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Le plus vieux phare d'Ouessant mis en valeur par le Conservatoire du littoral

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Plus vieux (Le) phare d’Ouessant mis
en valeur par le Conservatoire du littoral
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le samedi 19 juillet 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
L’établissement public en charge de la protection des côtes françaises commence à prendre en charge les phares situés au sein des espaces protégés, rajoutant un volet culturel à sa mission environnementale

Entre terre et ciel, les deux tours enlacées du phare du Stiff, surmontées de l’énorme lanterne qui projette au large ses puissants faisceaux rouges, affichent une blancheur impeccable. Majestueuse à l’extérieur, émouvante à l’intérieur, la construction de Vauban au nord-est de l’île d’Ouessant vient d’être entièrement restaurée. Premier chantier d’une longue liste qui se trouve désormais entre les mains du Conservatoire du littoral.

Le phare du Stiff construit sous Louis XIV, le plus ancien de l'île d'Ouessant
Le phare du Stiff construit sous Louis XIV, le plus ancien de l’île d’Ouessant

En 2009, le Grenelle de la mer avait mis l’idée sur la table. L’idée ? Faire en sorte que l’établissement public prenne en charge ces monuments dès lors qu’ils se trouvent au cœur des espaces protégés. L’affaire aboutit en 2012 : l’État signe avec le conservatoire un contrat d’objectif répertoriant quelque 70 phares sur les 150 que comptent les côtes françaises. « C’est une véritable révolution intellectuelle qui a été engagée depuis quelques années », reconnaît un représentant des affaires maritimes. La question de l’entretien des phares est apparue avec leur automatisation accompagnée de la disparition des gardiens dont le dernier a fermé la porte derrière lui en 2012.

Un lourd travail de restauration
Le Conservatoire du littoral ne s’occupe pas seulement de nature, « il valorise aussi du bâti historique », rappelle Odile Gauthier, la directrice du Conservatoire. « Nous avons aujourd’hui plus de 500 bâtiments », ajoute-t-elle dont certains servent à loger des gardiens, à relancer une activité agricole ou sont éventuellement transformés en gîtes. Pour autant, pas question de prendre en charge tous les phares que l’État ne souhaite plus entretenir. La restauration du Stiff a coûté un million d’euros dont 40 % à la seule charge du Conservatoire, le reste ayant été financé par les ministères de la Culture et de l’Environnement.

Fermé et inoccupé durant plusieurs années, le manque de ventilation avait conduit au développement d’un champignon (mérule) qui a détruit toutes les constructions en bois : plancher, alcôves, portes, entraînant de gros travaux de réfection. Côté animation, la fondation EDF a largement financé l’élaboration d’un parcours muséographique installé dans le phare et dans l’ancienne maison attenante du gardien.

« Une acquisition progressive »
Au final, le Conservatoire a donc retenu une liste de 50 phares avec l’idée « d’une acquisition progressive de ce patrimoine ». À ce jour, quatre d’entre eux sont tombés dans son escarcelle. Outre celui d’Ouessant, il est destinataire de Patiras en Gironde, de Senetosa en Corse-du-Sud et de Pietra en Haute-Corse et « nous sommes en discussion pour sept autres », ajoute Odile Gauthier. Chaque opération suppose un projet de réhabilitation, un montage financier et la mise en place d’un organisme gestionnaire, « tout ça prend du temps ».

Le phare du Stiff
Le phare du Stiff

Et il faudra sans doute un nombre certain d’années avant que le Conservatoire ne puisse se prévaloir des 40 autres phares. Car parallèlement il doit poursuivre la politique d’acquisition de terrain qui est sa vocation première. Entre 2500 et 3000 hectares supplémentaires par an, ce qui lui permet aujourd’hui de posséder et de protéger de toute dégradation et construction près de 160 000 hectares le long des côtes. Avec un budget de près de 37 millions d’euros. Jusqu’à présent reconduit sans coup férir.

Marielle Court
Le Figaro

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