LA FRANCE PITTORESQUE
Virtus post nummos !
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Publié le vendredi 22 juillet 2016, par Redaction
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La vertu après l’argent ! (HORACE, liv. I, ép. I, vers 55)
 
O cives, cives, quaerenda pecunia primum est ;
Virtus post summos !

(Citoyens, citoyens, il faut gagner de l’argent d’abord ; la vertu ne vient qu’après l’argent !)

Le conseil ironique d’Horace a été traduit par Boileau :

L’argent, l’argent, dit-on ; sans lui tout est stérile,
La vertu sans argent n’est qu’un meuble inutile.

« Quand l’amour effréné des richesses s’empare de tous les esprits, quand on ne vit, qu’on ne respire que pour en acquérir et pour se procurer les jouissances qu’elles donnent ; quand une nation mérite le reproche que le poète de l’ancienne Rome faisait à ses contemporains de mettre la vertu après l’argent, virtus post nummos, alors que deviennent la bonne foi, l’honneur, la noblesse des pensées et des sentiments ? » (FRAYSSINOUS)

« Des êtres dépourvus de sentiment et de mœurs ne craignent pas de se déshonorer chez les nations où l’argent fait tout pardonner, jusqu’à la violation de la tendresse paternelle et de la piété filiale. Virtus post nummos est la devise des pays où le luxe s’est établi sur la ruine des mœurs. » (D’HOLBACH)

« L’avocat qui exerce, qui possède du talent et de l`instruction, est l’humble serviteur de l’avoué : c’est le caractère de la féodalité financière : Virtus post nummos. » (TOUSSENE)

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