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Derrière le blason de Vierzon, une histoire de plusieurs siècles. Tour penchée

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Tour penchée ou le blason
de Vierzon : une histoire
de plusieurs siècles...
(Source : LeBerry.fr)
Publié / Mis à jour le jeudi 23 octobre 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
Une tour penchée. Tel le blason de la ville. Un symbole vieux de plusieurs siècles, représenté un peu partout dans la ville. Partons à sa recherche...

Discrètes, elles sont disséminées un peu partout. Sur la façade de l’hôtel de ville, dans l’église Notre-Dame. Et jusqu’aux cachets officiels de la municipalité. Les armoiries de la ville restent depuis des siècles sa signature.

D’azur, à une tour crénelée d’argent, selon la grammaire héraldique, le blason de Vierzon renvoie au XVe siècle, à la fin de la période médiévale. « Après la guerre de Cent ans, les seigneurs de Vierzon ont été bannis, explique Alain Leclerc, archiviste municipal et historien. La ville a été récupérée par le roi de France en 1370 et, quelques décennies plus tard, les Vierzonnais ont été appelés à s’autoadministrer. »

La cité s’est alors choisie un emblème, celui de la tour. « En héraldique, une tour droite est le symbole de la féodalité, de la soumission à un seigneur. Une tour penchée signifie au contraire la chute du pouvoir seigneurial. » Ces éléments sont connus aujourd’hui grâce à un document officiel de l’Ancien régime, le Grand Armorial de France de Charles René d’Hozier, établi sur ordre de Louis XIV en 1696, un relevé complet des blasons du royaume. Si, selon cette source, le blason ne comportait qu’un simple écu, il a ensuite été complété au fil du temps. La preuve avec un dessin issu du manuscrit d’un érudit du XVIIIe siècle, Béchereau.

Construite au XIXe siècle, la façade du château d'eau de l'avenue du 8-Mai-1945 porte aussi les armes de Vierzon
Construite au XIXe siècle, la façade du château d’eau de l’avenue du 8-Mai-1945
porte aussi les armes de Vierzon. © Groupe Centre-France

Dans ses travaux touchant à l’histoire de Vierzon, il présente les armes entourées de deux personnages velus armés de massues, que l’on nommait des « sauvages »... La raison de leur présence reste incertaine. Selon Béchereau, il s’agirait d’une allusion au passé tumultueux de la ville, pillée à plusieurs reprises, « livrée aux sauvages », écrivait-il en 1748. Selon l’historien Alain Leclerc, ils sont surtout le reflet d’une époque. « Il s’agissait d’un motif à la mode, que l’on retrouve par exemple sur les armes de la ville de Saint-Quentin, dans l’Aisne, et de certaines familles. »

L’écu a été fréquemment accompagné de remparts, symboles de puissance et des « bonnes villes » dotées de privilèges par le roi. On le retrouve souvent sous cette forme au XIXe siècle, sur le château d’eau de la route de Neuvy, par exemple.

Penchée ou droite ?
La tour elle-même a aussi connu des variantes dans son inclinaison. Et ce dès le XVIe siècle. Deux objets en témoignent encore : la cloche de la tour dite du Beffroi et une coulevrine, petit canon conservé au musée des Fours banaux. Tous deux comportent un blason à la tour droite. Hypothèse des historiens locaux : les deux pièces ont été fondues ailleurs, où le blason de Vierzon restait une notion assez vague...

On retrouva une tour droite bien plus tard, au début du XXe siècle... sur les tampons officiels de la mairie. Longtemps penchée, elle a un jour été représentée dressée vers le ciel, à partir des années 1920. « Seul le conseil municipal est habilité à donner des armoiries à la ville, précise Alain Leclerc. Or, dans les archives, aucun compte-rendu n’en fait état... »

Vincent Michel
Centre-France

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