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7 juin 1520 : entrevue de Henri VIII d'Angleterre et de François Ier au Camp du Drap d'Or - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

Les événements du 7 juin. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique


7 juin 1520 : entrevue de Henri VIII
d’Angleterre et de François Ier
au Camp du Drap d’Or
(D’après « Histoire générale de France depuis les temps les plus
reculés jusqu’à nos jours » (tome 4) par Abel Hugo, paru en 1841)
Publié / Mis à jour le mardi 7 juin 2016, par LA RÉDACTION



 

Tandis que Charles-Quint, instruit de son élection à l’empire, se disposait à venir prendre la couronne à Aix-la-Chapelle, et visitait, en venant d’Espagne, Henri VIII, qui avait épousé Catherine d’Aragon, sa tante, François Ier cherchait à avoir, avec le roi d’Angleterre, une entrevue dans laquelle il espérait entraîner ce rival, désappointé comme lui, à une ligue contre leur trop heureux et commun compétiteur.

L’entrevue eut lieu entre Ardres et Guînes (Pas-de-Calais) ; la première de ces places appartenait au roi de France, la seconde au roi d’Angleterre. La magnificence déployée pour orner le lieu de réunion des deux rois lui fit donner le nom de Camp du Drap d’Or. Les deux reines étaient du voyage ; elles menaient à leur suite les dames les plus aimables de leur cour. Les Français, dans leur vanité, croyaient, par un luxe extraordinaire, soutenir la splendeur de la nation. « La dépense fut telle, dit l’historien Martin du Bellay (1495-1559) contemporain des événements, que plusieurs y portèrent leurs moulins, leurs forêts et leurs prés sur leurs épaules. »

Camp du Drap d'Or. Peinture de Friedrich Bouterwek (1845)
Camp du Drap d’Or. Peinture de Friedrich Bouterwek (1845)

François Ier en donna d’ailleurs l’exemple : « Le roi, dit le maréchal de Fleuranges dans ses Mémoires, fit faire à Ardres trois maisons : l’une dedans la ville, qu’il fit tout bâtir de neuf et était assez belle pour une maison de ville, et avait assez grand logis : en cette maison fut festoyé le roi d’Angleterre. Et en fit faire le roi une autre hors de la ville, couverte de toile..., et était de la façon comme du temps passé les Romains faisaient leurs théâtres, tout en rond, à ouvrage de bois, chambres, salles, galeries ; trois étages l’un sur l’autre ; et tous les fondements de pierre : toutefois, elle ne servit de rien.

« Or, pensait le roi de France que le roi d’Angleterre et lui se dussent voir aux champs, en tentes et pavillons, comme il avait été conclu ; et avait fait faire les plus belles tentes qui furent jamais vues, et le plus grand nombre. Et les principales étaient de drap d’or, frisé dedans et dehors, tant chambres, salles que galeries ; et tout plein d’autres de drap d’or ras, et toile d’or et d’argent. Et avait dessus lesdites tentes force devises et pommes d’or ; et quand elles étaient tendues au soleil, il les faisait beau voir. Et y avait sur celle du roi un saint Michel tout d’or, afin qu’elle fût connue entre les autres...

« Le roi d’Angleterre ne fit qu’une maison ; mais elle était trop plus belle que celle des Français, et peu de coutance. Était assise ladite maison aux portes de Guînes, assez proche du château, et était de merveilleuse grandeur en carrure ; toute de bois, de toile et de verre, et était la plus belle verrine que jamais l’on vît, car la moitié de la maison était toute de verrine, et vous assure qu’il y faisait bien clair. Et y avait quatre corps de maison, dont au moindre vous eussiez logé un prince. Et était la cour de bonne grandeur, et au milieu de la cour, et devant la porte, y avait deux belles fontaines qui jetaient par trois tuyaux, l’un hypocras, l’autre vin, et l’autre eau. Et la chapelle de merveilleuse grandeur et bien étoffée, tant de reliques que tous autres parements. Et vous assure que si tout cela était bien fourni, aussi étaient les caves. »

Un auteur français a fait la remarque que, si, dans cette occasion, les Français se signalèrent par la magnificence, les Anglais l’emportèrent par le goût ; mais les femmes conservèrent à la France l’empire des modes ; les Anglaises s’avouèrent vaincues dans l’art de la parure, et prirent l’habillement français, « en quoi, dit l’historien italien Polydore Virgile (1470-1555), elles perdirent du côté de la modestie plus qu’elles ne gagnèrent du côté de la grâce. »

L’entrevue dura depuis le 7 jusqu’au 24 juin ; une partie se passa en conférences stériles, une autre partie en fêtes galantes. Après huit jours de préliminaires, « fut arrêtée, dit Fleuranges, la vue des deux princes à un jour nommé, qui fut un dimanche, et, pour ce que le comté d’Ardres n’a pas grande étendue du côté de Guînes, et qu’il fallait que les deux princes fissent autant de chemin l’un que l’autre pour se voir ensemble, et pour ce que c’était sur le pays du roi d’Angleterre, fut ordonné de tendre une belle grande tente au lieu où ladite vue se ferait... Et étaient attendant à la tente où les rois se devaient voir, le légat d Angleterre, et Robertet (secrétaire d’État du roi de France), qui avaient les papiers de leurs maîtres.

« Et mena le roi de Fiance avec lui monsieur de Bourbon et monsieur l’amiral, et le roi d’Angleterre avait le duc de Suffolk, mari de sa sœur, et le duc de Norfolk. Et était ledit camp tout environné de barrières bien un jet de boule éloignées de la tente, et avait chacun des rois quatre cents hommes de leur garde, et les princes des deux côtés, et chacun prince un gentilhomme avec lui, et étaient trois cents archers du roi de France et les Suisses que l’Adventureux [Fleuranges] menait ; et le roi d’Angleterre avait quatre cents archers...

« Lesdites gardes demeurèrent aux barrières, et les deux princes passèrent outre, et se vinrent embrasser tout à cheval, et se firent merveilleusement bon voyage ; et broncha le cheval du roi d’Angleterre, en embrassant le roi de France, et chacun avait son laquais, qui prirent les chevaux. Et entrèrent dedans le pavillon tout à pied, et se recommencèrent derechef à embrasser, et faire plus grande chère que jamais.

« Et quand le roi d’Angleterre fut assis, prit lui-même les articles et commença à les lire. Et quand il eut lu ceux du roi de France qui doit aller le premier, il commença à parler de lui, et y avait : Je, Henry, roi... (il voulait dire de France et d’Angleterre), mais il laissa le titre de France, et dit au roi : Je ne les mettrai point, puisque vous êtes ici, car je mentirais. Et dit : Je, Henry, roi d’Angleterre. Et étaient lesdits articles fort bien faits et bien écrits, s’ils eussent été bien tenus. Ce fait, lesdits princes se partirent, merveilleusement bien contents l’un de l’autre ; et en bon ordre comme ils étaient venus, s’en retournèrent le roi de France à Ardres, et le roi d’Angleterre à Guînes, là où il couchait de nuit, et de jour se tenait en la belle maison qu’il avait fait faire.

« Le soir vinrent devers le roi, de par le roi d’Angleterre, le légat et quelqu’un du conseil, pour regarder la façon et comment ils se pourraient voir souvent, et pour avoir sûreté l’un de l’autre ; et fut dit que les reines festoieraient les rois, et les rois les reines : et quand le roi d’Angleterre viendrait à Ardres voir la reine de France, que le roi de France partirait, et quand pour aller à Guînes voir la reine d’Angleterre, et par ainsi ils étaient chacun en otage l’un pour l’autre. »

Le chroniqueur nous livre la suite de cette entrevue : « Le roi de France, qui n’était pas homme soupçonneux, était fort marri de quoi on se fiait si peu en la foi l’un de l’autre. Il se leva un jour bien matin, qui n’est pas sa coutume, et prit deux gentilshommes et un page, le premier qu’il trouva, et monta à cheval sans être houssé (botté), avec une cape à l’espagnole, et vint devers le roi d’Angleterre au château de Guînes. Et quand le roi fut sur le pont du château, tous les Anglais s’émerveillèrent fort ; et y avait bien deux cents archers sur ledit pont, et y était le gouverneur de Guînes, lequel fut bien étonné. Et en passant parmi eux, le roi leur demanda la chambre du roi son frère, laquelle lui fut enseignée par le gouverneur de Guînes, qui lui dit : Sire, il n’est pas éveillé. Il passe tout outre, et va jusques à ladite chambre, heurte à la porte, l’éveille, et entre dedans.

« Et ne fut jamais homme plus ébahi que le roi d’Angleterre, et lui dit : Mon frère, vous m’avez fait meilleur tour que jamais homme fit à l’autre, et me montrez la grande confiance que je dois avoir en vous ; et de moi je me rends votre prisonnier dès cette heure et vous baille ma foi. Et défit de son col un collier qui valait quinze mille angelots [monnaie d’or sur laquelle était représenté un an tenant les écussons de France et d’Angleterre. L’angelot valait quinze sols], et pria au roi de France qu’il le voulût prendre, et porter ce jour-là pour l’amour de son prisonnier. Et soudain le roi, qui lui voulait faire même tour, avait apporté avec lui un bracelet qui valait plus de trente mille angelots, et le pria qu’il le portât pour l’amour de lui, laquelle chose il fit, et lui mit au bras ; et le roi de France prit le collier à son col.

« Et adonc le roi d’Angleterre voulut se lever, et le roi de France lui dit qu’il n’aurait point d’autre valet de chambre que lui, et lui chauffa sa chemise et lui bailla quand il fut levé. Le roi de France s’en voulut retourner, nonobstant que le roi d’Angleterre le voulût retenir à dîner avec lui ; mais pour ce qu’il fallait jouter après dîner, s’en voulut aller, et monta à cheval et s’en revint à Ardres. Il rencontra beaucoup de gens de bien qui venaient au-devant de lui, et entre autre l’Adventureux, qui lui dit : Mon maître, vous êtes un fol d’avoir fait ce que vous avez fait ; et suis bien aise de vous revoir ici. et donne au diable celui qui vous a conseillé. Sur quoi lui fit réponse et lui dit que jamais homme ne lui avait conseillé, et qu’il savait bien qu’il n’y avait personne en son royaume qui lui eût voulu conseiller... »

Le lendemain, le roi d’Angleterre rendit au roi de France le bon tour que celui-ci lui avait fait, et une mutuelle confiance s’établit entre les deux rois.

« Les joutes se commencèrent à faire qui durèrent huit jours, et furent merveilleusement belles, tant à pied comme à cheval ; et étaient six Français et six Anglais tenants, et les rois étaient venants. Et menaient les princes et capitaines chacun dix ou douze hommes d’armes avec eux, habillés de leurs couleurs, et l’Adventureux en avait quinze ; et pouvaient être en tout, tant Français qu’Anglais, trois cents hommes d’armes... Le lieu où se faisaient les joutes était bien fortifié de barrières, et quand les rois étaient dedans et toute leur seigneurie, il était dit par nombre combien il en devait entrer de chacun côté : et les archers du roi d’Angleterre et les capitaines de ses gardes gardaient du côté du roi de France, et les capitaines de la garde du roi de France, archers et Suisses, gardaient du côté du roi d’Angleterre. Et n’y entrait à chacun coup que ceux qui devaient jouter ; et quand cette troupe était lasse, il y entrait une autre, et y eut merveilleusement bon ordre de tous côtés et sans débat, qui est une grande chose en telle assemblée.

« Après les joutes, les lutteurs de France et d’Angleterre venaient avant, et luttaient devant les rois et devant les dames, qui fut beau passe-temps, et y avait de puissants lutteurs ; et parce que le roi de France n’avait fait venir de lutteurs de Bretagne, en gagnèrent les Anglais le prix. Après allèrent tirer à l’arc, et le roi d’Angleterre lui-même, qui est un merveilleusement bon archer et fort ; et le faisait bon voir.

Entrevue du Camp du Drap d'Or. Lithographie extraite de Francois Ier : Le Roi Chevalier (1909)
Entrevue du Camp du Drap d’Or. Lithographie extraite
de François Ier, le Roi Chevalier (1909)

« Après tous ces faits, se retirèrent en un pavillon le roi de France et le roi d’Angleterre, où ils burent ensemble. Cela fait, le roi d’Angleterre prit le roi de France par le collet, et lui dit : Mon frère, je veux lutter avec vous, et lui donna une attrape ou deux, et le roi de France, qui est un fort bon lutteur, lui donna un tour et le jeta par terre, et lui donna un merveilleux saut. Et voulait encore le roi d’Angleterre relutter ; mais tout cela fut rompu, et fallut aller souper. »

Cette confiance ne se démentit point. L’entrevue des deux rois, pour parler le langage des auteurs contemporains, se termina par une cérémonie religieuse et quelques fêtes guerrières. « Par un matin, dit le jeune Adventureux, fut chantée la grande messe par le cardinal d’Angleterre, sur un échafaud qu’on fit expressément ; et fut faite la chapelle en une nuit, la plus belle que je vis oncques, et la mieux fournie ; tous les chantres du roi de France et du roi d’Angleterre y étaient, et y fut fort somptueusement chanté. Après la messe, le cardinal donna Dieu aux deux rois. Et là fut la paix reconfirmée et criée par les hérauts ; et le mariage de monsieur le dauphin de France avec madame la princesse d’Angleterre...

« Après ce firent encore trois ou quatre joutes et banquets, et les deux rois prirent congé l’un de l’autre, en la plus grande paix entre les princes et princesses qu’il était possible... ; et ne fut pas sans se donner gros présents au partir. »

Henri VIII avait déclaré, quant aux divisions prêtes à éclater entre l’empereur Charles-Quint et le roi de France, qu’il voulait rester neutre, c’est-à-dire qu’il voulait attendre les événements pour prendre parti. Ce roi se piqua toujours de tenir la balance entre ces deux grandes puissances de l’Europe, et de la faire pencher à son gré. Des médailles le représentent tenant une balance dans la main droite, et un poids dans la main gauche.

Charles-Quint, qui avait déjà vu le roi d’Angleterre avant l’entrevue du Camp du Drap d’Or, le vit encore après, et sut tirer parti de la neutralité que Henri VIII avait promise, en le priant d’être arbitre entre lui et son rival, et de se déclarer contre celui des deux qui refuserait de se soumettre à son arbitrage. Cette proposition, qui flattait l’orgueil de Henri, fut acceptée par lui avec joie. « Charles Quint avait, dit l’historien Gabriel-Henri Gaillard (1726-1806), d’excellentes raisons pour la faire ; il était en possession de tout : il avait obtenu tout ce qu’il désirait ; son rival allait nécessairement devenir l’agresseur et lui founir un moyen facile de le représenter dans toutes les cours, et surtout dans celle d’Angleterre, comme le perturbateur du repos de l’Europe.

« Charles-Quint eut grand soin de se concilier l’amitié de l’avare et orgueilleux Wolsey [Thomas Wolsey (vers 1475 - 1530), aumônier du roi d’Angleterre et membre du Conseil], mais ce fut par des honneurs plus que par de l’argent. Les politiques observèrent que Charles, simple avec adresse, avait vu deux fois Henri VIII utilement, sans faire la moindre dépense, tandis que François, fastueux en pure perte, avait plus dépensé pour une entrevue inutile à ses projets, qu’il n’en avait coûté à Charles-Quint pour obtenir le trône impérial. »




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