LA FRANCE PITTORESQUE
LUXEUIL (Histoire de)
Guide du baigneur et du touriste
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Publié le mardi 29 avril 2014, par Redaction
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Les druides furent les premiers créateurs d’un établissement thermal à Luxeuil. Les eaux chaudes dont les causes étaient inconnues au vulgaire, leur fournissaient un moyen d’accréditer leur puissance et d’asseoir sur une base solide la superstition gauloise. Puis, Jules César fit relever et décorer les bains qu’ils avaient construits et édifier des autels dédiés à la déesse Brixia, à Apollon et à Mercure. Lorsque Attila et ses Huns envahirent la cité, « les temples tombèrent avec leurs dieux, et les habitants, sans distinction d’âge ni de sexe, furent impitoyablement massacrés au milieu des ruines et des décombres ». Le lieu resta dans cet état pendant plus de cent ans, jusqu’à ce que saint Colomban le choisisse pour élever un vaste monastère qui, dès le siècle suivant comptait environ six cents moines, malgré une règle exceptionnellement austère.

Mais un nouvel Attila vint mettre fin à l’œuvre matérielle du saint : les Sarrazins mirent à feu et à sang Luxeuil, son abbaye et son université. Quinze ans plus tard, Pépin le Bref se fit le restaurateur de l’abbaye et y réunit quelques moines. Mais les Normands vinrent à leur tour semer le désastre et en 948, il ne restait que seize religieux. L’abbé Adson obtint la restitution des terres du monastère et les habitants se placèrent sous sa tutelle. Ils bâtirent des maisons et s’engagèrent à devenir les tenanciers et les soldats du couvent. Deux églises s’étaient élevées sur l’emplacement de l’édifice actuel. La première, dédiée à saint Colomban, fut brûlée par les Sarrazins en 731 ; la seconde, consacrée à saint Anségise, fut incendiée par les Allemands en 1201. Puis l’abbé Eudes de Charenton demanda...

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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