 
 
Et puis aussi...
 
 Sabotage et déformation de l'Histoire de France pour en présenter une vision falsifiée
 
 Députés (Les) complices du déficit budgétaire de l'Etat
 
 Sécheresses (Grandes), étés caniculaires à travers les siècles
 
 Presse d'information : quel degré de fiabilité accorder à un journalisme subventionné ?
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 170 ARTICLES

 

 La France pittoresque ne bénéficie d'aucune subvention, qu'elle soit publique ou privée. Prenez activement part à la transmission de notre patrimoine !
 
 Soutenez une véritable réinformation historique et contribuez à la conservation de notre indépendance éditoriale
Vous pouvez également opter pour
un montant libre
 
VOS DONS NOUS SONT PRÉCIEUX
EN SAVOIR +

 

 Facebook
 Twitter
 VK
 Instagram
 LinkedIn
 Pinterest
 Tumblr
 

     

 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2019 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
Services La France pittoresque
 
Noël au coin de l'Histoire : boutique d'ouvrages pour vos cadeaux de fêtes de fin d'année
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Twitter

VK

Heypster

Vero

Pinterest

Tumblr

Instagram

YouTube

Librairie

Paris pittoresque

Prénoms

Services