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Porter les armes de Bourges. Origine, signification proverbe, expression populaire. Dictionnaire locutions

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Porter les armes de Bourges
Publié / Mis à jour le samedi 22 novembre 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
Etre ignorant

Quand on veut traiter quelqu’un d’ignorant, on dit quelquefois proverbialement qu’il pourrait prendre les armes de Bourges. Ces armes, comme tout le monde sait, se composaient d’un âne assis dans un fauteuil. L’origine de ce singulier emblème remonte à l’invasion de la Gaule par les Romains, et voici comment on l’explique.

Lorsque les légions de César, luttant contre l’héroïque Vercingétorix, assiégeaient Bourges, un des capitaines gaulois qui défendaient cette ville s’appelait Asinius Pollio. Un jour, Asinius, cloué sur sa chaise par la goutte, reçut l’ordre de faire une sortie. Hors d’état de se mouvoir et de combattre, il donna à un de ses officiers le commandement de cette sortie.

Bientôt il apprend que ses soldats, repoussés par les Romains, se précipitaient en désordre vers les portes de la ville. Asinius se fit alors porter sur sa chaise au milieu d’eux ; il les harangua, leur reprocha leur lâcheté, la honte de leur fuite, les fit rougir, releva leur courage par la chaleur de ses exhortations ; et les Gaulois reprirent alors si vigoureusement l’offensive, que les Romains, taillés en pièces par eux, durent à leur tour battre en retraite.

Le souvenir de l’action d’éclat d’Asinius demeura dans les esprits. La tradition, en s’éloignant de l’époque où elle s’était accomplie, changea par corruption le nom d’Asinius en celui d’Asinus, qui signifie âne. Cela suffit, de la part des vaincus, pour prétendre que la défense de Bourges avait consisté en un âne dans un fauteuil. Et plus tard, quand les cités eurent, comme les seigneurs féodaux, leur blason où elles plaçaient les emblèmes qui rappelaient leur passé historique, on fit les armes de la capitale du Berry, en plaçant un âne assis dans un fauteuil.

Certains auteurs content la même histoire, mais en faisant d’Asinius un gouverneur romain défendant la ville contre l’attaque de Gaulois.

Plus tard, les armes traditionnelles de Bourges devinrent « d’azur, à trois moutons passants d’argent, à la bordure engrêlée de gueules, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or. »

 
 
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