Appelé sapôn par les Grecs, le savon est décrit par Pline comme le produit dont les Massaliotes se servent pour rendre les cheveux blonds. Préparé par les industrieux Marseillais à l’aide de graisse et de sel lixiviel, il devient un objet important du commerce de la cité phocéenne dès le IXe siècle, trouvant grâce aux yeux des Romains puis à ceux des Arabes qui en perfectionnent la fabrication.
Bien que nombreuses, les tentatives parfois déloyales de villes concurrentes pour s’arroger ce lucratif monopole sont vaines. Malgré la libéralisation du marché induite par la Révolution, Marseille règne encore sans partage sur l’industrie du savon en 1830, lorsque les produits parisiens la font trébucher...
La connaissance du savon remonte à une haute antiquité, puisqu’il est fait mention de cette matière désignée par borith dans deux livres de la Bible, traduisible selon certains par savon, selon d’autres par alcali ; différence peu importante, le savon provenant d’un alcali...
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(Avril/Mai/Juin 2004) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 10 |
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